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CEDEAO : la lutte contre les défis sécuritaires et économiques, tributaire de la création d’un climat politique sain dans la sous-région (intervenants)


Rabat, 16/12/2017 (MAP)- Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis dans le cadre du 52è Sommet samedi à Abuja, ont souligné que la lutte contre les différents défis d’ordre sécuritaire et économique, qui pèsent sur la région, est tributaire de la création des conditions d’un climat politique sain et la consécration des principes démocratiques et de bonne gouvernance dans les pays de la sous-région.

Les intervenants dont des chefs d’Etat et de hauts responsables régionaux et onusiens, ont relevé, lors d’une séance plénière précédée par une réunion de travail à huis clos, que le renforcement de la transparence des opérations électorales et la résolution des différends politiques internes, avec des moyens pacifiques, sont à même de consolider les efforts de développement dans la région et d’éradiquer les différents facteurs d’instabilité qui menacent plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.

Dans ce sens, le président nigérian, M. Muhammadu Buhari, a passé en revue les grands défis auxquels fait face le continent en général et les pays de la CEDEAO en particulier, notamment l’extrémisme, les groupes terroristes, le trafic de drogue et l’immigration clandestine.

Il a rappelé, dans ce sens, le traitement inhumain réservé à des subsahariens en Libye, appelant à la mise en place d’un mécanisme régional pour l’évacuation, la réinstallation et l’autonomisation des ressortissants de la CEDEAO en situation difficile à l’étranger.

Le président nigérian a, par ailleurs, plaidé pour le recours au dialogue et à l’intermédiation pour parvenir à des solutions aux différends politiques dans l’espace ouest-africain, relevant le besoin urgent de renforcer les ressources de l’organisation et de soutenir les efforts visant sa réforme institutionnelle.

Pour sa part, le chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO, a souligné que « la présente session permettra d’évaluer la mise en œuvre des décisions que nous avons jugées pertinentes de prendre pour accroitre l’intégration de nos Etats, améliorer le mieux-être de nos populations dans un environnement économiquement prospère, apaisé et sécurisé ».

Le Sommet d’Abuja devra permettre aussi d’évaluer la situation politique et économique dans la sous-région ainsi que la mise en œuvre des textes et règlements pertinents en vigueur, a-t-il ajouté, notant que la situation financière de l’organisation, la question des réformes institutionnelles, engagées depuis quelques années, ainsi que les perspectives qui s’ouvrent à l’organisation dans les années à venir sont à l’ordre du jour de la réunion.

Le président togolais a, en outre, appelé à continuer à faire de la poursuite des actions de consolidation de la paix et de la sécurité régionale la priorité de la sous-région et ce, en favorisant la mise en place de la force du G5 Sahel et en renforçant la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, invité spécial du sommet, a exprimé, pour sa part, sa profonde satisfaction de la volonté commune de renforcer les liens historiques, sociaux et économiques avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, illustrés par l’accord de partenariat signé entre son pays et la CEDEAO, et qui ouvrira, a-t-il noté, des perspectives prometteuses pour la prospérité des peuples et la complémentarité économique dans la région.

De son côté, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a évoqué les grands défis auxquels est confrontée la région du Sahel et l’Afrique de l’Ouest tels les activités terroristes et le chômage des jeunes.

Il a appelé, dans ce sens, à mutualiser les efforts pour une mise en œuvre appropriée des différents agendas de développement tel l’Agenda mondial 2030 et l’Agenda africain 2063 et les objectifs de développement durable, ainsi que les initiatives de lutte contre les effets du changement climatique pour faire face aux différents facteurs d’instabilité.

De son côté, le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, a indiqué que grâce aux mesures hardies de redressement prises par la plupart des Etats membres, les économies des pays de la CEDEAO semblent renouer avec la croissance, rappelant qu’il y a quelques temps, la plupart des Etats de la sous-région connaissaient une conjoncture économique difficile provoquée par la chute des cours de produits de base, les effets du changement climatique et les problèmes dus à la menace du terrorisme violent.

« Le constat est indéniable aujourd’hui que notre sous-région continue d’être confrontée à des crises complexes et récurrentes qui mettent en péril la vie de nos populations et parfois même l’existence de nos Etats », a-t-il dit, expliquant que la lutte contre le terrorisme, la gestion des crises politiques internes, prennent trop souvent le pas sur les questions de développement économique et social.

Quant au président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, il a indiqué que la CEDEAO, l’une des plus anciennes communautés économiques régionales, est assurément l’une des plus dynamiques, relevant que ce dynamisme apparait à travers son important rôle dans le maintien de la paix et de la médiation, l’intégration économique, la libre circulation des personnes et des bines et la réalisation de son autonomie financière.

« Le présent sommet se tient à un moment où nombre d’initiatives sont en cours pour approfondir l’intégration économique du continent et accélérer la restauration de la paix en Afrique conformément à l’Agenda 2063 », a-t-il dit, précisant qu’un des projets phares de l’Agenda de 2063 porte sur la mise en place de la zone de libre-échange continentale.

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