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Côte d’Ivoire/ Inter/ Des appels au calme lancés après un mort lors de la campagne présidentielle au Sénégal


  12 Février      8        Société (48466),

   

Abidjan, 12 fev (AIP)- Les responsables politiques et la société civile au Sénégal ont appelé au calme, lundi soir, après le premier mort signalé depuis le début de la campagne présidentielle, lors de heurts entre militants du parti au pouvoir et de l’opposition.

Selon les médias sénégalais, un homme de 30 ans a reçu un mortel coup de poignard lundi à Tambacounda (452 km de Dakar), lors d’affrontements entre les partisans du président Macky Sall et du professeur Elhadj Issa Sall, deux candidats en campagne pour l’élection présidentielle au Sénégal.

La victime est un militant de « Benno Bokk Yaakaar », la coalition qui parraine la candidature du président sortant, là où son bourreau appartient au Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), la formation qui parraine Pr Sall, proche de la mouvance religieuse. Le drame serait survenu dans une bataille rangée née d’une « banale histoire d’affiche à l’effigie du candidat Macky Sall ».

Lors d’un rassemblement électoral, Macky Sall a demandé que toute la lumière soit faite puisque la campagne électorale ne saurait être un prétexte pour que la violence s’installe dans le pays. Il a appelé ses partisans à ne pas céder à la provocation, invitant ses adversaires à faire de même.

L’Association des éditeurs et professionnels de la presse (APPEL) a par ailleurs affirmé que huit journalistes suivant la caravane de campagne d’Issa Sall avaient été blessés à la suite de ces violences. Le directoire de campagne d’Issa Sall a dénoncé des sabotages de ses activités ces derniers jours, notamment le fait que son convoi a été temporairement bloqué par les forces de l’ordre samedi à Kolda (Sud), pour laisser passer celui de Macky Sall.

Cinq organisations de la société civile dont Amnesty International Sénégal et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) ont exhorté les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sur tous les actes de violence survenus depuis le début de la campagne électorale et traduire leurs auteurs en justice. Elles rappellent aux candidats et coalitions d’appeler leurs militants à respecter la liberté de manifestation, d’expression et d’opinion des adversaires politiques et de renoncer à tout recours à la violence.

Le Sénégal, qui a connu deux alternances (2000 et 2012) et aucun coup d’Etat, est présenté comme un modèle de démocratie en Afrique, mais les campagnes électorales y sont souvent émaillées d’accusations de corruption, de trafic d’influence, de désinformation et de violences. Cette mort porte à neuf (dont quatre gendarmes morts dans un accident) le nombre de personnes décédées depuis le début de la campagne électorale, le 3 février. dernier.

L’élection présidentielle est prévue le 24 février, tandis que la campagne prend fin le 22 février. Les candidats en lice sont le président sortant Macky Sall, Issa Sall, Ousmane Tonko, Madické Niang et Idrissa Seck.

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