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Le Hcr déterminé à éradiquer l’apatridie

BRAZZAVILLE, 22 Février (ACI) – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr) vient de sensibiliser pour la énième fois à Brazzaville les étudiants, les Ong et les acteurs humanitaires, sur l’apatridie et la problématique d’enregistrement des naissances au Congo, afin d’éveiller leur conscience et obtenir leur adhésion   dans la lutte contre ce fléau qui touche plus de 10 millions de personnes au monde.

«Ces  participants ont un rôle important dans l’éradication des apatrides, une personne qu’aucun Etat ne considère comme étant son ressortissant par application de sa législation, car au Congo les résultats du recensement à vocation d’état civile font état de plus de 155.000 personnes dépourvues de pièce d’état civil», rapporte cet organe onusien qui a justifié l’organisation  de  l’atelier tenu du 18  au 19 février dans la ville capitale.

Pour renforcer leur  capacités en la matière,  ces derniers ont eu droit à plusieurs communications dont la ‘’présentation de l’apatridie ainsi que des différentes conventions relatives à l’apatridie’’, le ‘’système d’état civil en République du Congo’’ et le ‘’ rôle du ministère des affaires sociales et de l’actions humanitaire dans la chaîne du système d’enregistrement des naissances’’.

Ces  communications ont été suivies de  trois travaux de groupe sur trois thèmes parmi lesquels ‘’l’Identification des personnes à risques d’apatridie’’ et ‘’l’Identification des problèmes liés à l’enregistrement de naissance en République du Congo’’.

Pour Mme Josiane Ingabiré, membre de l’Agence d’assistance aux réfugiés et rapatriés au Congo (Aarrec), qui a apprécié l’initiative du Hcr, c’est une bonne chose que les jeunes soient sensibilisés sur la lutte contre l’apatridie.

«Tout a été bien assimilé. Au sortir d’ici je vais transmettre ce que j’ai reçu à mon entourage et dans mon quartier car il y a encore des personnes qui méconnaissent ce phénomène», a-t-elle confié.

De son côté, M. Rosli Hymaire Bakala a reconnu que l’échange avec les acteurs impliqués dans le système d’enregistrement de naissance au Congo, lui a permis  de comprendre les faiblesses du cadre légal qui régit la nationalité au Congo et les risques que court son pays s’y l’Etat n’y prend pas garde.

«L’apatridie est un nouveau concept pour la population congolaise et on veut, à travers ces ateliers, toucher le plus large public», a souligné  l’administrateur national de protection au Hcr, M. Quentin Geodefroid Banga, à l’issue dudit atelier.

Par ailleurs, il s’est réjoui du fait que ces  ateliers organisés dans les départements de Brazzaville, des Plateaux,  de la Likouala, du Pool et de la Lékoumou ont donnés des résultats positifs, par exemple ‘’l’arrêté portant création des centres d’état civil auxiliaire dans les formations sanitaires pour réduire la distance entre le poste de santé où la naissance à eu lieu et le centre de santé pour déclarer la naissance

«Nous croyons qu’il y a encore beaucoup de mesures que l’Etat doit prendre pour éradiquer définitivement l’apatridie», a-t-il poursuivi.

D’après les organisateurs, plusieurs causes seraient à l’origine de cette situation «honteuse», la faiblesse du système d’enregistrement des naissances, les lacunes administratives et l’ignorance des parents …

Le Hcr organise ces ateliers de formation dans le cadre la  campagne mondiale pour éradiquer l’apatridie d’ici 2024. Lancée  depuis quelques années,  cette campagne est dénommée #Ibelong, rappelle-t-on.