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Bulletin de l’écologie de l’Afrique


  2 Novembre      2        Environnement/Eaux/Forêts (4775),

   

Dakar, 02/11/2022 (MAP) – Voici le bulletin de l’écologie de l’Afrique pour la journée du mercredi 2 novembre 2022:

— Sénégal

-. Le Sénégal est hautement vulnérable aux effets du changement climatique et les mesures d’adaptation en place au niveau national sont insuffisantes face aux aléas climatiques croissants.

Ainsi, le pays est témoin d’une série d’événements climatiques extrêmes tels que la montée du niveau de la mer et l’érosion des côtes, la salinisation des sols, la perte de biodiversité ou encore la désertification.

En outre, l’économie du pays dépend largement de secteurs sensibles au climat, notamment l’agriculture, l’élevage et la pêche.

Selon la Banque mondiale, le Sénégal pourrait perdre jusqu’à 8% de son PIB d’ici 2030 en raison des effets des changements climatiques, ce qui toucherait en priorité les revenus des personnes les plus pauvres.

— Côte d’Ivoire

-. Le ministre de l’Environnent et du Développement durable, Jean-Luc Assi, a annoncé la mise en œuvre très prochaine d’un vaste programme de résilience face aux changements climatiques à Bocanda (Centre du pays), à l’ultime étape des journées africaines de l’écologie et des changements climatiques (JFAC) tenue vendredi dernier.

«Des études sont en cours pour le développement d’un vaste programme de gestion durable des territoires, des terres et de l’agriculture durable pour une meilleure résilience des jeunes face aux changements climatiques», a déclaré le ministre Jean-Luc Assi.

Il a expliqué qu’en attendant la finalisation des études, un groupe pétrolier, partenaire technique des JFAC, s’est engagé à financer le projet d’énergie renouvelable. Il s’agit du projet intégré d’une centrale solaire et d’une centrale à biogaz issue des effluents de manioc pour une hybridation énergétique dans les localités de Bocanda et d’Akoupé, a rapporté l’Agence ivoirienne de presse (AIP).

Pour M. Assi, toutes ces initiatives devraient permettre de créer des emplois verts, d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des communautés des régions du N’Zi, du Moronou et du département d’Akoupé.

— Gabon

-. Construite courant 2016, dans le district de Boléko, au village Kasamabika, au cœur du parc national de la Lopé, la première barrière électrique censée protéger les populations des intrusions des éléphants remplirait parfaitement son rôle. C’est, en tout cas, le sentiment du Pr Lee White qui s’est rendu sur place récemment. «Six ans plus tard, la barrière est bien entretenue. Ça fonctionne  bien, les éléphants restent chez eux, les populations sont tranquilles, les femmes sont soulagées», défend le ministre des Eaux et Forêts.

D’une longueur d’environ 4 kilomètres sur une superficie de 58 hectares, cette clôture électrique est la première construite dans le cadre du programme baptisé « Fil et Faune » exécuté par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) , à l’initiative du président de la République. L’objectif étant de limiter au maximum les dégâts occasionnés par les pachydermes dans les villages. Depuis, plusieurs autres clôtures ont d’ailleurs été installées. Mais dans certains villages, y compris dans l’Ogooué-Ivindo, à Mekambo notamment, le problème reste entier.

«Ces clôtures, quand elles sont bien construites et surtout bien entretenues, c’est un système qui marche, et qui nous permet de résoudre le problème du conflit homme/éléphant», assure le membre du gouvernement.

— Afrique du Sud

-.Près de 70 pour cent de la faune africaine a disparu depuis 1970, en raison de la perte de biodiversité et le réchauffement climatique, révèle un rapport publié par l’Indice Planète vivante du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Le rapport, présenté lors d’une conférence de presse internationale en ligne, indique que le déclin de la faune est dû au changement climatique, qui vient en troisième position après la destruction des habitats naturels et le braconnage.

Il estime la perte d’espèces sauvages à une moyenne de 66 % entre 1970 et 2018 et cite comme exemple flagrant le parc national de Kahuzi Biega, en République démocratique du Congo (RDC), où le nombre des gorilles des plaines ont diminué de 80 %, principalement à cause de la chasse.

« Bien qu’il s’agisse du troisième facteur, le rôle du changement climatique augmente très rapidement », a averti Marco Lambertini, directeur général du WWF. Il pointe du doigt la pollution de l’air, de l’eau et du sol, ainsi que la propagation d’espèces envahissantes par l’homme.

Pour inverser la perte de biodiversité et atténuer le changement climatique, le rapport appelle à une intensification des efforts de conservation et de restauration et à une production et une consommation alimentaires plus durables.

— Kenya

-. Le Service de la vie sauvage au Kenya (KWS) a annoncé la mort de la plus grande éléphante d’Afrique, à un âge estimé entre 60 et 65 ans dans un parc national kényan situé au sud-est de Nairobi.

Le KWS a déclaré que Dida, qui était peut-être la plus grande femelle à défenses d’Afrique et une matriarche qui vivait dans le parc national de Tsavo East, est décédée de causes naturelles.

Connue sous le nom de « Dida », l’éléphante a conduit son troupeau à travers de nombreuses saisons et des moments difficiles, selon le KWS.

Les éléphantes femelles vivent souvent dans des familles très unies et ont souvent de jeunes éléphanteaux à leurs côtés, tandis que les mâles ont tendance à être plus solitaires.

La mort de Dida arrive presque un mois après le décès d’un autre éléphant célèbre dans la réserve de Samburu, étendue aride dans le nord du Kenya qui fait face à l’une des pires sécheresses depuis 40 ans.

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