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« Dérives » sur les réseaux sociaux : le régulateur français veut renforcer sa collaboration avec le CNRA


  25 Juin      23        Médias (2139), Technologie (636),

   

Dakar, 24 juin (APS) – L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) de France souhaite renforcer sa coopération avec le régulateur sénégalais par le partage d’expériences, en vue de permettre aux deux parties de mieux faire face aux « dérives » sur les réseaux sociaux.

Dans cette optique, des équipes de l’ARCOM et du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal se sont réunis vendredi, à Dakar, pour réfléchir ensemble sur « les bouleversements technologiques et économiques induits par le numérique sur les écosystèmes numériques ».

« L’objet de notre collaboration est de voir ensemble comment on peut partager nos expériences et nos approches, pour arriver à dessiner ensemble une régulation qui sera à la fois respectueuse de nos valeurs de la démocratie, notre liberté d’expression et répondre au besoin de protection des valeurs de la République », a déclaré Roch-Olivier Maistre, président de l’ARCOM, anciennement Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Il a déploré le fait que « des contenus illicites qui ne sont pas conformes à la loi puissent être véhiculés en toute impunité sur les réseaux sociaux », insistant sur l’urgence pour les deux pays, à travers leurs régulateurs, « d’arriver à bâtir ensemble cette régulation du 20ème siècle ».

« C’est une approche qui est un peu différente de celle des médias traditionnels, parce que sur les réseaux sociaux, c’est des centaines de millions d’informations qui sont véhiculées à chaque seconde », a souligné Roch-Olivier Maistre.

« On a vu se développer la haine en ligne, la violence qui choque les opinions publiques qui sont aujourd’hui en demande de responsabilités, de régulation comme elles existent depuis longtemps dans nos pays en matière d’audiovisuel », a-t-il ajouté.

Il a souligné la nécessité d’inventer un « nouveau système de régulation en imposant aux géants du numérique des obligations de moyens, parce que c’est à eux de mettre en place des dispositifs pour lutter contre la haine en ligne, la désinformation (…) ».

Dans cette dynamique, il a insisté sur « la nécessité de mettre en place une supervision pour s’assurer qu’ils mettent bien en œuvre ces moyens et de donner aux autorités de régulation un pouvoir de sanction ».

« C’est ce qui va se passer avec le texte européen qui sera mis en place à travers le DSA’’, la Digital Services Act, une législation sur les services numériques proposée par la Commission européenne, qui a « un pouvoir de sanction qui va porter sur 6% du chiffre d’affaires mondial de la plateforme qui violera cette loi », a-t-il fait savoir.

Babacar Diagne, président du CNRA, a de son côté déclaré qu’il est arrivé « un moment d’exigence de collaboration parce qu’il faut lutter contre les propos haineux, mais surtout parce qu’on a réalisé que cela ne pouvait plus se faire à l’échelle d’un pays, mais plutôt à l’échelle de plusieurs pays ».

« Nous sommes attentifs à ce qui sera fait par l’Union européenne parce qu’on a vu que vous avez réussi à convaincre les géants du web, autrement dit les GAFA et les opérateurs, sur la nécessité de réguler, mais également vous avez réussi à avoir quelques retombées financières », a-t-il dit.

« Nous sommes doublement frustrés, non seulement parce que les GAFA sont là, impactent nos sociétés et nos démocraties, mais ne paient pas d’impôts », a-t-il souligné, estimant qu’une collaboration avec la France et l’UE « pourrait inverser la tendance ».

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