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EDITION 2020 DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA : UNE CONFERENCE DEBAT MARQUE LA CELEBRATION


  2 Décembre      19        Santé (8679), Société (27662),

   

Lomé, 2 déc. (ATOP) – Une conférence débat sur « L’impact de la pandémie de la Covid19 dans la lutte contre le VIH dans le monde et au Togo » a marqué la célébration de l’édition 2020 de la journée internationale de lutte contre le Sida, le mardi 1er décembre à Lomé.
Cette rencontre d’information est une initiative du Conseil national de lutte contre le SIDA et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST). Célébrée chaque le 1er décembre, cette édition est placée sous le thème « Solidarité internationale et responsabilité partagée » sur le plan international et « La lutte contre le VIH dans le contexte de la pandémie de la Covid-19 » au plan national.
Cette journée est une occasion pour marquer la solidarité avec toutes les personnes affectées et infectées par le VIH ; faire le point sur l’évolution de la pandémie dans le monde et dans les pays et sensibiliser la population sur les défis et questions d’actualité dans la riposte contre cette infection.
Les questions débattues lors de cette conférence ont porté sur l’impact de la pandémie de la Covid-19 dans la lutte contre le VIH à travers la gestion des intrants médicaux par le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS), les hépatites et les IST au Togo ; la perception de l’impact de la pandémie par la société civile et les PVVIH ; La mise en œuvre d’un projet VIH dans le contexte de la Covid-19 : cas de #EAWA (Ending aids in west Africa).
En effet, dans le contexte de la pandémie, les parties prenantes ont continué les activités de lutte contre le VIH malgré les contraintes liées aux mesures sanitaires, sécuritaires et administratives.
Selon le coordonnateur national CNLS/IST, Pr Pitche Vincent, le début de la pandémie a entrainé une fermeture totale ou partielle des usines de production des ARV pédiatriques et des réactifs de la charge virale en Chine et en Inde, ce qui a provoqué le retard de livraison ou carrément la rupture de ceux-ci. Des enquêtes en ligne aux PVVIH, a-t-il poursuivi, ont permis de constater que la pandémie a entrainé la baisse de la fréquentation des centres de santé par peur de se faire contaminer par le virus (COVID-19), ce qui a eu un effet socio-économique sur les PVVIH, occasionnant des pertes d’emploi, le baisse de revenus et la violation de certains droits humains.
Ces problèmes ont été corrigés, entre autres, par la mobilisation des districts communautaires, le rapprochement des dates de livraison des stocks d’ARV et des mesures de protection sociale.
Les actions menées dans le cadre de la lutte contre le VIH
Plusieurs actions ont été menées au Togo dans le cadre de la lutte contre le VIH, notamment l’élaboration du Plan stratégique national (PSN) 2021-2025 et ses documents connexes que sont le Plan opérationnel 2021-2023 et le Plan national du suivi évaluation. Le PSN a pris en compte plusieurs innovations programmatiques (la prophylaxie préexposition, les nouvelles stratégies de dépistage : index testing, l’autotest) et a également mis l’accent sur les droits humains et le genre. Le Plan opérationnel a, quant à lui, pris en compte les défis de la pandémie et les mesures sécuritaires avec les incertitudes liées à cet état de fait.
Selon le coordonnateur national, le Togo dispose aussi de nouveaux documents de politique VIH vision 2030 et d’un Plan national pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME). « Dans le cadre du processus de mobilisation des ressources, le Togo a élaboré une note conceptuelle VIH/Tuberculose qui a été validée par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le paludisme », a rappelé le Pr. Pitche.

La prévalence stable depuis 5 ans
Le coordonnateur national a précisé qu’au Togo, la prévalence est stable depuis 5 ans et est estimée à 2,1% en 2019 avec 114.000 PVVIH. En matière de prévention du VIH de la mère à l’enfant, le Togo a un taux de couverture géographique des sites PTME de 84% et plus de 76% des femmes enceintes séropositives attendues en 2019 avaient reçu des traitements ARV.
Selon le Pr. Pitche, « dans le cadre des objectifs de 3 x 90 de l’ONUSIDA adopté par le Togo, 69% des PVVIH connaissent leur statut VIH, plus de 97% des PVVIH connaissant leur statut VIH étaient sous traitement, ce qui démontre que la quasi-totalité des PVVIH connaissant leur statut ont été mis sous traitement ». Par contre, ajoute le coordonnateur national « nous avons un grand défi à relever. Il s’agit de l’augmentation de l’offre de services de la charge virale. Nous allons collectivement nous pencher avec plus d’acuité sur la résolution du problème d’accès à la charge virale en 2021 ».
Le professeur Pitche a souligné que désormais, ils changeront les stratégies classiques de sensibilisation en s’appuyant sur la société civile, faisant une décentralisation des services de dépistage et de charge virale pour tous les districts. Il s’agira aussi, dit-il, de se baser sur les réseaux sociaux et les pères éducateurs, afin de toucher plus de jeunes et d’avoir d’ici 2030, une génération sans Sida.
Le directeur pays de l’ONUSIDA, Dr Eric Verschueren a précisé que les PVVIH âgées et ayant des problèmes cardiaques et pulmonaires sont exposées à un risque élevé de contracter le virus (COVID-19) et développer des symptômes plus grave. Il a invité toutes les personnes vivant avec le VIH Sida, à respecter les mesures préventives, afin de minimiser leur exposition au virus de coronavirus.
Le directeur pays a félicité les actions du gouvernement et lui recommande de s’occuper plus des inégalités au niveau de la population en mettant en place des programmes pour la prise en charge des PVVIH et les personnes infectées par la Covid-19.

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