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Cyclone Idai, le Mozambique compte ses victimes et prie pour éviter le pire


  26 Mars      35        Société (49904),

   

.-De Notre envoyé spécial: Ilias KHALAFI-.

Beira (Mozambique), 26/03/2019 (MAP) – Les dégâts causés par le cyclone Idai au niveau de la ville de Beira, située sur la côte est du Mozambique, ne peuvent pas passer inaperçus. A travers le hublot de l’avion des Forces armées royales, qui transportait des aides humanitaires aux sinistrés, nous sommes choqués par la vue d’immeubles détruits, d’arbres déracinés, de routes coupées et de vastes étendues de terres agricoles dévastées par les précipitations torrentielles et les crues des fleuves.

Pour un pays déjà en manque de ressources, cette catastrophe naturelle dresse un bilan économique très lourd qui vient s’ajouter aux pertes humaines qui se comptent par centaines. Le nombre de victimes devrait être revu à la hausse à mesure que les secours progressent. Le président Filipe Nyusi avait affirmé que « le bilan pourrait dépasser les 1000 morts ».

Les autorités locales sont sur le qui-vive pour atteindre les zones les plus enclavées et reculées où des populations sont toujours prises en otage sans accès aux besoins les plus basiques. Le ministre mozambicain de la Terre, de l’Environnement et du développement rural, Celso Ismael Correia, a affirmé, dans une déclaration à la MAP que, tellement l’étendue de ce désastre est énorme, il est impossible pour un pays tout seul avec ses propres moyens d’y remédier.

« C’est une situation très tragique, mais nous essayons de nous prendre en main en tant que nation », a-t-il affirmé, faisant état jusqu’à présent de 100.000 personnes sauvées et déplorant 449 morts.

Le cyclone, qui a pris forme le 04 mars au niveau du canal du Mozambique, a affecté de plein fouet les provinces du centre du pays. Il a été accompagné de rafales de vents forts qui ont atteint les 150 km/h et de pluies diluviennes.

Décrit par les organisations internationales comme étant le pire désastre naturel de l’histoire de l’Afrique centrale, le cyclone Idai a rencontré sur son passage près de 1,7 millions de personnes, selon les données satellitaires recueillies par le Programme alimentaire mondial (PAM).

« Durant les jours qui ont suivi le cyclone, nous avons essayé, simultanément avec les secours apportés aux populations enclavées, de rétablir les routes et d’assurer l’approvisionnement en énergie et le raccordement en eau », a souligné M. Correia qui suit de près les opérations de secours et de distribution d’aides.

Le défi principal aujourd’hui est de fournir de la nourriture et des abris et d’essayer d’éviter une crise sanitaire qui se profile à cause du manque d’eau potable, a-t-il estimé, prévenant qu’il n’est pas exclu de se retrouver face à des maladies telles que la malaria ou le choléra.

Le même constat est confirmé par l’Unicef qui rappelle, à ce titre, que « la promiscuité dans les centres d’hébergement, le manque d’hygiène, les eaux stagnantes et infectées posent des risques de maladies comme le choléra, le paludisme et les diarrhées ».

Ricardo Joao, un habitant de la ville de Beira, a décrit à la MAP la situation tragique vécue par les populations au lendemain de ce cyclone. Il a assuré que tout a été balayé sur sa trajectoire : les maisons, les arbres, les routes, et laissé la ville de Beira dans un état de délabrement total.

Beira, quatrième plus grande ville du Mozambique, semble à 90% détruite, s’est alarmée la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Toujours selon le témoignage de M. Joao, « les gens ne vont pas au travail, ne peuvent pas subvenir à leurs besoins de base tels que la nourriture ou les médicaments, et ce sont les femmes et les enfants qui en sont les plus affectés. Ils ne trouvent même pas de quoi manger ».

Dans un cri de désespoir, il a adressé un appel à la communauté internationale de venir en aide à cette région pour atténuer ses souffrances.

Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, avait lancé vendredi un « appel fort » à la communauté internationale pour financer l’action humanitaire urgente au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe suite au passage destructeur et meurtrier du cyclone Idai.

Plusieurs pays et organisations internationales ont répondu à l’appel. Le Bureau des Nations-Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a débloqué 20 millions de dollars, l’Union européenne a débloqué une aide de 3,5 millions d’euros et le Canada a prévu d’accorder une aide pouvant atteindre 3,5 millions de dollars.

Le Royaume du Maroc a envoyé, sur Très Hautes instructions royales, une aide humanitaire d’urgence aux victimes du cyclone Idai, et une deuxième livraison est prévue au cours de la semaine prochaine.

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