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Dakhla est devenue un carrefour africain d’échange en matière d’intelligence économique (ex-ministre burkinabé)


  8 Décembre      38        Economie et Finance (782),

 

Propos recueillis par El Hassan Ben Yahia. Dakhla, 08/12/2023 (MAP) – La ville de Dakhla est devenue un carrefour africain d’échange dans le domaine de l’intelligence économique, et un espace de réflexion et d’évaluation de l’état de la recherche en la matière, a affirmé, vendredi à Dakhla, l’ancien ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat du Burkina Faso, Harouna Kaboré.

« Au fil des rendez-vous, la Perle du sud est devenue une référence et un épicentre de la réflexion sur l’intelligence économique, offrant un cadre propice de discussion aux praticiens, chercheurs, enseignants et acteurs de la société civile », a indiqué M. Kaboré dans un entretien à la MAP, à l’occasion de la quatrième rencontre du Forum des associations africaines d’intelligence économique et le deuxième Congrès national de l’intelligence économique de l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Dakhla.

L’ex-ministre, également président d’un Think tank africain traitant des questions de l’intelligence économique, a mis en avant l’importance de ce type de rencontres dans l’approfondissement des connaissances et le développement des compétences. « La réflexion se situe au cœur de l’action, et il faut penser en premier puis agir afin de réussir toute œuvre. La théorie et la pratique sont deux éléments intimement liés », a-t-il soutenu. L’intérêt que porte plusieurs associations africaines à l’intelligence économique, et les actions menées par l’université ouverte de Dakhla et l’ENCG dans la promotion de cette discipline à travers la formation montrent, selon M. Kaboré, l’importance de cette thématique, qui doit être, davantage, objet de recherches, de questionnements, et de formations au sein des universités.

L’intelligence économique représente un mode de gouvernance de l’information, a-t-il relevé, notant que le développement de l’économie, des politiques publiques et de la capacité à relever les différents défis est tributaire d’une bonne maîtrise de l’information.

Dans ce sens, M. Kaboré, auteur d’un ouvrage intitulé « Influence et intelligence économique sur la prospective », a souligné que l’utilité de toute information réside dans sa conceptualisation, expliquant que les données disparates ne constituent pas d’informations en tant que telles, et ne servent pas à la prise de décision précise et efficace.

Au niveau de l’Afrique, cette discipline économique est susceptible de favoriser l’action de toute structure publique ou privée, en tant qu’un outil essentiel de traitement de l’information, a-t-il noté, ajoutant que le continent noir est appelé à apporter des réponses aux préoccupations des populations et à développer des politiques publiques appropriées.

A cet effet, des processus de planification et de développement de visions stratégiques, avec des prospectives allant sur plus de 40 ans sont conduites par les différentes organisations, notamment, les Etats, a-t-il fait observer, mettant en avant l’importance de l’intelligence économique dans l’élaboration des études sectorielles et des plans d’action qui en découlent.

Ainsi, l’intelligence économique influence la rédaction des études prospectives thématiques, la collecte et le traitement de l’information, et la création des outils nécessaires pour la définition de la politique publique, a-t-il précisé, ajoutant que la mise en place de politiques publiques durables offre à l’intelligence économique la possibilité de poser les bons diagnostics et à disposer des bons éléments de décision, a-t-il dit.

À cet égard, M. Kaboré a salué le développement que connaît le Maroc, qui est en train de « réussir beaucoup de chantiers, grâce à des politiques publiques efficaces et une vision stratégique à long terme, possible à travers la maîtrise de l’information ».

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