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2ème tour de la présidentielle : Portrait de campagne du candidat Mahamane Ousmane du RDR Tchandji.


  12 Février      14        Politique (15766),

   

Niamey, 11 fév. (ANP)- Dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle 2ème tour du 21 février 2021, l’ANP publie la biographie officielle validée par le CSC des deux candidats en lice, Mohamed Bazoum du PNDS Tarayya et Mahamane Ousmane du RDR Tchandji.

UN HOMME D’ETAT PONDERE POUR SAUVER LE NIGER

De Zinder, sa ville natale dans le centre-Est du Niger, où il fait le cycle primaire à l’école Birni, le jeune Ousmane décroche son baccalauréat série C avec brio en 1969 au Lycée national de Niamey (actuel Lycée Issa Korombé). Il poursuit ensuite ses études supérieures à l’université de Nantes (France), où il obtient un DEA en Economie monétaire et Financière et un diplôme d’ingénieur statisticien économiste à l’Université Paris IX Dauphine. Après quelques années de service, il repart compléter sa formation par des diplômes de Management des Administrations et entreprises publiques de l’Ecole Nationale d’Administration Publique de Laval, à Québec, et du Centre de Perfectionnement des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, au Canada.

Mahamane Ousmane a fait l’essentiel de sa carrière dans l’administration nigérienne où il gravit les échelons comme adjoint au directeur de la Statistique et des Comptes Nationaux, puis directeur de l’Informatique et enfin directeur de la Statistique et de l’Informatique de 1978-1986. A ce titre, il pilote l’opération recensement général de la population, le 2éme du genre au Niger. En 1986, le très rigoureux président Seyni Kountché (1974-1987) lui confie, avec rang de conseiller du Premier ministre, la direction du Bureau d’Organisation et de Méthode (B.O.M), un outil conçu pour la performance et la modernisation de l’administration nigérienne. Il dirige avec tact et compétence cette institution jusqu’en décembre 1992.

De rassembleur social au leadership politique…

En 1991, dans la dynamique ayant précédé la Conférence nationale qui marqua l’ouverture du paysage politique, ses qualités de meneur d’hommes et de rassembleur le porte à la tête d’une formation politique, la Convention Démocratique et Sociale : CDS- Rahama. Il est élu Président de la République suite aux premières élections post-conférence, grâce au soutien de la Coalition dite Alliance des Forces de Changement (AFC). Arrivé au pouvoir dans un contexte de crises multiformes -mouvements de grèves récurrentes des scolaires et des travailleurs, rébellions armées, crises au sein de la coalition des partis politiques au pouvoir-, le président Mahamane réussit malgré tout à sauvegarder l’essentiel : la paix sociale, la liberté d’expressions et d’opinions ; bref la démocratie.

C’est sous sa mandature que furent paraphés, à Niamey, les accords de paix avec la rébellion armée, ce qui ouvre la voie à un retour à l’accalmie sur les différents fronts au Nord et à l’Est du pays.

Au chapitre des difficultés liées à l’exercice démocratique du Pouvoir, il faut noter la Cohabitation, la première du genre, à laquelle était contraint le Président Ousmane. Le Président Mahamane Ousmane s’est aussi distingué comme un homme politique tolérant vis-à-vis des medias. Au plan économique, le Niger a renoué sa coopération internationale avec ses partenaires internationaux, Toujours dans le domaine, il s’est opposé, certes sans succès, à la dévaluation du franc FCFA en 1994.

Le 27 janvier 1996, il est renversé par un coup d’état militaire.

Après cet épisode, il continue sa carrière politique à l’Assemblée nationale qu’il dirige sous les deux mandats du président Tandja Mahamadou. A la tête de cette Institution, il a su conduire les débats avec la tempérance et la modération dont seuls peuvent se prévaloir les hommes d’Etat. Au total, il aura donné l’image d’un homme pondéré, pétri d’une vaste culture, pendant sa présidence du Parlement de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). En bon démocrate MAHAMANE OUSMANE a toujours mené un combat tant à l’intérieur de son Parti politique qu’au sein des Alliances politiques avec l’unique arme instaurée par l’ère démocratique et la Constitution du Niger. Il s’est familiarisé avec les tensions et les pressions, les victoires et les revers. Pour lui, la grandeur d’un pays n’est ni dans la démagogie ni dans l’achat des consciences mais plutôt dans le cœur et l’âme de chaque citoyen. C’est cette conviction qui nourrit son engagement politique. Même au plus fort du concassage et de la déstabilisation de son parti par ses adversaires, le président Ousmane a toujours su déjouer les plans machiavéliques de ses vis à vis et garder un calme olympien, propre aux leaders avisés. De fait, dépossédé de sa CDS RAHAMA originelle, c’est sous la bannière d’une formation d’emprunt qu’il se présente en 2016 aux différentes compétitions électorales. Dans le petit monde des hommes politiques nigériens, MAHAMANE OUSMANE occupe une place à part. Sa modération, ainsi que la constance de ses prises de position politique sur les questions de l’unité nationale, de la stabilité des institutions démocratiques, de la paix et de la concorde sur l’ensemble du territoire national sont pour lui le gage d’un développement économique, social et culturel harmonieux du Niger prospère,
Aujourd’hui, l’histoire va peut-être se répéter pour cet homme de 70 ans, premier président élu de l’ère du multipartisme au Niger.

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