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Des donateurs au chevet du Sahel central : 1,7 milliard USD mobilisé


  21 Octobre      181        Diplomatie (856),

   

Copenhague, 20/10/2020 (MAP)- Des donateurs réunis, mardi à Copenhague dans le cadre d’une table ronde ministérielle virtuelle, ont mobilisé un montant de 1,7 milliard USD pour faire face aux défis humanitaires et aux besoins croissants dans la région du Sahel central.

La levée de fonds a été opérée lors de cette conférence ministérielle, une initiative conjointe de l’Union européenne (UE), du Danemark, de l’Allemagne et de l’Organisation des Nations-Unies, avec la participation de donateurs et d’organisations internationales, ainsi que des pays concernés composant la région du Sahel central, en l’occurrence le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

« Il est rassurant que la solidarité internationale existe encore. Avec un engagement total de 1,7 milliard USD, je crois qu’il est juste de dire qu’elle existe bel et bien », s’est félicité le ministre danois de la Coopération internationale, Rasmus Prehn, à l’issue de cette conférence.

« Ce résultat est bien au-delà de ce que j’aurai espéré, mais la levée des fonds va bien sûr se poursuivre », a-t-il dit, assurant que cette opération permettra d’établir un socle solide pour une riposte plus forte aux défis humanitaires dans le Sahel central.

Le ministre danois a mis l’accent sur l’importance de privilégier des approches cohérentes, notamment à travers des partenariats avec des acteurs sur le terrain, « particulièrement les communautés les plus affectées, qui constituent la clé des solutions durables ».

Lors de cette conférence, les divers intervenants ont souligné que le Sahel central, en passe de devenir rapidement l’épicentre de l’une des crises humanitaires les plus difficiles et les plus complexes au monde, regroupe plus de 13,4 millions de personnes -une personne sur cinq- qui ont besoin d’une aide humanitaire urgente, soit cinq millions de plus que ce qui avait été estimé au début de l’année.

Notant que l’avenir de millions de personnes, quatre sur cinq âgées de moins de 35 ans, est en jeu, ils ont indiqué que la pandémie de COVID-19 a exacerbé les besoins sans précédent dans cette région dans le sillage des chocs climatiques et de la spirale des violences qui affectent des populations déjà très vulnérables.

Les estimations montrent que les confinements nationaux et autres mesures d’atténuation de COVID-19 ont immédiatement poussé 9,1 % supplémentaires de la population, soit environ 6 millions de personnes, dans l’extrême pauvreté et face au risque de crise.

L’insécurité alimentaire, les besoins de protection, les déplacements forcés, les difficultés d’accès et un paysage socio-économique fragile font que la situation risque de s’aggraver. Dans toute la région, 7,4 millions de personnes se trouvent en situation d’insécurité alimentaire aiguë, soit trois fois plus que l’année dernière et représentant une augmentation massive par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Plus de 150 centres de santé ne fonctionnent pas et quelque 3 500 écoles sont fermées, privant ainsi les communautés touchées par la violence des soins et de l’éducation les plus essentiels.

Dans la région transfrontalière du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur est passé de 70 000 à 1,4 million en moins de deux ans. Les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, notamment la violence sexiste et la violence contre les enfants, sont en forte augmentation. Plus de 6 600 personnes ont été tuées au cours des 12 derniers mois.

L’augmentation est particulièrement fulgurante au Burkina Faso où la violence a forcé un million de personnes à fuir leurs foyers depuis le début de 2019, dont 400 000 en 2020. La région orientale de Diffa au Niger continue en outre d’accueillir 125 000 personnes déplacées internes et 168 000 réfugiés nigérians qui ont fui les violences liées à la crise persistante dans le bassin du lac Tchad.

Devant cette situation alarmante, un financement est nécessaire de toute urgence. Près de dix mois après le début de l’année, les plans de réponse humanitaire restent gravement sous-financés. La communauté humanitaire estime qu’il leur faudra jusqu’à 1,4 milliard de dollars pour fournir une assistance vitale pour le reste de l’année et en 2021.

Des ressources supplémentaires seront également nécessaires pour l’assistance complémentaire au relèvement rapide et pour prévenir toute nouvelle détérioration de la situation dans le Sahel central.

Des engagements politiques forts sont également nécessaires de toute urgence pour relever les défis en matière de protection, d’accès aux populations vulnérables, de respect des principes humanitaires et du droit international humanitaire, et pour renforcer l’articulation entre les actions humanitaires, de développement et de paix.

La table ronde ministérielle de Copenhague a pour but de redonner l’élan politique nécessaire et de mobiliser le soutien des partenaires afin de répondre aux besoins et aux défis humanitaires urgents dans la région.

Elle fait suite à la réunion des hauts fonctionnaires qui s’est tenue le 8 septembre et qui a permis d’identifier et de recommander des actions et de nouvelles approches comme base d’une réponse immédiate et à plus long terme.

Les États membres et les autres partenaires clés ont fait des annonces financières adossées à des engagements politiques pour l’année 2020 et les années suivantes (2021-2022), couvrant les actions humanitaires et les engagements connexes à plus long terme.

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