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25 mai 1963-25 mai 2016, il y a 53 ans que 30 pays africains participaient à la création de l’OUA à Addis Abeba en Ethiopie


Conakry, 25 mai 2016 -(AGP)- Le 25 mai 1963 – le 25 mai 2016, il y a, jour pour jour, 53 ans que trente (30) pays africains participaient, à Addis Abeba en Ethiopie, à la Conférence constitutive de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) marquant ainsi la création de la première Organisation panafricaine.
«L’OUA est une organisation interétatique dotée d’une Charte qui définit les objectifs, principes et institutions, qui a été créée en 1963, présidée ensuite par l’empereur Hailé Sélassié Iᵉʳ, avant d’être dissoute en 2002 au profit de l’Union Africaine (UA).

Les objectifs principaux de l’organisation sont l’éradication du colonialisme et la lutte contre la discrimination raciale. Ses premières résolutions concernent donc la lutte contre l’apartheid et celle des mouvements de libération.
L’OUA/UA a permis ses missions de renforcer l’unité et la solidarité entre les Etats africains, de coordonner la coopération pour le développement, de préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats membres, et de favoriser la coopération internationale dans le cadre des Nations Unies (NU)», rappelle-t-on.

A l’occasion de la commémoration des 53 ans cette organisation panafricaine, le Responsable Administratif et Financier (RAF) de l’UA en République de Guinée, Alpha Oumar Diallo a accordé un entretien à l’Agence Guinéenne de Presse (AGP), mardi, 24 mai 2016, dans les locaux de l’institution à la Cité des Nations, sis au quartier Boulbinet à Conakry.

D’entrée, le RAF de l’UA en République de Guinée a dégagé l’objectif que
s’étaient fixés les peuples africains à prendre leur destin en main à un certain moment de leur histoire.

«L’objectif de l’UA est de promouvoir le développement de l’Afrique en passant par la promotion de la démocratie, du Droit de l’homme et aussi de mettre en place des grands projets permettant de favoriser l’unification du continent.

Cette organisation africaine a été créée le 25 mai 1963 en Ethiopie pour aider tous les pays africains à recouvrer leur indépendance. A partir des années 90, le constat a été que, presque la totalité des pays africains ont recouvré leur indépendance, sur ce ils ont pensé à ce que doit devenir cette organisation dans un futur proche.

C’est ainsi que le Traité d’Abuja en 1991, s’est penché sur les reformes qu’il faut apporter à cette organisation. Alors, à l’issue de la Déclaration de Syrte le 09 septembre 1999, les africains ont décidé de changer la dénomination de l’OUA. Ce n’est qu’environ 3 ans après, à partir du 09 juillet 2002, à Durban en
Afrique du Sud, que l’OUA devient l’UA, et cela a permis de mettre en place
un certain nombre d’institutions.

De nos jours, l’UA à toutes ses structures en place, dont entre autres, la Commission de l’UA, le Parlement panafricain, et le Conseil de paix et de sécurité qui s’occupe surtout des questions de sécurité du continent.

L’UA est en train de penser comment procéder au financement de ses projets, en fixant les taxes sur certains produits de chaque Etat.

Pour son fonctionnement au départ, il y avait les cotisations et les aides des bailleurs de fonds. Donc l’UA veut aussi voir, comme le monde devient de plus en plus moderne, quelles sont les différentes taxes qu’elle peut mettre en place pour inciter les gens à mieux cotiser pour que l’organisation puisse se prendre en charge», a fait savoir le RAF de l’UA en Guinée, Alpha Oumar Diallo.

Abordant le projet du Massif du Fouta Djallon, qui relève du Bureau de l’UA en Guinée, M. Diallo a expliqué : «Si on valorise ce projet, la Guinée récoltera toujours les produits de ce projet. Un projet initié dans les années ‘’80’’ par l’UA. Les pays africains ont vite compris l’importance, la problématique de l’eau qui va se poser dans 25 ans, cela depuis les années 70. Du coup ils ont pensé à protéger ce Massif regroupant plusieurs fleuves qui prennent leurs sources en Guinée. Huit (08) pays sont intéressés par ce projet, notamment la Sierra Leone, la Gambie, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Libéria, et
le Niger qui se trouve très loin de la Guinée s’intéresse aussi à ce projet».

Parlant de la mission du Bureau de l’UA en Guinée, M. Diallo a indiqué, que «l’objectif principal de celui-ci est de protéger le Massif du Fouta Djallon en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) et le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forets (MEEF) de Guinée.

Au delà de notre mission, nous faisons d’autres activités en fonction des circonstances, notamment dans le cas d’Ebola, où nous avons déployé 100 médecins venus de tout le continent pour secourir la Guinée frappée par cette épidémie, des Elections et éventuellement d’autres».

Le Responsable Administratif et Financier (RAF) de l’UA en République de Guinée, Alpha Oumar Diallo a loué les efforts des autorités guinéennes.

«Nous remercions beaucoup les autorités guinéennes qui ne ménagent aucun effort pour nous faciliter la tache dans le cadre de l’exécution de nos différents projets et missions».
AGP/25/05/016 TB/AT/ST

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