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Angaye, radioscopie d’une localité du Bounkani

Yamoussoukro, 16 août (AIP)-Angaye est un village de la sous-préfecture de Doropo, situé à 50 km au Nord de Bouna, dans la région du Bounkani (Nord-Est).

Le village compte plusieurs communautés ethniques à savoir les Koulango, Lobi, Peulh et Malinké qui y cohabitent en parfaite harmonie. Toutes ces communautés sont placées sous Le règne de sa majesté Yiri Souma Lili, Chef de la province de Angaye.

Le Kroubi demeure, au plan culturel, l’une des danses majeures de réjouissance exclusivement exécuté par les jeunes filles vierges des communautés Koulango et Malinké. Le Bouri Lobi et bien d’autres danses du patrimoine animent également des événements de grande importance.

C’est en 1958 que la localité verra sortir de terre sa première école primaire avec un effectif de 60 élèves. De cette première promotion sortiront de nombreux cadres dont des universitaires. Ces pionniers ont créé en 2012 la mutuelle de développement  »Angoh Ayi » qui a déjà à son actif la remise de médicaments au dispensaire, la remise de fournitures scolaires, la réparation de pompes hydrauliques, la remise de matériels à la coopérative des femmes.

Toutefois cette localité de près de 3000 âmes reste confrontée à des difficultés. Le manque d’infrastructure routière rendant difficile l’accès aux villes et villages voisins. L’absence d’une ambulance pour l’évacuation urgente de malades vers l’hôpital général de Bouna.

La population de Angaye, dans le domaine agricole, reste réputée pour son attachement au travail de la terre. Et c’est à juste titre que la zone passe pour être l’un des greniers de la région du Bounkani. Les productions d’igname, d’anacarde de maïs et de sorgho et de riz se chiffrent à des centaines de tonnes par producteurs.

Les productions agricoles sont toutefois en baisse, ces dernières années, du fait de l’indisponibilité ou et l’inaccessibilité à des semences de qualité, d’engrais, de produits phytosanitaires. Cette situation entraîne l’abandon de l’agriculture par la jeunesse au profit du petit commerce et des métiers du transport.

Il y a également l’absence d’un château d’eau pour alimenter convenablement les ménages. En raison de la démographie galopante de cette localité, les deux pompes villageoises réparées par la mutuelle de développement n’arrivent plus à satisfaire aux besoins des populations qui ont finalement recours aux rivières et marigots à la périphérie du village.