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30 FILLES DU CENTRE SAUVEGARDE DE THIÈS FORMÉES EN COUTURE

Thiès, 21 sept (APS) – Trente filles, sortantes du Centre Sauvegarde de Thiès, suivent une formation en couture, veste et costume africain modernisé, depuis le 17 août, a appris l’APS auprès du responsable de cette structure.

Les participantes à la formation sont scindées en deux cohortes, dont la première a entamé son stage de perfectionnement dans des entreprises de la place, après avoir terminé sa session de formation, a dit Makhtar Bâ Guèye, directeur du centre Sauvegarde de Thiès.

La session de 30 jours se poursuit jusqu’au 30 septembre, à raison de 15 jours pour chaque cohorte. Elle sera sanctionnée par une remise d’attestations aux bénéficiaires.

L’initiative est appuyée par la coopération allemande, à travers le GFA Consulting Group, organe chargé de la mise en œuvre de son programme ‘’Réussir au Sénégal’’.

Le GFA s’est engagé à accompagner ces filles jusqu’à leur réinsertion, selon M. Guèye.

Après la section couture du centre Sauvegarde, il est prévu de former des apprenants d’autres sections de la structure.

Le centre compte une section scolaire, dotée de classes de 4-ème et 3-ème secondaire, d’une section enseignement technique et professionnelle, avec des sous-sections restauration, couture et électricité, ainsi qu’une section apprentissage professionnel, incluant des ateliers de menuiserie bois, menuiserie métallique et de tapisserie.

Enfin, un espace agricole permet aux jeunes d’être initiés au maraîchage, à l’arboriculture et au micro-élevage

Avec près de 300 pensionnaires, dont ‘’80%’’ d’élèves exclus du système scolaire classique, pour insuffisance de résultats, le centre leur ‘’donne une seconde chance’’, ainsi qu’aux enfants vulnérables.

La structure accueille aussi des enfants qui présentent des ‘’problèmes de comportement’’, auxquels elle apporte un ‘’accompagnement psychoéducatif’’. Les effectifs sont constitués de 45% de filles.

Créé en 1980, le centre, situé au quartier 10-ème, est sollicité par les parents, soit directement, soit via une demande d’assistance éducative adressée à l’AEMO, explique son directeur.

Les pensionnaires d’un niveau d’éducation élevé peuvent passer le certificat d’aptitude professionnelle (CAP), au bout de trois ans de formation, et ceux qui ont un niveau plus bas, se retrouvent avec une attestation.