ACI Chine : La gouvernance et le développement centrés sur le bien-être du peuple ACI Congo : Les établissements de brassage de la population, un outil précieux contre le tribalisme, selon le président de la république ACI Congo : Un accord d’octroi de crédit conclu entre le Congo et l’Afd AGP Gabon : Ike Ngouoni, une interpellation qui retient l’attention AGP Sport/CAF-Réunion : Le comité exécutif statue sur le cas-Lagardère AGP Mamou-Routes : Un accident de la circulation fait deux (2) morts AGP Labé-Politique : Langage de vérité du Premier Ministre à Labé ANG Jovens homenageiam CEMGFA ANG Missão de Observadores vê criadas condições para processo eleitoral com normalidade ANG As forças de Defesa e Segurança votam hoje

ENQUÊTE BBC : LA CHAMBRE AFRICAINE DE L’ÉNERGIE POINTE ’’UN MANQUE DE COMPRÉHENSION DE L’INDUSTRIE PÉTROLIÈRE’’


  18 Juin      60       

   

Dakar, 17 juin (APS) – La Chambre africaine de l’énergie (African
Energy Chamber, en anglais) indique dans un communiqué rejeter « les
accusations formulées par le récent programme BBC Panorama sur le
Sénégal », lesquelles sont basées, selon elle, « sur un certain manque
de compréhension des faits et du fonctionnement de l’industrie du
pétrole ».

Dans un communiqué, elle estime qu’il s’agit d’une « sinistre course au
jugement et d’une obsession (…) basées sur un certain manque de
compréhension des faits et du fonctionnement de l’industrie du
pétrole ».

« Il est important que dans cette course au jugement, la vérité et la
compréhension de l’industrie pétrolière soient la priorité numéro un,
plutôt que de négliger et de fabriquer des preuves », peut-on lire.

Intitulé « Sénégal : Scandale à 10 milliards », ce documentaire publié
le 3 juin dernier affirme démontrer comment la société de Frank Timis
s’était vu retirer puis réattribuer son autorisation après l’accession
au pouvoir du président actuel Macky Sall, en mars 2012.

Le film de la BBC cite notamment un paiement d’un montant de 250.000
dollars, soit 146 millions de francs CFA destiné à la société Agritans
Sarl qui aurait appartenu à Aliou Sall, frère du président Macky Sall,
présenté comme un facilitateur de Frank Timis de Timis Corporation
pour l’attribution de contrats d’exploitation.

Cette somme représenterait, selon un courriel, des taxes de la société
offshore de Timis dues à l’origine à l’Etat sénégalais.

Des paiements sont également cités, qui auraient été accordés à Aliou
Sall par Pétrotim pour des services de consultance.

« Conformément au Code pétrolier sénégalais, l’acquisition des blocs
par BP correspond bien aux processus d’appel d’offres en vigueur au
Sénégal. Avant son acquisition des concessions offshore Cayar Profond
et St Louis Profond, BP avait procédé à des études et due diligences
approfondies et appropriées afin de s’assurer de la propriété et de
l’exploitation du bloc. Il en fut de même pour Kosmos Energy », fait
valoir la Chambre africaine de l’énergie, basée à Johannesburg, en
Afrique du Sud.

Selon cette structure, compte tenu des « solides pratiques de BP et de
Kosmos Energy en matière de conformité et des implications de la Loi
américaine sur les pratiques de corruption à l’étranger (U.S. Foreign
Corrupt Practices Act) et de la Loi anti-corruption du Royaume-Uni
(U.K. Anti-Bribery and Corruption Act), il est impensable que BP ou
Kosmos Energy aient conclu des accords si les conséquences ou
modalités de l’attribution de ces licences étaient douteuses ».

S’y ajoute que selon le communiqué, « Kosmos Energy a mené un exercice
de de diligence intensif, qu’elle a envoyé à la Securities and
Exchange Commission des États-Unis pour vérification et aucun acte
répréhensible n’a alors été constaté ».

« Enfin, toutes les procédures ont été respectées et l’attribution
initiale du bloc a été faite avant que le Président Macky Sall ne soit
élu président », indique la Chambre africaine de l’énergie, qui
explique sur son site Internet réunir « des acteurs gouvernementaux
engagés et des entreprises solides pour assurer la pérennité du
développement du secteur énergétique africain, dans le respect des
meilleures pratiques internationales ».

« L’industrie pétrolière est une aventure faite de risque, et les
compagnies qui prennent des risques doivent être indemnisées. BP et
Kosmos Energy sont des entreprises solides qui ont de grands projets
pour le Sénégal et de très bons antécédents opérationnels en Afrique.
Il est injuste qu’elles soient diabolisées de cette façon lorsque tous
les faits ne sont pas passés en revue », insiste cette structure.

Se projetant sur les 10 prochaines années au cours desquelles la
production de pétrole et de gaz « injecterait des milliards de dollars
dans l’économie sénégalaise et créerait près d’un million d’emplois’’,
la Chambre africaine de l’énergie juge « important que des politiques
intelligentes axées sur la croissance continuent d’être mises en œuvre
pour assurer le développement du secteur ».

Le gouvernement sénégalais, de son côté, a annoncé l’ouverture d’une
enquête « complète sur l’ensemble des faits allégués » par la BBC,
estimant que le reportage de la chaîne publique britannique « est
ponctué de graves et fausses allégations sur la gouvernance des
ressources pétrolières du Sénégal ».

Le gouvernement sénégalais, par la voix de sa porte-parole, Ndèye
Tické Ndiaye, qui a rendu public un mémorandum à ce sujet, a évoqué
une « grave atteinte à la réputation de l’Etat du Sénégal ».

Dans la même catégorie