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Afrique du Sud: La bourse de Johannesburg secouée par le scandale de corruption impliquant le président Ramaphosa


  13 Juin      33        Economie (6503), Politique (6474),

   

Rabat, 13/06/2019 (MAP)- La bourse de Johannesburg, un des principaux marchés financiers du continent africain, a ouvert ses opérations, jeudi, sous le signe de la déstabilisation dans le sillage des accusations de corruption pesant sur le président sud-africain, Cyril Ramaphosa.

Ainsi, la monnaie sud-africaine, le rand, a entamé la journée sur une baisse par rapport aux principales devises internationales, notamment le dollar US.
Ainsi, un billet vert s’est échangé à 14.90 rands. Cette nouvelle dégringolade intervient suite au recul enregistré ces derniers jours sur fond de profondes divergences au sein du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) au sujet de l’élargissement du rôle de la Reserve Bank, Banque centrale sud-africaine.
Par ailleurs, les obligations d’Etat ont également enregistré des baisses notables jeudi à la bourse de Johannesburg.
Selon les analystes, cette instabilité du marché financier sud-africain n’est que le début d’une période difficile pour le pays ébranlé par les divisions au sein du parti aux commandes de la nation arc-en-ciel depuis la fin de l’apartheid en 1994.
Fraichement élu, Ramaphosa s’est retrouvé au cœur d’un scandale de corruption, qui devra accentuer l’incertitude qui plombe le pays.
Mercredi, le Protecteur Public (Ombudsman), Busisiwe Mkhwebane, une juriste indépendante chargée de contrôler les agissements des membres du gouvernement, a annoncé avoir donné au président un délai jusqu’au 21 juin courant pour répondre aux conclusions d’une enquête qu’elle avait conduite sur des dons que le chef d’Etat aurait reçus pour financer sa campagne pour la présidence de l’ANC en 2017.
Ces dons auraient été reçus de Bosasa, une compagnie impliquée dans le versement de pots de vins à de hauts responsables.
L’Alliance Démocratique (DA, principale formation d’opposition) avait demandé l’ouverture d’une enquête sur cette question, qui représente, selon la médiatrice, «une violation du code d’éthique” imposé aux membres de l’exécutif.
Au pouvoir depuis février 2018, Ramaphosa s’est engagé à faire la lumière sur les scandales politico-financiers qui ont secoué l’ANC sous le mandat de son prédécesseur Jacob Zuma (2009-2018).
Par ailleurs, un dirigeant de l’entreprise Bosasa a affirmé avoir contribué à hauteur de 500.000 rands (environ 30.000 euros) à la campagne électorale qui a permis à Ramaphosa de prendre la présidence de l’ANC en décembre 2017.
Le journal dominical sud-africain, Sunday Independent, a récemment rapporté que Ramaphosa «a violé la Constitution» en acceptant ces fonds.
Les accusations qui pèsent sur Ramaphosa devront accentuer l’incertitude dans le pays, indique l’analyste Piotr Matys, soulignant que ces développements risquent aussi de freiner la mise en œuvre du programme de réformes, promis par Ramaphosa avant les élections générales que son parti a remportées le 8 mai dernier avec 57,5 pc des suffrages.
Ramaphosa, avait démenti en 2018 avoir reçu des dons de la compagnie Bossasa, a indiqué qu’il va coopérer avec l’enquête.

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