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DES PARLEMENTAIRES VEULENT S’INVESTIR DAVANTAGE DANS LA GESTION DES RESSOURCES FORESTIÈRES


  1 Décembre      19        Environnement/Eaux/Forêts (3638),

   

Dakar, 30 nov (APS) – Le réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (REPES) veut renforcer le rôle du Parlement sur les grandes problématiques de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles dans le cadre du projet « GEF6 GLOBE législateur », a déclaré mardi, son président, Ibrahima Baba Sall.

« Le projet +GEF6 GLOBE législateurs+ a travaillé à renforcer le rôle du Parlement dans sa triple mission de voter des lois, de contrôler l’exécutif et d’information du public sur les grandes problématiques de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles », a expliqué M. Sall, par ailleurs, président de Globe-Sénégal.

S’exprimant lors d’un point de presse, il a avancé que « cette nouvelle dynamique vise à consolider durablement les ressources forestières et le capital naturel tout en fournissant des biens, et services nécessaires au maintien des services éco systémiques ».

La rencontre avec les journalistes portait sur des études sur « la Grande muraille verte-REDD et compatibilité économique environnementale ».

’’Le REPES (…) mène des actions de préservation de l’environnement et accroit l’influence des élus sur les politiques, à toutes les échelles géographiques et institutionnelles sur la Grande Muraille verte (GMV)’’, a-t-il notamment indiqué.

Pour les parlementaires, a-t-il fait savoir, « la REDD va promouvoir les incitations pouvant contribuer à mieux protéger, gérer mais surtout utiliser de manière durable leurs ressources forestières’’.

’’Aussi, la REDD vise à soutenir toutes les actions de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts tout en préservant la biodiversité’’, a ajouté Ibrahima Baba Sall.

Selon lui, le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), ainsi, convaincu de l’opportunité de l’adhésion à la REDD et de l’engagement des parlementaires à mieux protéger les ressources forestières, a enclenché cette adhésion au programme ONU-REDD pour le Sénégal.

« Cette adhésion donne la priorité aux stratégies qui ont été développées à partir des lois, réglementations et politiques existantes notamment le projet de loi sur la biodiversité en cours », a-t-il dit.

’’Dans le même sillage, le renforcement de la gouvernance environnementale conformément au programme ONU-REDD aura des impacts dans les conditions de vie des communautés locales et d’autres domaines qui composent le capital naturel tels que les forêts, les ressources minières, l’agriculture, l’eau, et la biodiversité », a-t-il souligné.

Il a aussi assuré que les parlementaires veulent, toutefois, continuer à renforcer le plaidoyer pour une synergie nationale, un plan d’actions REED pour le Sénégal, à s’impliquer activement pour la création d’organes locaux autonomes de gestion des crédits carbone.

Ils vont également mener, selon lui, un plaidoyer actif pour des budgets conséquents pour le MEDD et ses services, à la hauteur des nombreux défis environnementaux, assurer la communication sur les ODD auprès des citoyens pour une appropriation nationale, une large participation, une transparence totale et une responsabilité partagée.

Il s’agit d’utiliser les données statistiques pour prendre des décisions informées ainsi que l’élaboration de schémas de financements novateurs, s’agissant de la comptabilité économique environnementale, a indiqué M. Sall.

Il a aussi expliqué que la valorisation des services des écosystèmes forestiers requiert une prise en compte des secteurs tels que les forêts, les ressources minières, l’agriculture, l’eau, et la biodiversité.

« Il faut une réelle volonté politique et un accompagnement des partenaires techniques et financiers pour une bonne mise en œuvre du système de comptabilité économique environnementale car, elle nécessite des moyens financiers importants », a suggéré le président du projet Globe.

Ibrahima Baba Sall a souligné que « la définition d’une politique forestière dans le contexte de la décentralisation et de lutte contre la pauvreté pour la période 2005–2025 relativement à sa composante aménagement et gestion rationnelle des forêts, a pour ambition de relever les défis en matière de gestion durable des forêts ».

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