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Burkina : une organisation de la société civile accuse le pouvoir de vouloir sa liquidation


  21 Mars      19        Politique (23335),

   

Ouagadougou, 21 mars 2019, (AIB)-L’Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso  (ODJ) a accusé jeudi, le parti au pouvoir de «chercher à tout prix» sa liquidation, à travers dit-elle,  la multiplication des actes d’agression et de provocation contre ses militants.
«Face à sa force de mobilisation qu’elle représente du fait de la justesse de ses positions largement partagées par la jeunesse populaire, le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, pouvoir) et ses alliés tentent de présenter l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) comme une organisation  subversive, voire une menace pour leur pouvoir et qu’il convient à tout prix de liquider», a affirmé le président de l’ODJ, Gabin Korbéogo.
M. Korbéogo qui s’exprimait jeudi devant des journalistes, a regretté la multiplication des actes d’agression et de provocation contre les militants et sympathisants de l’ODJ qui seraient orchestrées par le MPP.
«Sous couvert de la lutte anti-terroriste, certaines autorités administratives et des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) pratiquent un harcèlement policier et judiciaire, des interrogatoires et détentions arbitraires, voire des menaces de mort sur des responsables et militants de l’ODJ et sur des populations dans plusieurs localités», a argué Gabin Gorbéogo.
Il a notamment cité des menaces et des intimidations qu’auraient proférées  des gendarmes, le 28 février 2019 à Sebba et le 1er mars 2019 à Boundoré (Yagha), contre des responsables de l’ODJ, parce qu’ils inciteraient les populations à ne pas collaborer avec les FDS.
M. Gorbéogo a aussi mentionné des tracasseries policières qui auraient eu lieu le 11 août 2018 au tour d’une conférence publique de l’ODJ à Sogpelcé (Boulkiemdé).
En outre, il a relevé l’interdiction d’organiser un meeting à Kantchari (Gourma), le 24 février 2019, alors que le maire aurait délivré deux jours plus tôt, une autorisation à manifester.
Gabin Gorbéogo a précisé aux hommes de médias, que « le projet  funeste» contre son organisation, se manifeste aussi par «des actes de répression ourdis» contre des  militants qui sont taxés de «voyous, de violents» et dont certains sont arrêtés, parfois jugés et condamnés.
D’après lui, d’autres formes d’abus sont utilisées qui sont entre autres, les campagnes d’intoxication et de diabolisation, la restriction des libertés de manifestation dans certaines localités et le refus et le droit d’occuper certains espaces publics.
Gabin Korbéogo a également interpellé les autorités au respect des droits des citoyens notamment les libertés d’expression et de manifestation au Burkina Faso.
Le premier responsable de l’Organisation a invité ses structures de base à poursuivre l’implantation de l’ODJ dans toutes les localités du pays.
Créée le décembre 2000, l’ODJ se présente sur son site web, comme une organisation «patriotique, anti-impérialiste et révolutionnaire», au service de la jeunesse burkinabè et d’ailleurs.

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