APS MÉDINA BAYE : DES TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDE POUR LA PRÉVENTION DU COVID-19 ANP Agadez : La DGD fait découvrir le nouveau Code national des douanes ANP Diffa by night : Restez chez vous, on sécurise ! ANP Dosso abrite un atelier de sensibilisation des médias sur la participation politique des femmes ANP Niger : 3,8 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire en 2021 (ONU) AIP Côte d’Ivoire-AIP/Présidentielle 2020: Le RHDP exhorte les populations à tourner le dos aux fausses rumeurs à Grand-Lahou AIP Côte d’Ivoire-AIP/Présidentielle 2020 : Une cinquantaine d’observateurs bénévoles formés par le CNDH à Agboville AIP Côte d’Ivoire-AIP/Présidentielle 2020 : L’Association ‘’idées de paix’’ sensibilise pour des élections apaisées APS PRÉSIDENTIELLE IVOIRIENNE : OUATTARA ET KKB ONT TENU LEUR DERNIER MEETING MAP Côte d’Ivoire/Présidentielle : la CEDEAO dépêche des observateurs à Abidjan

COVID-19 : LE CACHET POPULAIRE DES NAVÉTANES INCOMPATIBLE AVEC LE PROTOCOLE SANITAIRE (PRÉSIDENT ASC)


  23 Septembre      5        Santé (7830),

   

Dakar, 23 sept (APS) – Le mouvement navétane trouve son charme dans son cachet populaire qui rend difficile l’organisation des activités culturelles et sportives en ces temps de pandémie de Covid-19, soutient Mamadou Ndiaye Diome président de l’Association sportive et culturelle (ASC) Hamo 456, dans la banlieue de Dakar.

’’Le mouvement navétane trouve tout son charme dans la popularité et par voie de conséquence il ne serait ni n’intéressant ni même idéal de le reprendre dans ce contexte de Covid-19 en organisant des matchs à huis clos’’, a-t-il déclaré à l’APS.

’’Le charme de ce championnat populaire est que les stades soient pleins. C’est cette dynamique populaire qui motive les acteurs’’, dit Mamadou Ndiaye Diome interrogé sur les impacts de la crise sanitaire sur les activités des ASC.

Il estime que le mouvement navétane, dans une perspective de garder son ’’charme populaire’’ a bien fait de suspendre ses activités sportives.

Diom écarte toute idée d’organiser des matchs à huis clos, ce qui ’’est contraire à l’esprit de cette ferveur populaire’’ de ce championat populaire, dit-il.

Et même ’’si l’on décidait de jouer à huis clos les matchs, techniquement, matériellement et financièrement, je ne pense pas que l’on ait les moyens de faire les tests aux joueurs et de respecter tout le protocole sanitaire’’, note-t-il, le ton pessimiste.

Selon lui, ’’beaucoup de jeunes Sénégalais qui n’avaient que le navétane pour éclore leur talent et espérer avoir de la visibilité pour se faire recruter par un club local ou autre, vont devoir sursoir à leur ambition’’.

Sous cet aspect, estime M. Diome, ’’on peut dire quand même que la crise sanitaire qui a mis beaucoup d’activités sportives au ralenti, aura un impact considérable sur l’avenir footballistique de ces jeunes talents’’.

Ces derniers, souligne t-il, ’’comptaient beaucoup sur la tribune qu’offraient les navétanes pour éclore leur talent et vont devoir attendre pour les échéances futures’’.

Et ’’le malheur’’, poursuit-t-il, d’une voix pessimiste, ’’c’est que l’on ne sait pas encore à quand la fin de cette pandémie, à quand la reprise des compétitions et des activités sportives !’’.

Pour le président de l’ASC Hamo 456, ’’la pandémie de Covid-19 devrait certainement inaugurer une période de réflexion en profondeur sur notre modèle de football et de compétitions’’.

’’Les enseignements à tirer de cette pandémie sont multiples. (…) Cela voudrait dire justement que nous ne sommes pas prêts à faire face à ces genres de situation’’, estime M. Diome.

Aujourd’hui, souligne-t-il, si les championnats européens ont été repris et par endroits achevés, cela veut tout simplement dire que ces clubs ont les moyens de faire face à des situations de ce genre.

En comparaison, il rappelle que la Fédération sénégalaise de football a presque arrêté le championnat à mi-parcours. ’’Financièrement et même techniquement, elle ne pouvait pas faire respecter ce protocole sanitaire’’, dit-il.

Sur ce dernier aspect, il a cité le respect des mesures barrières comme la distanciation physique, l’isolement d’un club ou l’effectivité de tests après chaque 48 heures ou à la veille de chaque match.

’’Si au niveau de la FSF on ne peut pas le faire, dans le mouvement navétane n’en parlons pas’’, se veut réaliste le président de l’ASC Hamo 456, fervent défenseur de ’’la sauvegarde’’ du charme populaire des matchs de navétane, très propice pourtant à une propagation du virus.

Mamadou Ndiaye Diome a toutefois ’’minimisé’’ les impacts économiques du Covid-19 sur la trésorerie des ASC.

’’Le mouvement navétane a une particularité selon laquelle quand il n’y a pas de matchs, on ne recrute pas de joueurs. Ce n’est pas comme le championnat ou y a un salaire et un contrat bien ficelé entre le joueur et le club’’, précise-t-il ;

’’L’ASC donne seulement des motivations aux joueurs qu’il emploie, proportionnellement au nombre matchs disputés, en plus de la tribune qu’elle lui offre pour gagner en visibilité’’, rappelle t-il.

Dans la même catégorie