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« En Guinée, 110 000 personnes sont atteintes du VIH et seulement 48 000 sont sous traitement ARV), dixit Kadiatou Bodjè Baldé.


  4 Décembre      68        Santé (13309),

   

Conakry, 03 déc. (AGP)- La vice-présidente du Réseau Guinéen des Associations de Personnes infectées et affectées (REGAP+), Kadiatou Bodjè Baldé a affirmé qu’en Guinée, 110 000 personnes sont atteintes du VIH et seulement 48 000 qui sont sous traitement Anti Rétroviral (ARV).

Elle a fait cette déclaration, mercredi, 1er décembre 2021, à l’occasion de la commémoration du 33ème anniversaire de la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida, tenue à la terrasse du Stade du 28 Septembre.

A l’entame de ses propos, Kadiatou Bodjè Baldé a remercié les autorités guinéennes, les partenaires techniques et financiers pour les efforts fournis pour favoriser un accès aux soins et à une prise en charge de qualité des personnes vivant avec le VIH/Sida en Guinée.

Aujourd’hui, selon la vice-présidente, la Guinée dispose de 142 centres de dépistage volontaire et de 766 sites de prévention de la transmission de mère à l’enfant.

Malgré ces efforts fournis, déplore-t-elle, les difficultés persistent pour l’atteinte des trois 90 de l’ONUSIDA à l’horizon 2030 car seulement 62% de la population a accès au dépistage volontaire, 45% sont sous traitement et 23% seulement parviennent à la suppression de la charge virale.

Elle a par ailleurs regretté du fait que le premier 90, soit loin d’être atteint car, selon elle, les kits de dépistage sont souvent non disponibles dans les sites. Et les campagnes de dépistage communautaire sont de plus en plus rares tandis que le pays est confronté à 7 200 nouvelles infections par an.

« Au moment où certains pays se fixent pour objectif, l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant, le diagnostic précoce des enfants et la prise en charge pédiatrique restent encore un problème en Guinée. Notre constat ressort que certaines femmes enceintes n’ont pas accès au dépistage et par conséquent, donnent naissance à des enfants séropositifs ce qui ne devrait pas être le cas », déplore la vice-présidente.

Pour clore son intervention, elle dira que l’implication de la communauté et la disponibilité des intrants dans les sites favoriseraient l’atteinte du premier 90 et elle exhorte les autorités et les partenaires à appuyer la Guinée dans ce sens.

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