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Consultations présidentielles : Denis Mukwege plaide pour les réformes institutionnelles


  9 Novembre      6        Politique (13145),

   

Kinshasa, 09 novembre 2020 (ACP). – Le prix Nobel de la paix et directeur de l’hôpital Panzi de Bukavu, Dr Denis Mukwege, a indiqué avoir plaidé pour les réformes institutionnelles, à l’issue des entretiens qu’il a eus lundi au Palais de la nation, avec le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le cadre des consultations présidentielles entamées depuis le 2 novembre 2020.

Le gynécologue Mukwege a proposé des changements structurels pour mettre fin aux interminables crises que connait le pays.

« Notre pays ne décollera pas, son décollage sera toujours hypothétique si on n’a pas des réformes profondes, courageuses, ambitieuses qui permettront d’avoir une armée, une police, un service de renseignements apolitiques et professionnels », a-t-il dit, ajoutant que : « toutes les crises que nous connaissons c’est parce que chacun veut contrôler les institutions pour se maintenir au pouvoir. Il nous faut une Cour constitutionnelle et une CENI apolitiques. Si nous avons des institutions apolitiques, neutres, professionnelles, chacun pourra prévaloir sa capacité de gouverner et ne pas compter sur une hypothétique fraude »

Pour le Prix Nobel de la Paix, les crimes ne peuvent pas rester impunis étant donné que les criminels continuent à insécuriser l’Est du Congo, donc toute la République.

« Nous avons demandé au Chef de l’Etat de s’impliquer personnellement. Il doit être le porte-flambeau de cette lutte contre l’impunité en adressant une lettre demandant au Secrétaire Général des Nations Unies de s’adresser au conseil de sécurité pour la mise en œuvre d’un tribunal pénal international pour le Congo. Cette lutte contre l’impunité passera absolument par la mise en oeuvre des recommandations du rapport Mapping », a-t-il dit.

Le Dr Denis Mukwege a également demandé à nos dirigeants de rompre avec les antivaleurs qui caractérisent notre pays, notamment la corruption et le système de gouvernance qui avaient été installés. « La coalition ne doit pas être une oasis où se cachent les criminels. Je ne suis pas juge, mais s’il y a des personnes au sein de la coalition qui ont commis des crimes, il faudra qu’ils répondent de ces crimes », a-t-il insisté.

La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a exprimé la nécessité de tout mettre en œuvre en vue d’assurer le bien-être de la population, a déclaré à l’issue des entretiens lundi, dans le cadre des consultations, avec le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi, Mgr Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

« Nous avons eu un entretien franc, cordial. Cela a tourné autour des préoccupations que le Président de la République a formulées lors de son discours du 23 octobre dernier. Tout s’est passé dans une atmosphère cordiale, conviviale et franche. C’était un entretien entre responsables (…). L’Eglise a toujours été aux côtés de tout ce qui concourt au bien-être de l’homme », a dit Mgr Marcel Utembi Tapa,

Les évêques qui se sont dit satisfaits de ces échanges, ont insisté sur les points importants notamment, les principes qui doivent être préservés à tout prix et être pris en compte dans la recherche d’une solution politique appropriée : le primat du bien-être de la population sur toute autre considération politique, le respect de la constitution, la sécurité nationale, l’intégrité territoriale, la stabilité de l’Etat et de ses institutions, la paix sociale, l’Etat de droit et la démocratie .

« Quant à la résolution de la crise proprement dite, nous avons proposé deux pistes: l’axe politique qui porte sur l’évaluation de la coalition et l’axe électoral qui appelle les réformes nécessaires en vue de redonner à notre peuple la confiance pour avoir des institutions fortes de légitimité pouvant rapidement booster le décollage d’un véritable Etat de droit », a dit l’épiscopat.

Le Cardinal Fridolin Ambongo qui a été reçu en tant que personnalité, dans le cadre des consultations entamées depuis une semaine, a souhaité que ces consultations puissent apporter un changement dans la vie du peuple congolais qui « attend beaucoup ».

« J’ai rapporté au Président la situation dramatique dans laquelle vit le peuple congolais actuellement. Le peuple attend beaucoup de ces consultations. Le peuple ne veut pas que ces consultations soient une énième consultation et que sa situation continue à se dégrader. On attend beaucoup de ces consultations et il faudra qu’à l’issue de ces consultations la vie du peuple congolais change », a déclaré le Cardinal Fridolin Ambongo.

Au sujet de la coalition, il a expliqué qu’il revient au Président de la République de donner une position.

« Nous ne pouvons pas dire aujourd’hui ce que le Président va faire de tous les fruits de ces consultations, mais nous pensons qu’il faut qu’il y ait un changement. La situation actuelle a démontré des limites. Le peuple n’est plus au cœur de souci de ceux qui nous gouvernent. Et quand on est devant une situation pareille, il faut que quelque chose change, et le peuple attend ce changement. Quelle sera la nature de ce changement ? Nous laissons ça à la discrétion du Chef de l’Etat », a indiqué le Cardinal.

Les sénateurs CACH et alliés ont exprimé la nécessité de dégager une nouvelle majorité pour accompagner dans sa vision, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour ces élus d’obédience du Président de la République, la détermination d’une nouvelle majorité est nécessaire.

« Nos échanges ont tourné sur ce soutien que nous devons lui apporter dans la recherche de l’Union sacrée de la nation. Il y a beaucoup d’autres sénateurs qui ne sont pas de CACH qui se sont joints à nous. Il s’agit ici d’apporter notre soutien au Chef de l’Etat parce que l’annonce qu’il a faite est salvatrice pour la nation.

Il est important qu’une nouvelle majorité puisse se dégager pour l’accompagner dans sa vision qui est centrée sur le slogan le peuple d’abord. C’est possible, il y a beaucoup d’élus qui sont tout à fait d’accord avec le Président de la République », a déclaré le sénateur Célestin Vunabandi.

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