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Des chercheurs américains inventent un livre pour filtrer l’eau polluée


Abidjan, 29 sept (AIP) – Un groupe de chercheurs américains a mis au point un livre dont les pages, tout en comportant des instructions sur des mesures d’assainissement hydrique, sont susceptibles d’être utilisées pour filtrer de l’eau polluée.

Le « Drinkable Book » (littéralement « Livre buvable ») est un concept développé par un chercheur en chimie à l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh, aux Etats-Unis, Theresa Dankovich.
L’idée lui est venue après qu’elle eut inventé un nouveau type de papier bactéricide à base de nanoparticules d’argent, ainsi qu’un procédé de fabrication écologique bon marché.
Le nano-argent est un matériau à base d’atomes d’argent, produit sous forme de nanoparticules. La technologie a été testée pendant plusieurs années, lors de travaux menés successivement à l’université McGill, au Canada et à l’université de Virginie, aux Etats-Unis. Ses travaux ont été présentés lors de la 250ème réunion de la Société américaine de chimie à Boston.
Le principe de fonctionnement du « Drinkable Book » est simple. L’utilisateur déchire une page du livre, la met dans un porte-filtre et y ajoute de l’eau polluée recueillie dans une rivière, un ruisseau ou à partir de toute autre source d’eau contaminée.
« La porosité du papier permet aux micro-organismes d’entrer en contact avec les nanoparticules d’argent, reconnues pour leurs propriétés bactéricides. Le mécanisme primaire de purification ne concerne pas la suppression des bactéries à partir de l’effluent par filtration, mais consiste plutôt en leur suppression lors de leur passage à travers la structure du papier », explique Theresa Dankovich, dans une interview à SciDev.net.
Interrogée sur les raisons du choix d’un livre et pas de comprimés classiques, par exemple, Theresa Dankovich explique que « le papier présente l’avantage de fournir des informations-clés relatives à la santé et à la sécurité sanitaire de l’eau, afin de garantir une utilisation correcte des papiers-filtres. »
« La couverture du livre sert aussi de gaine protectrice pour les papiers-filtres », ajoute-t-elle.

Chaque livre comporte 50 filtres et « chaque filtre peut purifier approximativement 100 litres d’eau, soit de quoi fournir de l’eau potable à une personne pour une période d’un mois ou à toute une famille pour une période d’une semaine », précise Theresa Dankovich.
Les chercheurs en sont encore à la phase de développement du produit final et devraient effectuer sous peu de nouvelles expériences sur le terrain.
« Nous sommes en train de tester plusieurs prototypes et nous conduirons bientôt des tests de confirmation avec des utilisateurs au Ghana, au Bangladesh et en Afrique du Sud », affirme Theresa Dankovich.
Après le choix du prototype final, le produit sera prêt pour être commercialisé, probablement en 2016 ou en 2017.
Une campagne de financement communautaire a permis de recueillir en un mois une rallonge financière de près de 11 000 dollars américains (environ sept millions de francs CFA) auprès de 222 volontaires.
(AIP)
amak/cmas

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