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2e forum de la CEDEAO des bonnes pratiques en sante : les délègues exhortes à accélérer la mise en œuvre efficace des programmes prioritaires


   

Lomé, 28 oct 2016 -(ATOP) – La 2e édition du Forum de la CEDEAO sur les bonnes pratiques en santé qui se tient du 26 au 28 octobre à Grand-Bassam à une trentaine de kilomètre d’Abidjan (Côte d’Ivoire) a été officiellement ouverte le jeudi 27 octobre par le directeur de cabinet du ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique, Kouadio Raoul.
La rencontre de Grand-Bassam est organisée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) en collaboration avec ses partenaires (USAID, KFW, IBP Initiative) et le gouvernement ivoirien.
Placé sous le thème : « Promouvoir les innovations en Santé de la Reproduction, de la Mère, du Nouveau-né, de l’Enfant et de l’Adolescent en lien avec les ODD », ce 2e forum a pour but de faire la promotion et la diffusion des bonnes pratiques en santé, pour la mise en œuvre efficace et efficiente des programmes prioritaires des pays membres de la CEDEAO.
Il permettra également d’identifier les questions stratégiques clés, les bonnes pratiques et approches novatrices en vue de formuler des recommandations et des résolutions à l’intention des ministres de la Santé des pays membre de la CEDEAO.
Les délégués vont travailler à promouvoir la culture de partage d’expérience sur le développement et la mise en œuvre des politiques, stratégies, programmes et interventions de santé efficaces et efficients considérés comme bonnes pratiques, à mobiliser et aligner toutes les parties prenantes clés (OOAS, pays membres, acteurs de la société civile, secteur privé et partenaires techniques et financiers) sur les priorités régionales et nationales axées sur les bonnes pratiques.
Les participants vont également travailler à impulser et catalyser le changement à travers l’utilisation des bonnes pratiques dans la formulation et la mise en œuvre des politiques, des stratégies et des programmes prioritaires de santé dans les pays membres de la CEDEAO. Ils doivent aussi suivre et évaluer les progrès réalisés par les pays membres dans la réplication et le passage à l’échelle des bonnes pratiques en santé dans l’espace de la CEDEAO.
Le directeur de cabinet a salué la mise en place de cette plateforme régionale (forum) qui permettra non seulement de capitaliser les bonnes pratiques, mais aussi de les mettre à l’échelle au niveau régional et national de façon concertée et coordonnée.
« L’atteinte des ODD ne sera possible qu’avec un fort soutien des gouvernements, un accompagnement certain des partenaires techniques et financiers, et avec un partage d’expériences entre les pays membres de la CEDEAO », a poursuivi M. Kouadio.

Un taux de morbidité et de mortalité maternels et infantiles encore élevé dans la région

Le directeur de l’OOAS, Xavier Crespin, représentant le président de la Commission de la CEDEAO a confié que malgré des progrès significatifs enregistrés par la région, la situation sanitaire dans l’espace CEDEAO reste caractérisée par des taux de morbidité et de mortalité maternels et infantiles est encore élevé, le fardeau des maladies transmissibles et non transmissibles, l’émergence et/ou la réémergence de certaines maladies, l’accès limité aux médicaments, le déficit en ressources humaines spécialisé en santé, le tout dans un contexte de faiblesse des systèmes de santé.
Dr Crespin a indiqué que cette situation préoccupante du secteur justifie l’attention constante des chefs d’Etats de la région, à la mise en œuvre d’interventions à l’échelle régionale qui visent à assurer la meilleure santé à la population, vecteur du développement économique et d’intégration régionale.
Le directeur de l’OOAS a rappelé que c’est dans cette perspective que la 15e session ordinaire de l’assemblée des ministres de la santé de la CEDEAO tenue à Monrovia au Libéria en avril 2014, a adopté une résolution portant création du Forum de la CEDEAO sur les bonnes pratiques.
Pour lui, cette décision vient conforter les actions que l’OOAS met en œuvre à travers son plan stratégique 2016-2020 dont les interventions majeures est le développement des mécanismes de diffusion régulière et d’utilisation des connaissances, des évidences et des informations en santé.

