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DE LA CANDIDATURE DU PRESIDENT ALASSANE OUATTARA A L’ELECTION PRESIDENTIELLE D’OCTOBRE 2020 EN COTE D’IVOIRE


  25 Août      164        Politique (11273),

   

Le vendredi 07 août 2020 marquait le soixantième anniversaire de l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance. Dans sa traditionnelle adresse à la Nation à cette occasion, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA a retracé le parcours de ces six décennies d’existence fait d’épopées glorieuses, mais aussi de pages sombres.

 

Si la Côte d’Ivoire a enregistré des performances socioéconomiques exceptionnelles qualifiées de « miracle ivoirien » durant ses trente premières années d’indépendance pour s’essouffler par la suite, force est de constater, aujourd’hui, qu’elle est redevenue plus rayonnante, à tous égards, depuis l’accession à la magistrature suprême du Président Alassane OUATTARA en 2011. Par un leadership éclairé, il a repositionné en neuf (09) ans, la Côte d’Ivoire dans la dimension qui devrait être toujours la sienne.

 

Sur cette période, le Gouvernement s’est évertué à porter des programmes ambitieux dont les résultats se traduisent par un taux de croissance moyen de 8% par an sur la période concernée contre -5% en 2011, un taux de pauvreté qui est passé de 55,01% en 2011 à 39,4% en 2018, et une inflation qui se situait à 4,5% en 2011 contenue en moyenne annuellement à 0,8% jusqu’en décembre 2019, en dessous du seuil communautaire de 3%, grâce notamment à la politique de lutte contre la cherté de la vie.

 

Il convient de relever également :

  • l’accroissement des infrastructures communautaires de base (écoles, centres de santé, eau potable, électricité, voiries, couverture sociale, etc.) dans l’ensemble des trente-et-une (31) régions du pays et des deux (02) districts autonomes du pays ;

 

  • le taux d’accès à l’eau potable est passé de 50% en 2011 à 81% en 2018. Quant au taux de couverture de l’électricité, il est passé de 33% en 2011 à 80% à fin 2019, tandis que celui d’accès aux services de santé qui était de 44% en 2012 est passé à 69% en 2019

 

  • l’augmentation du pouvoir d’achat des populations, avec la revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), du traitement indiciaire du salaire des fonctionnaires, ainsi que des revenus de nos braves paysans ;

 

  • l’assainissement du climat des affaires pour favoriser l’investissement privé, permettant ainsi à des milliers de nos jeunes d’accéder à un emploi décent, et par voie de conséquence, de s’offrir des perspectives d’avenir dans cette Côte d’Ivoire qui se veut d’une prospérité inclusive.

 

L’intervention solennelle du Président de la République, le 06 août 2020, a également été marquée par l’annonce de sa candidature à la présidentielle du 31 octobre 2020. Une annonce dont il me semble important de rappeler le contexte.

 

Le Président Alassane OUATTARA, dont les vertus d’homme d’Etat ne sont plus à démontrer, à plusieurs reprises, a émis la volonté de transmettre le pouvoir d’Etat à une plus jeune génération. Cette ambition a été réaffirmée solennellement, le 05 mars 2020, devant les deux (02) chambres du Parlement et devant le Peuple de Côte d’Ivoire. Elle s’est concrétisée le 12 mars 2020, c’est-à-dire une semaine plus tard, par la désignation du Premier Ministre Amadou Gon COULIBALY, Paix à son âme, comme candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) à la présidentielle du 31 octobre 2020. Le Président Ouattara est donc allé au bout de sa parole comme il en avait pris l’engagement.

 

Malheureusement, le 08 juillet 2020, la Côte d’Ivoire a perdu l’un de ses plus illustres fils. Notre génération a perdu Amadou Gon COULIBALY, ce brillant homme d’Etat qui incarnait pour le RHDP l’héritage d’Alassane OUATTARA.

 

Cet événement tragique est survenu dans un contexte particulier. En effet, la Côte d’Ivoire faisait face, à l’instar des autres nations du monde entier, à une crise sanitaire sans précédent, avec ses conséquences économiques et sociales importantes. Déjà en alerte face au risque terroriste sous-régional, elle venait de subir également une attaque terroriste dans sa région nord, le 11 juin 2020. De plus, nous étions à douze (12) semaines de la date de la présidentielle et à huit (08) semaines du délai de dépôts des candidatures au niveau de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

 

C’est sous le coup de cette situation exceptionnelle, et au regard des enjeux pour la Côte d’Ivoire, qu’unanimement et de façon concertée, une grande partie des Ivoiriens dans leur diversité, et l’ensemble des cadres, militants et sympathisants du RHDP, ont sollicité le Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA pour un sacrifice supplémentaire pour la préservation des nombreux acquis.

 

Au cours de ce message à la Nation, le Président Alassane OUATTARA, qui a toujours répondu à l’appel des Ivoiriens, a bien voulu faire droit à cette requête face à ce cas de force majeure. En le faisant, il a pris sur lui de sacrifier sa parole et son image personnelle pour la Côte d’Ivoire. Nous nous en félicitons.

 

Il me plaît également d’indiquer que conformément à la nouvelle constitution du 08 novembre 2016 instaurant la IIIe République, dont le peuple souverain s’est librement doté, cette candidature est légale et conforme au principe fondamental de la non-rétroactivité des lois.

 

L’article 183 brandi par une partie de l’opposition, comme étant la disposition qui devrait empêcher cette candidature, est relatif à la continuité législative. Celui-ci prévoit que « la législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf l’intervention de textes nouveaux, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution. »

 

Cette disposition constitutionnelle encadre la reconduction des lois votées à l’Assemblée nationale. Elle concerne donc l’ensemble des textes de loi en vigueur dans notre pays et non l’ensemble des dispositions de l’ancienne constitution. Il est bon de préciser qu’en aucun moment cet article ne mentionne que les dispositions de la précédente Constitution qui venait d’être abrogée sont reconduites.

 

En tout état de cause, notre pays dispose, aujourd’hui, d’Institutions fortes, modernes et indépendantes. En la matière, il reviendra au Conseil Constitutionnel de trancher définitivement sur cette question, ainsi que celles relatives à toutes les autres candidatures déclarées.

 

Par ailleurs, la presse s’est fait l’écho de certaines manifestations isolées, mais ayant entraîné des pertes en vies humaines, des blessés, des actes de vandalisme et des dégâts matériels. Je voudrais indiquer que ces manifestations faisaient suite à un appel lancé par certaines formations politiques au mépris du cadre légal existant permettant d’encadrer ce type de manifestation.

 

Dans un communiqué publié le jeudi 13 août 2020, le Gouvernement ivoirien, conformément à sa volonté permanente de transparence et d’ouverture envers les médias, la société civile et tous les partenaires, a d’ailleurs pris à témoin la communauté nationale et internationale sur le caractère illicite et violent de ces manifestations, avant de réaffirmer son engagement à agir avec la plus grande fermeté pour préserver la quiétude des Ivoiriens et des populations vivant en Côte d’Ivoire.

 

La présente communication a pour objectif d’apporter la bonne information, dans le contexte actuel marqué par la prolifération d’informations incorrectes.

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