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34 ans après Kallé Jeff toujours encré dans la mémoire des congolais


  11 Février      43        Arts & Cultures (2293), Musique (428), Photos (20309),

   

Kinshasa, 11 Fév. 2017 (ACP).-Les congolais se rappellent qu’à l’époque, la musique latino-américaine qui a eu le vent en poupe, a permis à Joseph Kabasele de mener des recherches qui sont parvenues graduellement à asseoir la musique congolaise sur les rails.

Sa première chanson. Gravée sur disque a pour titre : « chérie Laboga…. » En 1953, l’autodidacte crée l’orchestre African Jazz et va s’émanciper de la «  tutelle » latino-américaine en s’entourant des «  élèves » studieux. Dans le lot, on peut citer Nicolas Kassanda, Tino Baroza, Déchaud Mwamba… Pascal Sinamoye «  Rochereau » intègre le groupe. Il connaît des débuts difficiles. Et oui, le maître est très pointilleux. Le guitariste Nico Kassanda plaide souvent le cas de Rochereau auprès de Kallé.

Les tubes à succès sont : « Félicité », « Kelya », « Jamais Kolonga », « Africa mokili mobimba » « Pesa le tout ». Peu avant l’indépendance, Jeef Kabasele et les sociétaires de l’African Jazz s’envolent pour la Belgique. Ils vont agrémenter les travaux de la Table Ronde. L’orchestre va faire tabac avec la célèbre chanson « Indépendance Cha Cha ».

Entre temps, le créateur de l’école « fiesta » acquiert petit à petit une notoriété mondiale.  Etiqueté comme un homme de « gauche » et proche de Lumumba, il l’immortalise dans plusieurs chansons. Kallé Jeff était doté d’abord d’une dimension d’artiste-chanteur, politique et économique.

Il est l’un des meilleurs interprètes congolais, considéré comme le pionnier de la musique congolaise moderne.  «Il a aimé le vrai. Il a fait la vraie musique, il a aimé le bon. Il a fait de la bonne musique. Il a aimé le beau, il a chanté la belle musique ». disait le cardinal Malula lors des funérailles de Grand kallé. Ses œuvres continuent à être rééditées et font toujours l’objet des droits d’auteurs payés par une société française. Les obsèques réservées à Kallé Jeff n’étaient qu’une simple récupération politique et politicienne de la part d’un maitre tacticien que fut le président Mobutu.

ACP/Kayu/KGD

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