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Les populations de Yamoussoukro expriment leur attachement à la paix, symbole reconnu de leur cité

Yamoussoukro, 06 déc 2020 (AIP) – Un mois après la période mouvementée de l’élection présidentielle, les populations de Yamoussoukro expriment encore leur attachement à la paix, symbole reconnu de leur cité, ville natale de Félix Houphouët-Boigny.

Au moment où le monde entier va se remémorer les bonnes œuvres de cet homme à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition, ses « parents » s’interrogent sur ce qui leur est arrivé à la faveur d’une simple élection et chacun espère pouvoir ne plus revivre ces événements douloureux.

« Nous avons la fondation pour la recherche de la paix, nous avons la Basilique qui est une œuvre pour la paix et nous tiendrons compte de tout cela pour assurer le vivre ensemble de toute la population de Yamoussoukro », rassure le chef du village de Kami, Nanan Kouassi Konan récemment installé par le Médiateur de la République comme président du comité local de cohésion sociale et de prévention des conflits.

Le chef  Kouassi Konan a promis de renforcer la proximité avec les populations de toutes les origines car « c’est par la communication que l’on va combattre les incompréhensions surtout les rumeurs ».

Les pseudo-informations sans sources crédibles connues, les demi-vérités et autres sont les nourritures d’une bonne frange de la population qui en a cure de l’esprit critique. C’est donc là l’origine des drames où le président du comité de veille veut agir pour protéger les habitants de Yamoussoukro.

« Il faut accepter tout le monde, il faut se mettre à l’écoute de tout le monde et empêcher ainsi les spécialistes de la désinformation de travailler ».

Pour le président du conseil national des jeunes du département de Yamoussoukro, Togola Ibrahima, il faut tourner la page et s’engager ensemble pour la restauration de l’image de Yamoussoukro, ville refuge pour toutes les personnes en quête de paix et de tranquillité.

« Il y a eu des nuages, une tempête. Mais cette tempête est bien loin de nous aujourd’hui. Pour pérenniser les acquis nous avons notre responsabilité. Nous allons sensibiliser davantage, aller au contact de nos pairs, surtout d’être des vecteurs de vraies informations ».

Sur la question du retour au vrai Yamoussoukro, les autorités religieuses chantent le même refrain. Celui d’aller à l’essentiel, c’est-à-dire fléchir genoux pour demander pardon au Créateur et surtout faire l’économie de déclarations fracassantes ou sujettes à interprétations.

« Il n’y a aucune animosité religieuse ici mais en raison des méfaits des réseaux sociaux et de la situation du moment il faut se garder de dire des choses que le malin peut vite récupérer et expliquer dans un autre sens », a affirmé un guide religieux qui a insisté pour garder son anonymat.

Le retour au calme est perceptible à Yamoussoukro, les activités économiques reprennent le dessus, de même que les nombreux ateliers et séminaires. Ici tout le monde espère que le pire est passé et qu’il ne s’avisera plus jamais à revenir dans la cité de l’apôtre de la paix ,Félix Houphouët-Boigny.

(AIP)

gso/fmo