Le terme de « meilleures pratiques » n’est pas synonyme de perfection

Le représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Seydou Coulibaly a déclaré que le terme de « meilleures pratiques » n’est pas synonyme de perfection. Il a défini « une meilleure pratique » comme la « connaissance de ce qui marche dans une situation et un contexte donnés, sans que cela exige des ressources énormes pour atteindre les résultats désirés, et qu’on peut utiliser pour trouver des solutions adaptées à des problèmes de santé similaires dans d’autres situations et contextes ».
« Les résultats peuvent être partiels et ne s’appliquer qu’à un ou plusieurs éléments de la pratique considérée. L’observation et l’application des enseignements tirés de ce qui ne marche pas constituent une partie intégrante des meilleures pratiques afin que d’autres projets ne commettent pas les mêmes erreurs », a-t-il poursuivi.
Il a indiqué que selon les cas de figure, le terme de « bonnes pratiques » ou de « pratiques prometteuses » peut être préféré au terme de « meilleures pratiques».
Le représentant de l’OMS a affirmé que la confirmation d’une bonne pratique requiert six étapes. « On part de la mise en place d’un groupe technique de travail à la validation par un comité d’experts en passant par la sélection des pratiques proposées, la documentation de celles jugées bonnes, l’identification des leçons apprises et la cotation », a-t-il révélé.
Dr Seydou Coulibaly a précisé que l’appréciation de la qualité d’une bonne pratique se fait à travers les critères d’efficacité, d’efficience, de pertinence, de possibilité d’être reproduite ou mise à l’échelle, la pérennité/durabilité, la validité, l’éthique/droits humains, la participation des partenaires clés y compris la communauté et l’engagement politique.
Ce forum dont le thème est « Promouvoir les innovations en Santé de la Reproduction, de la Mère, du Nouveau-né, de l’Enfant et de l’Adolescent en lien avec les ODD » est une excellente opportunité de valorisation et de visibilité des meilleures pratiques mises en œuvre dans les pays, a-t-il confié.
Il a souligné que cet évènement qui regroupe des hauts responsables des pays, des experts régionaux en santé, des chercheurs, des directeurs des institutions de formation et de recherche, constitue une plate-forme d’échanges d’expériences en vue d’accélérer la mise en œuvre efficace et efficiente des programmes prioritaires des pays membres de la CEDEAO et de proposer des formulations de recommandations et des résolutions à l’intention des ministres de la santé des pays.
Pour lui, ce forum permettra aux responsables politiques, aux professionnels de la santé, aux communautés et aux partenaires au développement de « découvrir, d’exploiter et de mettre en commun les connaissances tirées de leurs expériences sur les pratiques qui marchent bien » dans le domaine de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent.
« Les résultats de ce forum sont très attendus par tous, notamment à l’OMS afin de lui permettre de continuer sur la base d’évidences factuelles à apporter son appui aux pays dans l’amélioration de l’état de santé des populations, en général, et celle de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent en particulier dans la perspective d’atteinte des ODD », a-t-il conclu.
Par ailleurs, au cours d’un dîner de gala organisé à l’intention des participants, les lauréats de la 2e édition du concours d’articles de presse de « Pop Council » sur la santé de la reproduction ont été primés.
Organisé en 2015 dans les catégories radio et presse écrite, les promoteurs ont récompensé les deux premiers de chaque catégorie. La béninoise Tchibozo Makéba de « Radio Planette » a arraché le 1er prix radio tandis que la 2e place est revenue à la Togolaise Patricia Adjissekou, présidente de l’Union des Journalistes indépendants du Togo (UJIT).
Au niveau de la presse écrite, les deux prix ont été enlevés par des journalistes des Editions Sidwaya du Burkina Faso notamment Koumia Alassane Karma et Gaspard Bayala.
ATOP/TD/SAS

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