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A l’ONU, un plaidoyer pour la coopération et la solidarité face à la pandémie


  23 Septembre      7        Diplomatie (816),

   

Nations-Unies (New York), 23/09/2020 (MAP) – Alors que le monde est toujours aux prises avec la pandémie du Covid-19 et la crise économique et sociale profonde qu’elle a engendrée, les dirigeants de différents pays prônent coopération et solidarité internationale face à cette crise sans précédent, à l’occasion du débat de haut niveau de la 75è Assemblé générale des Nations-Unies à New York.

Pandémie oblige, les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas pu faire le déplacement au siège de l’ONU pour cette messe mondiale annuelle. Ils ont cependant envoyé leurs discours vidéo préenregistrés qui sont diffusés à fur et à mesure tout au long de la semaine à la salle de l’Assemblée générale devant les ambassadeurs des 193 Etats membres.

Dans son discours, le président français Emmanuel Macron a ainsi estimé que la pandémie de coronavirus imposait la coopération entre les nations et devait servir d’électrochoc pour l’organisation des Nations-Unies.

«Cette crise, sans doute plus que toute aucune autre, impose la coopération, impose d’inventer de nouvelles solutions internationales », a estimé M. Macron.

Pour le président français, «toutes les fractures qui préexistaient à la pandémie, le choc hégémonique des puissances, la remise en cause du multilatéralisme ou son instrumentalisation, le piétinement du droit international n’ont fait que s’accélérer et s’approfondir à la faveur de la déstabilisation globale créée par la pandémie ».

« La crise, l’effondrement de nos cadres de coopération, les fragilités que je viens d’évoquer nous imposent de rebâtir un nouvel ordre et imposent à l’Europe de prendre toute sa part de responsabilité », a-t-il souligné.

De son côté, le président chinois Xi Jingping a appelé à une solidarité internationale renforcée pour lutter contre la Covid-19, maladie qui est apparue à la fin de l’année dernière en Chine.

«Nous devrions suivre les conseils de la science, jouer pleinement le rôle de chef de file de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et lancer une réponse internationale pour vaincre cette pandémie », a-t-il déclaré.

« L’humanité va gagner cette bataille» contre le virus, a affirmé le président Xi estimant que «toute tentative de politisation de la question, ou de stigmatisation, doit être rejetée ».

Selon le dirigeant chinois, la crise de la Covid-19 a mis en exergue le fait que nous vivons dans un village mondial étroitement interconnecté.

« Nous devrions nous considérer comme les membres d’une même grande famille, poursuivre une coopération gagnant-gagnant et dépasser les différends idéologiques et ne pas tomber dans le piège du ‘choc des civilisations’. Plus important encore, nous devrions respecter le choix indépendant d’un pays quant à la voie et au modèle de développement », a-t-il dit.

Sortant du lot, le président américain, Donald Trump, candidat à sa propre réélection dans quelques semaines, a livré une attaque en règle contre la Chine qu’il a accusée d’être à l’origine de la pandémie du Covid-19.

« Soixante-quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fondation des Nations Unies, nous sommes une nouvelle fois engagés dans une grande lutte mondiale », a déclaré M. Trump dans son allocution vidéo

« Nous avons mené une bataille féroce contre l’ennemi invisible – le virus chinois – qui a fait d’innombrables victimes dans 188 pays », a-t-il ajouté, en référence au nouveau coronavirus qui a fait son apparition en Chine fin décembre 2019.

Le président américain a estimé que Pékin doit rendre des comptes pour la propagation mondiale de la Covid-19, et a également accusé l’OMS – agence onusienne dont se sont retirés les Etats-Unis cette année, d’être « pratiquement contrôlée par la Chine » et appelé l’ONU à tenir le gouvernement chinois « responsable de ses actes ».

«Si l’ONU veut être une organisation efficace, elle doit se concentrer sur les vrais problèmes du monde », a estimé M. Trump, citant le terrorisme, l’oppression des femmes, le travail forcé, le trafic de drogue, la traite d’êtres humains et l’esclavage sexuel, la persécution religieuse et le nettoyage ethnique des minorités religieuses.

De son côté, le président russe Vladimir Poutine, qui a dressé le bilan des 75 dernières années des Nations-Unies, a estimé que, malgré toutes les difficultés et les changements géopolitiques intervenus, l’ONU a « rempli avec compétence sa mission » de protection de la paix et de promotion du développement durable.

M. Poutine a vu dans « cet énorme potentiel et cette expertise de l’ONU » une base solide pour aller de l’avant. En même temps, il a rappelé que l’ONU ne doit pas se raidir, mais évoluer conformément aux dynamiques du XXIe siècle et s’adapter à la réalité d’un monde moderne toujours plus compliqué, multipolaire et multidimensionnel.

Il a reconnu que les changements actuels ont « un effet » sur « le principal organe de l’ONU, le Conseil de sécurité ». Pour la Russie, le Conseil doit tenir compte davantage des intérêts de tous les pays et de la diversité de leurs positions, et il doit fonder ses travaux sur le principe du consensus le plus large possible. Mais en même temps, il doit continuer d’être la pierre angulaire de la gouvernance mondiale et cela, a-t-il plaidé, ne peut se réaliser que si ses membres permanents conservent leur droit de veto.

Intervenant mardi à l’ouverture du débat général de cette 75é session de l’Assemblée générale, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé le monde à tout faire pour éviter une « nouvelle guerre froide » entre les Etats-Unis et la Chine.

« Un cessez-le-feu mondial s’impose pour éteindre les conflits chauds. Mais nous devons aussi faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter une nouvelle guerre froide », a déclaré M. Guterres devant les représentants des Etats membres.

« Nous prenons une direction très dangereuse. Notre monde ne supportera pas un avenir dans lequel les deux plus grandes économies diviseraient la planète de part et d’autre d’une Grande Fracture, chacune bardée de ses propres règles commerciales et financières, de son propre Internet et de ses propres capacités en matière d’intelligence artificielle », s’est alarmé le chef de l’ONU.

Antonio Guterres a également réitéré son appel pour un cessez-le-feu mondial afin que la communauté internationale puisse se concentrer sur la pandémie du Covid-19.

« Lorsque la pandémie s’est installée, j’ai appelé à un cessez-le-feu mondial. Aujourd’hui, j’engage la communauté internationale à redoubler d’efforts pour que ce cessez-le-feu mondial devienne une réalité d’ici à la fin de l’année », a-t-il plaidé, avertissant que lorsqu’un conflit fait rage en même temps qu’une pandémie, « il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur: le virus ».

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