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COM2019: Focus sur les politiques budgétaires, le commerce intra-africain et le secteur privé à l’ère du numérique


  23 Mars      37        Economie (23353),

   

Marrakech, 22/03/2019 (MAP) – Les politiques budgétaires, le commerce intra-africain, le secteur privé et l’économie numérique sont les principales thématiques qui ont dominé les travaux de la 38ème réunion du comité d’experts de la 52è conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (COM2019) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Cette réunion, clôturée vendredi soir par l’examen et l’adoption du rapport du comité, a constitué une plateforme inédite de discussion et d’échange pour les experts africains qui ont saisi cette occasion pour mettre en avant les avancées et partager les expériences de leurs pays dans les divers domaines en lien avec le thème de la COM2019 (Politique budgétaire, commerce et secteur privé à l’ère numérique : une stratégie pour l’Afrique), et formuler des propositions et des recommandations en vue d’aboutir à des résolutions pertinentes en faveur du développement de l’Afrique.

« Cette réunion de trois jours a été marquée par des discussions intenses et riches, menées avec clarté et responsabilité. Nous avons eu à examiner une dizaine de rapports traitant de différentes questions, notamment la situation économique, la mise en place de la zone de libre-échange continentale, les politiques budgétaires et le numérique, outre le rôle du secteur privé », a dit le président du Bureau du comité d’experts de la COM2019, Zouhair Chorfi, dans une déclaration à la presse.

M. Chorfi a fait savoir que la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) a suscité une attention particulière, puisqu’elle est une nouvelle réalité, indiquant que certains pays ont exprimé leur besoin en termes d’accompagnement.

« Notre souhait à travers les résolutions formulées à l’issue de cette réunion est que nous puissions mettre à la disposition des ministres, un ensemble de documents qui peuvent éclairer et aider à la prise de décision au niveau des différents gouvernements afin d’être dans une meilleure situation pour répondre à la problématique d’élever le niveau de la croissance et de l’emploi », a-t-il dit.

En ce qui concerne la consolidation du commerce intra-africain, Adam Elhiraika, directeur de la division de la macroéconomie et de la gouvernance de la CEA, avait noté que « pour réduire les vulnérabilités liées à la conjoncture économique mondiale, telles que le resserrement des marchés financiers mondiaux, les fluctuations monétaires, les sorties de capitaux et la volatilité des processus liés aux produits de base, les pays africains doivent renforcer leur résilience en combinant de manière appropriée les politiques budgétaires, monétaires, de taux de change et prudentielles pour maintenir leur dynamique de croissance ».

Lors de cette réunion, les experts se sont accordés sur le rôle crucial du numérique dans la collecte des recettes fiscales et l’optimisation de la gestion budgétaire, estimant qu’avec la digitalisation des processus, les pays africains gagneront énormément en termes de rapidité, productivité et efficience.

De leur côté, les experts marocains ont relevé que l’impact de l’économie numérique sur la politique budgétaire doit profiter au citoyen, citant quelques nouveaux instruments mis en place par le Royaume qui œuvre en faveur de la transformation digitale dans plusieurs domaines, en particulier l’administration publique.

« Le Maroc déploie d’importants efforts pour réussir cette transformation digitale et généraliser l’usage des nouvelles technologies sur les différents secteurs vitaux de l’économie », a fait savoir Mohamed El Gholabzouri, Adjoint au directeur du Trésor et des finances extérieures (DTFE), chargé du pôle financement relation extérieur au ministère de l’Economie et des finances.

Durant cette réunion, a-t-il poursuivi, le Royaume a formulé un certain nombre de propositions, dont l’amélioration de la coordination entre les pays et les institutions africains pour permettre au continent de répondre au mieux à ses préoccupations majeures, en particulier celles liées à l’importance de placer la jeunesse au cœur du développement à travers la focalisation sur l’éducation et l’emploi, outre un certain nombre de services de base.

Et d’ajouter que le Maroc a également appelé à la promotion de l’intégration régionale en Afrique et le développement de partenariats solidaires entre les pays africains, surtout les pays les moins avancés.

La COM2019, qui se tient du 20 au 26 mars courant, sous le thème « la politique budgétaire, le commerce et le secteur privé à l’ère du numérique: Une stratégie pour l’Afrique », met l’accent sur les apports du numérique, aussi bien au développement des échanges économiques en Afrique que sur le plan du renforcement des politiques budgétaires nationales, ainsi que sur l’amélioration de la collecte des recettes fiscales.

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