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Des gamins désemparés après la mort accidentelle de leurs six employeurs sur un site d’orpaillage clandestin à Niakara


  1 Décembre      7        Société (27399),

   

Niakara, 1er déc 2020 (AIP)- Une vingtaine de personnes, des mineurs dont l’âge oscille entre 13 et 16 ans, en service sur un site aurifère d’exploitation illégale prés de Niakara (Centre-nord, région du Hambol) sont dans le désemparement et l’inquiétude suite à la mort accidentelle de leurs six employeurs dans un effondrement de terre survenu samedi 28 novembre 2020.

« Je ne connais personne ici. Je n’ai pas d’argent et je ne sais vraiment pas comment survivre, encore moins retourner au pays », a  déclaré, visiblement épuisé, abattu et inquiet, Chérif Ouédraogo Ousmane (14 ans), un orpailleur clandestin se disant employé de l’un des six exploitants illégaux d’or ayant atrocement perdu la vie dans la forêt classée située entre Loho et Niangbo, deux villages de la sous-préfecture d’Arikokaha, dans le département de Niakara.

Comme lui, Ali Payo (15 ans), Adama Nikiéna (13 ans), Sanou Fousséni (13 ans) et Paul Ouédraogo (16 ans) ont unanimement affiché leur ferme volonté de « rentrer au pays après la mort du patron », au cours d’un entretien avec l’AIP, dimanche, aux environs de 17 h, à Niakara, ville qu’ils ont ralliée le même jour après deux heures et demi de marche

 » Nous sommes au total 22 personnes, sensiblement de la même tranche d’âge, qui étions employées par ces six chefs morts dans le trou, samedi « , a fait savoir Paul Ouédraogo.

Selon plusieurs habitants des villages riverains des sites d’orpaillage clandestins dans les forêts classées de Niangbo, Loho, Kiohan, Pétionara et Kafiné (Niakara, région du Hambol), la présence et surtout le travail des enfants, convoyés en Côte d’Ivoire depuis des pays limitrophes, est une triste réalité dans les « Dagahs »  (site d’orpaillage clandestin).

(AIP)

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