AIP Législatives 2021 : des militants de base RHDP de Grand-Bassam souhaitent le respect de leur choix AIP Législatives 2021 : Civis-Côte d’Ivoire appelle à la mobilisation des partis politiques pour consolider la démocratie AIP Des recommandations pour remettre l’école sur les rails à Zuénoula AIP Le « bon ton » recommandé lors de la campagne des législatives APS PRÉSIDENCE CAF : UNE RENCONTRE AU SOMMET ENTRE RESPONSABLES IVOIRIENS ET SÉNÉGALAIS (MÉDIAS) APS COVID-19 : LE CDC VISE ’’LES MEILLEURS VACCINS’’ POUR LE CONTINENT APS EL HADJ FAYE ‘’SAMINA’’ : ‘’LES MUSICIENS FONT ACTUELLEMENT PLUS DANS LE FOLKLORE’’ APS CHAN : LE VAINQUEUR EMPOCHERA UN PEU PLUS DE 675 MILLIONS DE FRANCS CFA AMI Les questions de la sécurité, de la stabilité et de l’annulation de la dette au centre de la visite du Président de la République à Bruxelles’ ACAP Le gouvernement appelle au respect du couvre-feu

Economie : L’enregistrement général des usagers du marché de Comè, pomme de discorde entre le comité de gestion et la mairie


  7 Janvier      12        Economie (10798),

   

Porto-Novo, 07 janv. 2021 (ABP) – Le comité de gestion du marché central de Comè a, lors d’un entretien mercredi avec l’ABP, exprimé son mécontentement face à la méthode mise en place par le conseil communal de la localité en vue du relogement des usagers sur l’ancien site réhabilité grâce au financement du Projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (PAURAD). Selon le comité, la mairie procède à un nouvel enregistrement des usagers alors que la mairie déclare faire un enregistrement général des usagers en vue du zonage par spéculation dudit marché.

Par Catherine AGBANOU

 

Pour le comité de gestion du marché central de Comè, la mairie a entendu son cri de cœur en trouvant le financement pour la réhabilitation de ce lieu d’échange commercial à grande envergure internationale. A en croire le comité, les boutiques qui ceinturent le marché répondent à l’aspiration des usagers de même que les hangars. Mais toutes les réalisations promises au démarrage des travaux, rappelle le secrétaire du comité de gestion, Georges Amètépé, n’ont pas été faites. A l’en croire, les travaux d’assainissement et d’éclairage à l’intérieur du marché n’ont pas été réalisés. Ces travaux qui n’ont pas été entièrement finalisés constituent pour Geneviève Agnihouèdé, revendeuse de maïs et secrétaire de la section produit vivrier, une grande inquiétude parce que, souligne-t-elle, « le délogement effectué n’était pas fait pour une longue durée comme c’est le cas actuellement ». Aussi, indique-t-elle, toutes les boutiques et hangars détruits n’ont plus été entièrement reconstruits et cela constitue déjà un souci pour le comité qui, dit-elle, «  continue de réfléchir sur la clé de répartition qui pourrait être la meilleure à adopter ».

 

Des boutiques et des hangars en attente de mise en service

Ces boutiques et hangars construits à coût de millions et qui devraient être mis en exploitation depuis fin octobre 2020 pour contribuer à la mobilisation des ressources propres a estimé le secrétaire du comité, Georges Amètépé, sont toujours fermés. Pour lui, le conseil communal est le seul habilité pour donner les vraies raisons. Par contre, pour d’autres membres du comité, plusieurs causes expliquent cet état de chose. Il s’agit par exemple, à en croire Geneviève Agnihouèdé, des conditions de cession des boutiques, notamment le paiement des impôts exigés en même temps que les avances sur loyers, toutes choses qui ne sont pas du goût du comité. Pour la secrétaire de la section produit vivrier, le nouvel enregistrement des usagers en cours dans les locaux de l’ancienne mairie sur la base de paiement de mille (1 000) francs comme droit d’accès au marché depuis le lundi dernier n’est connu d’aucun membre du comité de gestion de même que l’objectif visé or, précise-t-elle, « les usagers devraient être réinstallés sur la base de l’enregistrement fait avant leur délogement sur le site provisoire d’animation du marché ». Pour elle, la grande interrogation qui taraude les esprits est le sort qui sera réservé aux bonnes dames délogées et dont les noms figurent dans la base de départ. De son côté, Georgette Afanou, revendeuse de divers et membre du comité de gestion du marché de comè, qualifie de destructrice la démarche enclenchée par la mairie sans avoir au préalable consulté le comité de gestion avec qui tout le processus avait commencé. Bibiane Sègbo, également membre du comité de gestion a, quant à elle, suggéré à la mairie de tenir promesse en réinstallant d’abord les usagers enregistrés au départ pour éviter d’attiser inutilement le feu de haine entre le comité de gestion et la mairie de même qu’au sein de la population.

 

La part de vérité de la mairie

La mairie indexée par le comité de gestion a, par la voix du chef service affaires économique et fiscalité (C/SAEF), Annick Agossou, désapprouvé le comportement du comité de gestion qui déclare n’est pas au courant de l’enregistrement qui se fait. Selon la C/SAEF, l’enregistrement en cours est différent de l’installation des usagers dans les hangars construits. Pour elle, l’enregistrement qui fait objet de polémique, est un enregistrement général des usagers du marché pour pouvoir zoner le marché par spéculation. « Si on n’a pas le nombre approximatif des usagers du marché, le zonage par spéculation ne peut pas être possible », a-t-elle laissé entendre avant de préciser que ce n’est qu’après le zonage que la mairie décidera de la zone à confier au terminot à paiement électronique (TPE) en expérimentation dans quatre communes dont la commune de Comè.

A propos des travaux d’assainissement non effectués, la porte-parole de la mairie a estimé que ‘’la plus belle femme du monde ne peut offrir que ce qu’elle a’’. Pour elle, c’est ce que la mairie a pu faire pour assainir le marché. Selon la C/SAEF, le comité de gestion du marché étant médiateur entre les usagers du marché et la mairie, ne peut plus poser le problème d’assainissement parce que, dit-elle, « il est au courant de tout ce qui a été fait dans le marché». Pour elle, il s’agit d’un problème technique qui n’a rien à voir avec la situation actuelle.

 

Avantage de l’enregistrement des usagers

Pour Annick Agossou il est important pour les  usagers de se faire enregistrer aujourd’hui et d’avoir la carte d’accès au marché puisque souligne-t-elle, « sans la carte d’accès on ne peut pas dire qu’on est usager du marché ». Pour le prouver, poursuit-elle, « il faut nécessairement détenir le ticket d’occupation dans le marché soit le ticket d’occupation de domaine public qui est de 1 000f soit le ticket de location de hangar ou les droits de place sur marché ». L’idée agitée dans l’opinion publique étant que la mairie procède à l’enregistrement de nouvelles personnes pour les installer dans les hangars, la C/SAEF a précisé qu’il s’agit plutôt d’un enregistrement général des usagers du marché.

Pour trouver un terrain d’entente entre les deux parties, une réunion s’est tenue ce jeudi entre l’exécutif communal et le comité de gestion du marché de Comè. Aux dernières nouvelles, chaque partie est repartie sur de nouvel engagement en vue de ramener la paix au sein de la population.

D’envergure internationale, le marché central de Comè est réhabilité en 2020 par la mairie sous financement du Projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (PAURAD) avec la construction de soixante boutiques de type moderne qui ceinturent le marché, des hangars, des blocs latrines pour femmes et hommes nouvellement construits à l’intérieur dudit marché.

Dans la même catégorie