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Afrique du Sud: La controverse autour de l’avenir du Président Zuma bat son plein


  6 Février      63        Photos (17892), Politique (17848),

   

Johannesburg, 06 Fév 2018 (MAP) – La controverse autour de l’avenir du Président Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud bat son plein au pays arc-en-ciel où le parlement a évoqué mardi un éventuel report du discours sur l’état de la Nation, prévu jeudi.
Une demande présentée par les partis de l’opposition de reporter le discours sur l’état de la Nation «est à l’étude», a dit Baleta Mbete, Présidente du parlement dans une lettre adressée à l’opposition.
L’opposition, conduite par le parti de l’Alliance démocratique et l’Economic Freedom Fighters (EFF), veut que ce discours annuel soit reporté jusqu’après le vote au parlement sur une motion de défiance contre Zuma.
La motion, introduite par l’EFF, sera examinée le 22 février par l’institution législative sud-africaine, dont le siège est au Cap.
Entretemps, les tractations se poursuivent au sein du parti de l’ANC, au pouvoir, afin d’obtenir un départ «sans problème» du Président Zuma, désormais considéré comme un handicap pour de nombreux hauts responsables et adhérents du parti historique de Nelson Mandela.
Le Comité national exécutif, plus haute instance dirigeante de l’ANC, devra tenir mercredi une réunion spéciale sur cette question.
Cependant, les analystes estiment que les supporters de Zuma au sein du comité feront tout pour entraver le départ du Chef de l’Etat, qui continue de rejeter les offres de quitter le pouvoir paisiblement, arguant que rien ne justifie son départ avant la fin de son mandat constitutionnel, prévue en 2019.
Cette situation d’impasse pourrait amener l’ANC à opter pour la voie constitutionnelle pour déloger l’indéboulonnable Zuma, notamment à travers une motion de destitution au parlement.
Cette voie n’est pourtant pas facile, car la motion doit passer par toutes les structures du parti avant de parvenir au parlement.
Arrivé au pouvoir en 2009, Zuma a réussi à surmonter plusieurs motions de destitution, alors que son parti était très divisé et son mandat très critiqué sur fond d’une accentuation des problèmes économiques et sociaux dont un chômage record et des scandales de corruption à répétition.
Les appels à la démission de Zuma se font de plus en plus entendre au sein de l’ANC depuis l’accession en décembre dernier de Cyril Ramaphosa à la direction de l’ANC.
Agé de 75 ans, Zuma fait face à de nombreux scandales qui ont terni l’image de l’ANC. Il est notamment menacé par la réouverture de plus de 780 charges de fraude et de corruption notamment dans une affaire de contrat d’armement datant de la fin des années 1990.
Il est également accusé de collusion avec une richissime famille d’hommes d’affaires, d’origine indienne, les Gupta.
La situation de Zuma est devenue intenable depuis l’élection de Ramaphosa à la tête du parti. Ce dernier a promis d’endiguer la corruption au plus haut niveau de l’Etat.

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