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Des jeunes chercheurs camerounais mettent au point un procédé de production d’huile essentielle à partir de peau d’orange


Abidjan, 19 oct 2015 (AIP) – Une équipe de jeunes chercheurs camerounais vient de mettre au point une technique de recyclage des pelures d’orange pour obtenir des produits comme des huiles essentielles.

Les résultats de cette étude ont été récemment publiés dans la revue scientifique intitulée « Journal of agricultural science and technology », paraissant aux Etats-Unis.

Les recherches en question ont été conduites par Martial Oden Bella, technicien en chimie industrielle et doctorant en développement international à l’université de Dale Kietzman, représentation de Douala, au Cameroun.

Il a expliqué à SciDev.Net que l’extraction de l’huile essentielle des pelures d’orange a été possible grâce à un appareil appelé hydro-distillateur qu’il a conçu lui-même.

Il ajoute que cette huile essentielle a des propriétés anti-inflammatoires, antidiabétiques, larvicides et anti-oxydantes.

« L’huile essentielle obtenue à partir des peaux d’orange a une activité larvicide contre les larves du moustique qui provoque la fièvre jaune », soutient le chercheur.

Ces travaux ont vu la collaboration de Patricia Kamegne Djidjou, doctorante en biochimie à l’université de Douala et Justine Yvonne Donga Kenfack Kelack, de l’unité de recherche de développement à Dale Kietzman à Douala.

Ces dernières ont confié à SciDev.Net que cette recherche est aussi utile dans la lutte contre le diabète de type 1, communément appelé diabète insulinodépendant.

« Cette huile essentielle est capable d’induire la sécrétion de l’insuline par régénération de cellules mortes ou de stimuler davantage leur sécrétion par les cellules du pancréas », affirment-elles.

Selon Bernard Sandjong, pharmacien à Douala, les travaux de cette équipe de chercheurs constituent « l’une des recherches les plus abouties sur le plan national concernant les variétés sauvages ».

« La technique utilisée par ces jeunes pour avoir de l’huile essentielle, ajoute-t-il, est l’hydro-distillation alors que les gens le font partout ailleurs par expression. Et le profil chimique n’est pas semblable aux autres à cause de la nature du sol, du climat et de l’environnement dans lequel ces fruits sont produits ».

S’il pense que cette huile essentielle pourra être utile dans la fabrication de parfums, Bernard Sandjong estime qu’elle le sera beaucoup moins pour ce qui est de la fabrication de laits de toilette. « Tout simplement parce que c’est une huile photosensible qui, au contact du soleil, peut créer des allergies sur la peau », explique-t-il.

Quant à Lucien Yoppa, ingénieur de génie industriel en développement international et responsable de projets à la Fondation camerounaise de la terre vivante (une organisation qui œuvre dans le développement durable), il pense que cette recherche est une contribution de plus au recyclage des déchets, opération essentielle pour notre environnement.

Il fait remarquer qu’au Cameroun actuellement, l’unique méthode de traitement des déchets biodégradables ou non biodégradable est l’enfouissement, avec toutes ses conséquences.

« Une fois dans le sol, énumère-t-il, ces déchets polluent le sous-sol, contaminent la nappe phréatique et l’eau que boivent les populations. A l’air libre, ils produisent des gaz à effet de serre qui sont responsables des changements climatiques avec tous leurs corollaires. »

« Sur le plan économique, au lieu de les jeter, les peaux d’orange pourront désormais être revendues. Ce qui apportera des revenus supplémentaires aux vendeurs d’oranges », conclut Lucien Yopa.

La prochaine étape de cette recherche qui aura coûté environ deux millions de francs CFA à ces jeunes chercheurs consiste à prouver les propriétés de l’huile essentielle, à démontrer son intérêt économique et à produire un document de vulgarisation de cette découverte scientifique.

amak/cmas.

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