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ETUDE SUR LA PERCEPTION ET LE COÛT DE LA CORRUPTION AU TOGO : LE RAPPORT FINAL PRESENTE AUX ACTEURS JUDICIAIRES


  22 Décembre      19        Société (27337),

   

Lomé, 22 déc. (ATOP) – Le rapport final de l’Etude sur la perception et le coût de la corruption au Togo (EPCCT) a été présenté aux acteurs judiciaires, le vendredi 18 décembre à Lomé, lors d’un atelier de dissémination.

Cette rencontre est à l’actif de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) en collaboration avec l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Elle a reçu l’appui technique et financier du gouvernement togolais et du PNUD.

L’objectif de cette initiative est de partager avec tous les acteurs judiciaires le contenu du rapport de cette étude et de leur faire comprendre que le phénomène de la corruption est préoccupant au Togo. Il s’agit d’amener tout le monde à faire le ménage dans son secteur ou département ministériel. Les résultats du présent rapport serviront à actualiser le plan stratégique 2019-2023 de la HAPLUCIA, élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption et à planifier les politiques et projets de lutte contre la corruption et les infractions assimilées au Togo.

Le rapport porte essentiellement sur les causes principales de la corruption au Togo, les personnalités politiques et les agents publics les plus exposés au risque de corruption, les secteurs les plus vulnérables au fléau ainsi que sur le coût de la petite corruption. L’EPCCT a concerné les ménages et les entreprises formelles et informelles.

Les résultats de l’EPCCT ont été présentés par le directeur des études et de la planification, Djato Souleymana. Dans sa présentation, il a relevé trois grands axes, entre autres, la perception de la corruption, les expériences en matière de pratique de corruption et les pots-de-vin versés par la population aux agents et entreprises publics.

Concernant la perception de la corruption, il ressort qu’elle serait plus courante parmi les agents publics que ceux du privé et connue de 91% de Togolais. La corruption fait intervenir d’un côté, les initiateurs constitués de riches (77,2%), des hommes puissants tels que les ministres, les préfets ou les magistrats (57,2%). Les composantes de la société qui cèdent le plus à la corruption sont les agents de la justice (70%) et les financiers ou comptables (43,3%). Selon l’orateur, le tiers de la population trouve que les services d’établissement de documents d’identité (39,9%), ceux de la santé (39,6%), les services financiers et comptables (37,5%) sont fréquemment sujets de pratiques de corruption. Les entreprises formelles ou informelles classent le phénomène de corruption au 1er rang des obstacles majeurs au climat des affaires. M. Djato a aussi relevé que selon l’avis de la population, les principales causes de la corruption au Togo sont la pauvreté (77%) et des faibles salaires ou de revenus.

Selon les expériences des usagers des services publics relatives à la corruption, les résultats révèlent notamment que, des services d’immatriculation des engins ou de permis de conduire (32%), des agents de police (28,5%), de service d’immigration, des juges et des services fonciers et domaniaux (23%) sont des fonctionnaires qui reçoivent des cadeaux des usagers pour l’accélération de l’établissement des documents.

Pour les pots-de-vin versés par la population aux agents et entreprises publics, le montant cumulé sur l’année est de 10 milliards FCFA à raison de 7,9 milliards FCFA payés par les individus et 2,1 milliards FCFA par les entreprises.

Le président de HAPLUCIA, Wiyao Essohana a rappelé que le présent rapport a été validé en atelier technique le 6 août dernier. « Désormais, nous disposons d’une base de données propres sur l’état des lieux de la corruption qui servira de référence pour toutes les stratégies de lutte contre la corruption ainsi que dans tous les plans de développement de notre pays », a-t-il indiqué. Il a précisé que cette étude a été réalisée dans le cadre de la Convention N°00939/2019 conclue entre HAPLUCIA et INSEED et a un coût budgétaire de 80.984.400 FCFA. Selon lui, asseoir la lutte contre le fléau de la corruption au Togo sur les standards internationaux doit se trouver dans les instruments juridiques que le Togo a signés et ratifiés avec le protocole de la CEDEAO, la convention de l’Union Africaine et celle des Nations Unies sur la lutte contre la corruption. M. Wiyao a rappelé que le Togo sera de plus en plus attractif aux investisseurs nationaux et étrangers en vue du financement du PND si les notes du pays sont améliorées auprès des agences de perception de la corruption, entre autres, Transparency International et Afrobaromètre.

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