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Côte d’Ivoire: Des femmes journalistes s’instruisent sur la place de la journaliste politique


  13 Avril      219        LeaderShip Feminin (445), Médias (3432),

   

Abidjan, 13 avr (AIP) – Une plateforme baptisée Salon des jeunes femmes journalistes a consacré, vendredi, son deuxième Afterwork, au thème de « La place de la femme journaliste politique dans la société ivoirienne », une activité soutenue par la Friedrich Ebert Stiftung.

Il ressort des échanges et anecdotes qu’elles doivent s’investir et se battre pour conquérir leur juste place dans ce monde habituellement masculin parce que les hommes ne sont pas prêts à leur faire de cadeaux.

Première femme journaliste politique de la presse d’opposition, à La Voie, journal d’opposition à l’avènement du multipartisme en 1990, Norbette Zézé alias Nick Zeden, a déploré la faible proportion de femmes dont seulement 60 sur 600 sont détentrices de la Carte d’identité de journaliste professionnel selon les chiffres de la Commission paritaire d’attribution.

A son avis, cette situation est due, en ce qui concerne le journalisme politique, à des préjugés, à leur désintérêt pour le sujet. Elle les exhorte à être « prêtes dans la tête », disponibles, tenir à la crédibilité de leur signature, capables de travailler sous pression tout en gardant une bonne tenue, les assurant que cette rubrique n’a rien d’extraordinaire si la journaliste s’implique véritablement malgré toutes les contraintes.

Un panel a ensuite réuni, autour de la question, l’analyste politique Anne Marie Eba, la secrétaire de rédaction du Quotidien d’Abidjan, Rosemonde Kouadio et la blogueuse, Carelle Laeticia Goli, conseillère politique chargée du féminisme à Fredrich Ebert Stiftung, sous la modération de la présidente-fondatrice du Salon des jeunes femmes journalistes (NJF), Nesmon De Laure.

Pour Anne Marie Eba, elles sont inhibées par une forme de peur de prendre l’initiative pour affronter le terrain. Rosemonde Kouadio estime qu’elles peuvent trembler mais oser être professionnelles y réussir et briller.

« La place de la femme journaliste est la même que celle de la femme dans la société en général », souligne Laeticia Goli qui affirme que si les femmes journalistes ne s’intéressent pas à la rubrique politique, c’est parce qu’elles ne s’y intéressent tout simplement pas dans la vie de tous les jours.

Elle cite en exemple une loi qui, jusqu’en 1975, interdisait aux femmes d’exercer toute activité susceptible de contrarier leurs obligations conjugales. Outre ces pesanteurs sociales, toujours prégnantes, elle déplore le manque de modèles dans la sphère médiatique.

Les échanges ont permis à Awa Ouattara Koffi de l’ambassade du Canada, de les inviter à ne pas « brader » leurs rêves mais à penser à leur épanouissement personnel en faisant ce qu’elles aiment avec audace et ferme volonté.

La plateforme SFJ regroupe depuis 2017, des jeunes femmes journalistes, des bloggueuses et étudiantes en journalisme. Son premier Afterwork avait porté, en février, sur le thème « Réseautage en journalisme : pourquoi et comment ? »

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