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Congo/Société : La coiffeuse Touadikissa appelle les femmes à briser les barrières professionnelles


  19 Mars      61        LeaderShip Feminin (411), Société (47769),

   

Brazzaville, 19 mars (ACI) – La coiffeuse mixte, Mme Amélie Rosine Touadikissa, a exhorté les femmes à se libérer du carcan des préjugés et de parvenir à briser les barrières professionnelles afin de se lancer sans complexe dans les chemins du choix de leur cœur.

Dans une interview exclusive accordée à l’ACI, elle a indiqué que les hommes et les femmes sont dotés des mêmes capacités intellectuelles et de la même force de l’esprit. «A toutes les femmes qui se sentent limitées dans leurs ambitions, osez rêver et ayez l’audace de poursuivre vos rêves», a-t-elle ajouté.

Célibataire, mère d’un garçon de 7 ans, Mme Touadikissa est passionnée et spécialisée dans la coiffure homme. Ainée d’une famille de quatre enfants, très jeune, elle a commencé dans la sphère de la coiffure en s’occupant de son cadet. «Après mon baccalauréat, j’ai dû arrêter mes études à cause des circonstances familiales en 2004, j’ai décidé de me pencher sur la coiffure», a-t-elle fait savoir.
Cela fait 11 ans que Mme Touadikissa pratique ce métier et continue à pâtir d’une discrimination et d’une stigmatisation de la part des autres.  «Certaines personnes apprécient et m’encouragent à poursuivre, cependant d’autres ne conçoivent pas qu’une femme puisse exercer ce métier.
Les préjugés des hommes qui refusent de confier leurs têtes à une femme et la suspicion des femmes qui pensent que toute femme autour de leur partenaire est une briseuse de foyer», a-t-elle poursuivi.
La recherche d’un maître fût des plus difficiles. Les propriétaires des salons de coiffure, me rejetaient uniquement parce que j’étais une femme. Les hommes ne croient ni au potentiel d’une femme, ni a son dévouement. «Je portais ma féminité comme un fardeau à force d’entendre des paroles dénigrantes à l’endroit des femmes», a-t-elle dit.

«Le début était difficile, mais avec la persévérance et la rigueur de mon mentor, j’y suis arrivée. Il n’y avait pas de traitement de faveur pour moi, je travaillais de 7h00 à 20h00. J’ai fini par me ressaisir et j’ai persévéré, tout en demandant l’aide de Dieu pour pouvoir exceller dans ce que je faisais et prouver aux hommes qui ne croyaient pas que quelque chose de bon peut sortir d’une femme», a confié Mme Touadikissa à l’ACI.

Rêvant de voir des femmes suivre cette voie particulièrement, et prendre soin de la «tête des hommes», elle a révélé qu’en pratiquant ce métier, son ambition est de monter un salon moderne avec plusieurs succursales à travers le pays.  Unique membre féminin au milieu d’une soixantaine d’hommes de l’association des coiffeurs de Brazzaville, Mme Touadikissa rêve d’une progéniture de femmes coiffeuses d’hommes pour changer le monde à leurs manières.

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