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A LAGNARE, LES PAYSANS NOURRISSENT L’ESPOIR DE BONS RENDEMENTS


  21 Août      12        Agriculture (1500),

   

Par Fatou Diop (APS)

Lagnare (Bambey), 21 août (APS) – Les paysans de Lagnare, un village du département de Bambey (centre), espèrent obtenir de bons rendements agricoles cette année, si la pluviométrie maintient son rythme actuel jusqu’à la période des récoltes en octobre.

Dans cette contrée située dans la région de Diourbel, les cultures se portent bien. Cela se voit à travers la verdure et la taille des semis, qui témoignent d’un hivernage propice, dont la pluviométrie a été précoce et abondante, contrairement à certaines années.

Trouvé dans un champ de niébé, El Hadji Belly Sy, un agent administratif du service régional de l’élevage, est venu donner un coup de main à son épouse en ‘’paysan du dimanche’’.

‘’C’est un champ de niébé (haricot) qui appartient à ma femme, et je profite du week-end pour lui venir en aide. Je suis un agent du service régional de l’élevage’’, déclare-t-il sous le regard attentif de son fils assis sous un arbre.

Un outil agricole sous la main, M. Sy s’emploie au désherbage du champ, où les mauvaises herbes commencent à foisonner après les pluies abondantes tombées durant les jours précédents.

‘’C’est la première fois que je viens au champ pour apporter mon aide à mon épouse. Elle m’a appelé et m’a demandé de lui donner un coup de pouce. Les semis poussent bien. On est optimistes’’ quant à la perspective de ‘’de bonnes récoltes si l’hivernage continue ainsi’’, affirme-t-il.

A la récolte, la production de niébé sera répartie en deux tranches : l’une sera destinée pour l’autoconsommation immédiate, l’autre sera conservée et ne sera utilisée que plus tard, lorsque la denrée va se raréfier.

A Lagnare, les femmes s’adonnent surtout à l’agriculture, mais, malheureusement, il n’existe plus suffisamment de surfaces cultivables pour les satisfaire toutes, chacune d’elles ayant besoin d’un petit lopin de terre à cultiver.

El Hadji Belly Sy confie qu’une partie de la récolte est vendue par les femmes le long des routes, durant les premiers mois de l’année.
Les graines de niébé conservées dans les greniers sont utilisées comme semences.

Il dit avoir entendu dire que l’Etat aurait distribué cette année des semences d’arachide, lesquelles avaient été stockées dans des seccos (magasin de stockage).

Fatou Sène, 60 ans, garde toujours l’amour des champs comme au temps de ses plus jeunes années. En compagnie de ses deux fils et de sa belle-fille, elle laboure un champ de mil situé à quelques mètres de celui de M. Sy.

‘’Je travaille le champ avec l’aide de mes fils et de ma belle-fille. Mon mari est pour le moment à la maison, il est pris par autre chose. On vient tôt avant que la canicule ne s’installe’’, dit-elle avec un sourire aussi béat que la promesse des belles récoltes.

‘’L’hivernage étant précoce, le mil et l’arachide sont déjà à des stades satisfaisants’’, renchérit-elle, ajoutant : ‘’On cultive le mil, le niébé, le ‘bissap’ (oseille) et le gombo.’’

‘’Nous vivons du fruit de notre travail’’

‘’Le mil, explique Fatou Sène, c’est juste pour l’autoconsommation du ménage. Pour le niébé, une partie est commercialisée, une autre est conservée à la maison. Nous vivons du fruit de notre travail.’’

Elle affirme n’avoir rien reçu des engrais distribués par le ministère de l’Agriculture, mais elle dit avoir reçu sa part des semences d’arachide et de niébé subventionnées par l’Etat. Son souhait est de recevoir également de l’engrais en ce moment, afin de fertiliser son champ et d’obtenir de bonnes graines.

‘’L’aide de l’Etat ne satisfait pas tous les cultivateurs, certains d’entre nous n’ont pas reçu des semences et de l’engrais. Et en recevoir ne donne pas l’assurance d’avoir de bons rendements. L’Etat doit revoir sa politique de subvention des intrants agricoles’’, déclare Diatta Diène, son fils âgé de 24 ans.

Ce dernier, étudiant en master 2 de linguistique à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, vient aider sa famille à cultiver les champs, profitant des vacances académiques.

Puisque les vacances et la fête de Tabaski (la plus importante fête musulmane) coïncident avec l’hivernage, ‘’j’apporte mon aide à la famille pendant quelques jours avant de retourner à Dakar. Il y a beaucoup d’herbes dans les champs, donc on aide au désherbage’’, explique l’étudiant.

La belle promesse des semis semble encourager Asta Ndiaye et sa famille, qui ne ménagent pas leurs efforts pour le désherbage des champs, un travail qui favorise le développement des cultures.

‘’Avec la bonne quantité de pluies tombée durant ces derniers jours, les plantes poussent bien et on a bon espoir pour les rendements. Je gère ce champ, mon mari, lui, est allé s’occuper du champ de mil’’, explique-t-elle, estimant la durée du désherbage du vaste champ d’arachide et de niébé à quinze jours.

‘’On arrive au champ vers 7 heures, après le petit-déjeuner. Et on y travaille jusqu’à 13 heures (…). Les travaux champêtres ne nous empêchent pas de faire les travaux domestiques. A la fin de l’hivernage, c’est mon époux qui garde les récoltes. Nous, on ne prend que de quoi nourrir la famille’’, explique Astou Ndiaye.

A la fin de la saison des pluies, l’agricultrice range ses outils et prend la direction de Dakar pour exercer le métier de lavandière, afin de subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants.

‘’A Dakar, je fais le linge pour les gens, et c’est avec l’argent gagné que je paie la scolarité des enfants et leurs fournitures scolaires’’, dit-elle. Sa fille aînée, elle, est à Dakar où elle travaille comme domestique, pour gagner sa vie.

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