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Accompagnement dans la gratuité des soins au Gabon: l’Etat interpellé


  9 Septembre      10        Santé (7459),

   

Libreville, 09 Septembre (AGP) – Plusieurs assurés de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) subissent fortement les caprices des personnels de santé qui leur exigent des sommes parfois colossales après une prestation pourtant à caractère social.

L’hôpital est un lieu destiné à prendre en charge les personnes souffrant de pathologies et de traumatismes. Son rôle consiste à fournir des soins de qualité aux malades présents en son sein. Le problème actuel porte sur l’adaptation de l’hôpital public à sa mission d’administration des soins coûteux avec des ressources limitées.

En effet, plusieurs gabonais affirment ne pas bénéficier de la gratuité des soins dans les structures sanitaires publiques alors que de fortes mesures à connotation sociales sont régulièrement annoncées par le gouvernement de la République concernant l’allégement des coûts de la prise en charge des patients qui croupissent déjà dans la précarité.

«Le président de la République a décidé récemment de la gratuité des soins médicaux et médicaments pendant la période du Covid-19 pour les Gabonais économiquement faibles et les personnes vulnérables. Malheureusement, dans nos hôpitaux publics, force est de constater que ces mesures ne sont pas respectées. Nous sommes rejetés dans ces structures pour nous orienter à Jeanne Ebori, c’est incroyable. Le tout pour nous faire dépenser beaucoup d’argent où les factures s’élèvent à plus de 500.000 francs CFA. J’ai accouché il y a trois (3) mois déjà avec ma carte de Gabonais économiquement faible (GEF). L’État doit prendre des dispositions réglementaires», a témoigné une jeune fille gabonaise.

Selon plusieurs témoignages concordants, les personnels de santé en poste dans ces structures appartenant à l’Etat continueraient de faire payer leurs prestations aux patients malgré la présentation d’une carte CNAMGS.

En exigeant des paiements aux détenteurs des cartes de la CNAMGS, ces derniers ne s’exposent-ils pas aux affres de la loi ? Pourtant, ils touchent déjà des primes dans leur milieu professionnel et autres ‘’bonus’’. C’est peut-être le moment d’ouvrir une enquête rogatoire et de faire tomber les sanctions pour permettre aux bénéficiaires des prestations sociales de rentrer totalement dans leurs droits conformément aux dispositions légales en vigueur.

Aujourd’hui, les personnels de santé sont plus préoccupés par des avantages pécuniaires que du bien-être des patients des structures publiques de santé.

Des patients rencontrés sur place ont profitépour interpeller le nouveau ministre de la Santé, Dr Guy Patrick Obiang, pour vérifier l’effectivité de ces mesures mises en place par les autorités.

L’Etat gabonais devrait avoir un droit de regard arbitraire sur la manière dont sont appliquées les mesures sociales prises pour soulager les populations. Ces mesures semblent d’ailleurs avoir peu d’écho au regard des plaintes des usagers. Toute chose qui amène à s’interroger sur les perspectives de contrôles.

Il est temps que les autorités sanctionnent. Car, le niveau de désespoir est tel que l’État a l’obligation de prendre les choses en main. Il doit mettre sur pied une Brigade de contrôle des pratiques médicales dans les hôpitaux en exigeant des rapports crédibles.

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