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Le poisson zèbre pourrait aider à trouver un traitement réparateur de la moelle épinière (Etude)


   

Abidjan, 05 nov 2016 (AIP) – Le poisson zèbre pourrait détenir la clé d’un traitement réparateur de la moelle épinière dont la rupture entraîne la paralysie et souvent la mort chez les humains, selon une étude parue dans la revue Science, vendredi.

Après avoir observé ces poissons capables de régénérer leur moelle épinière, les chercheurs ont isolé une protéine jouant un rôle important dans ce processus, rapporte le site d’information www.francetvinfo.fr/.

Lorsque ces poissons ont la moelle épinière brisée, un processus réparateur se déclenche avec la formation littéralement d’un « pont ». « C’est l’un des exemples les plus remarquables de régénération de tissu dans la nature », estime Kenneth Poss, professeur de biologie cellulaire à l’Université Duke en Caroline du Nord, l’un des principaux auteurs de ces travaux.

« Vu le nombre limité de thérapies réparatrices disponibles, nous devons chercher des solutions chez les animaux comme le poisson zèbre », poursuit-il.

Ainsi, une recherche génétique a permis aux chercheurs d’isoler sept gènes particulièrement actifs codant des protéines importantes dans la régénération des tissus. Parmi ceux-ci, le CTGF qui, après avoir été bloqué, les poissons zèbres n’ont pas pu régénérer leurs tissus.

Les humains et poissons zèbres partagent un grand nombre de gènes, dont celui produisant la protéine CTGF qui est à 90% similaire à celle de cet animal. Quand les chercheurs ont inséré la version humaine de ce gène à l’endroit d’une blessure de la moelle épinière de poissons zèbres, les tissus se sont régénérés, redonnant aux poissons leur mobilité.

« L’effet de cette protéine est frappant », soulignent ces scientifiques. Ceux-ci pensent, malgré tout, que cette protéine n’est pas encore suffisante pour réparer à elle seule la moelle épinière chez les humains.

Ce, d’autant plus que chez les mammifères, le processus est plus complexe car des tissus cicatriciels se forment autour de la blessure. Des recherches vont donc être entreprises, probablement avec des souris, pour déterminer avec quels types de cellules de mammifère cette protéine induit une régénérescence des tissus.

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