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Côte d’Ivoire/ La BAD appelée à mettre la pression sur les Gouvernements pour investir dans la nutrition et la petite enfance


  17 Novembre      29        Coopération (4995), Finance (3737), Société (47768),

   

Abidjan, 17 nov (AIP) – L’ancienne épouse de Nelson Mandela, Mme Graça Machel, engagée dans le combat contre la malnutrition et la scolarisation de la jeune fille, demande à la Banque africaine de développement (BAD) de faire pression sur les Gouvernements africains afin qu’ils investissement dans la nutrition et la petite enfance.

Invité, vendredi, de la série de conférences « Eminent Speakers » de la Banque africaine de développement, conduites par l’institut africain de développement, Mme Graça Machel se prononçait sur le thème « Eduquer la jeune fille, autonomiser les femmes et renforcer l’Entreprenariat Féminin en Afrique ».

Pour elle, l’Afrique doit faire face à trois défis. Le premier, investir dans le capital humain en commençant par la base notamment la nutrition. Mme Graça Machel estime qu’un enfant malnutri présente un retard de croissance et aura du mal à atteindre tout son potentiel intellectuel.

« Une société avec des enfants avec un retard de croissance produit une société au développement en retard », a-t-elle affirmé, assurant que ces enfants qui sont les élites de demain vont grandir avec des « cerveaux mal développés ».

Pour le second défi, elle invite les Etats africains à lutter contre la pauvreté par la prise en compte de la jeune fille adolescente. « Investir dans l’éducation des filles n’est pas une option, c’est une obligation, une obligation nationale », a insisté Mme Graça Machel pour qui, il faut investir dans les enfants pour inverser le cycle de pauvreté.

« Plus, on investit dans l’éducation, plus on dégage des moyens pour la santé », a-t-elle ajouté.

S’agissant du troisième défi, elle invite les Etats à sortir les femmes du secteur informel. « On ne peut pas avoir de la croissance économique si on ne prend pas en compte toutes les femmes », a lancé Mme Graça, indiquant l’homme et la femme constituent ensemble, un acteur de développement.

kkf/fmo

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