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Addis-Abeba-Congrès mondial de l’hydroélectricité 2017: Engagement pour une meilleure hydroélectricité au service du développement en Afrique


Rabat, 12/05/2017 (MAP), Le Congrès mondial de l’hydroélectricité 2017 a clos ses travaux jeudi à Addis-Abeba, avec la prise d’une série d’engagements cette fois-ci forts pour parvenir à une meilleure utilisation de l’hydroélectricité au service du développement durable dans les pays du continent africain.

Un engagement que le président de la Commission de l’infrastructure et de l’énergie de l’Union africaine, Cheick Ould Bedda, n’a cessé de réitérer en exprimant la ferme détermination de l’organisation panafricaine de s’inscrire sérieusement dans les efforts visant à promouvoir l’utilisation de l’hydroélectricité en Afrique, un continent qui représente 12 pc du potentiel hydroélectrique techniquement réalisable dans le monde.

Qualifiant ce congrès d’ »événement de classe mondiale », le responsable de l’UA a rappelé que l’utilisation actuelle en Afrique de l’hydroélectricité est inférieure à 8 pc de ce qui est techniquement possible et qu’il existe un énorme potentiel pour utiliser l’hydroélectricité sur les plans régional, national et local.

Pour rappel, l’Afrique peut générer plus de 1.800 Térawatt-heure (TWh) d’électricité par an à partir de cette ressource.

Même tonalité chez le Représentant de la Commission économique des Nations-Unis pour l’Afrique (CEA), Linus Mofor, qui a estimé qu’une meilleure hydroélectricité jouera un « rôle clé dans la transformation structurelle que l’Afrique entend promouvoir ».

Cet expert principal au Centre africain pour la politique climatique (ACPC) a, à cet égard, appelé à intégrer la composante « résilience climatique » pour tout usage de l’hydroélectricité dans le continent africain.

De son côté, la Secrétaire-adjointe au ministère indien de l’Energie, Archana Agrawal a fait état dans son discours de clôture des « grands et ambitieux » plans pour l’Afrique, qu’elle a qualifiée de « géant de l’énergie hydroélectrique ».

C’est un « grand jour » d’être témoin de la transformation énergétique durable du continent, s’est félicitée la responsable devant les participants au 26ème Congrès mondial de l’hydroélectricité 2017 tenu dans la capitale éthiopienne (9-11 mai).

Auréolé par la présence de représentants de plus d’une trentaine d’organisations internationales, de chefs de secteur et de gouvernements et des experts, ce conclave a également donné la parole, à large mesure, aux organisations internationales opérant dans ce secteur qui se sont engagés à mettre leurs nouvelles technologies au service de l’Afrique pour une utilisation optimale de l’hydroélectricité.

Ainsi, Global Energy Interconnection Development Organization (GEIDCO), représentée par son ingénieur en chef, Xuming Liang, s’est dit prête à mettre en œuvre dans les plus brefs délais l’interconnexion énergétique mondiale (GEI), et en particulier l’amélioration de l’électrification pour un avenir énergétique durable en Afrique.

Dans la même veine, la China Three Gorges Corporation (CTG), par la voix de son vice-président exécutif, Lin Chuxue, a affiché son engagement continu à œuvrer, de concert avec l’Association Internationale de l’hydroélectricité (IHA), les ONG et les agences de développement, pour le renforcement des capacités et des compétences africaines pour aider les pays du continent à exploiter leurs ressources en eau et en énergie hydroélectrique de manière durable.

Le représentant de la China Electric Power Equipment and Technology Co Ltd, Guo Ricai, coprésident, a insisté lui sur la nécessité d’améliorer l’interconnexion et de renforcer la construction de réseaux intelligents intercontinentaux et nationaux, réitérant l’engagement de l’entreprise pour une « meilleure cause » hydroélectrique.

Evoquant les « opportunités pour moderniser au mieux l’hydroélectricité », Robin Goodman, responsable des services hydroélectriques de GE Renewable Energy, a souligné l’engagement de l’entreprise à accompagner les acteurs locaux par le biais d’un programme de renforcement des capacités, rappelant la signature d’un protocole d’entente avec l’Université d’Addis-Abeba, lors de ce congrès.

Pour sa part, la représentante de l’ONG « The Nature Conservancy » (Conservation de la nature), Marie-Claire Paiz, qui fait fonction de Directrice du programme pour le Gabon, a fait savoir que l’organisation s’inscrit en tant que « partenaire » œuvrant à identifier et tester des solutions pour l’utilisation de l’énergie propre et la sauvegarde des rivières en leur état sain.

Elle a ainsi réitéré le principe « bons projets au bon endroit et dans le bon sens », mettant en exergue les nouveaux outils et approches pour réduire les risques environnementaux, sociaux et financiers aux premiers stades du développement hydroélectrique.

Les intervenants ont mis l’accent, en particulier, sur la coopération de la communauté hydroélectrique « pour réaliser le développement durable de l’hydroélectricité dans un monde interconnecté ».

Ils ont appelé à « s’engager davantage dans la résolution de défis et la construction d’infrastructures en Afrique » et ce, pour « un meilleur monde et une meilleure mise en œuvre de l’hydroélectricité pour les générations futures ».

Forum biennal et multipartite, le 26è Congrès mondial de l’hydroélectricité 2017 a été placé sous le thème « Pour une meilleure utilisation de l’hydroélectricité dans un monde en mutation ». Des dirigeants et des spécialistes ayant des responsabilités liées à l’hydroélectricité, autant dans les gouvernements que les secteurs de l’industrie, la finance, et également dans les agences des Nations Unies, le monde universitaire et la société civile ont pris part à ces assises tenues pour la première fois sur terre africaine.

Le prochain Congrès mondial de l’hydroélectricité aura lieu en France en 2019, annonce-t-on à la clôture du congrès.

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