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Flux financiers illicites : l’Afrique de l’ouest perd 50 milliards de dollars (communiqué)


  20 Février      58        Economie (22774), Finance (3728),

   

Dakar, 20 févr 2018 – (APS) – L’Afrique de l’Ouest perd tous les ans 50 milliards de dollars américains, indique la Banque africaine de développement (BAD), dans un communiqué de presse annonçant le lancement ce mardi, à Paris, du rapport « Flux financiers illicites, L’économie du commerce illicite en Afrique de l’Ouest », de l’OCDE.

Cette seule sous-région sur laquelle se concentre ce nouveau rapport, « verrait ainsi lui échapper 50 milliards de dollars américains tous les ans, selon les estimations », révèle la BAD, citant le Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique.

Elle indique que « ce sont autant de ressources financières que les pays concernés ne peuvent mettre à profit de leur développement ou de leurs investissements domestiques ».

Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, observe la Banque, « ce sont des montants astronomiques qui échappent [chaque année] aux radars des autorités et régulateurs économiques pour quitter l’Afrique en toute illégalité et se voir transférés en Europe ou ailleurs dans le monde ».

Cet argent est pourtant d’une grande utilité pour « concrétiser les objectifs de développement durables développés par l’ONU, les priorités de la Banque africaine de développement pour le développement de l’Afrique entérinées dans ses High 5 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Pour la BAD, avec les flux financiers illicites (FFI), il ne pose pas seulement un problème de pertes financières. Le rapport entend examiner la question suivante : « Comment les activités illicites ou criminelles peuvent-elles, au-delà, interagir avec l’économie, la sécurité et le développement dans les pays et régions particulièrement vulnérables aux FFI ? »

Le rapport « Flux financiers illicites, L’économie du commerce illicite en Afrique de l’Ouest », a été produit en collaboration avec la Banque mondiale, le NEPAD, ainsi que le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Ce rapport examine la nature de treize économies criminelles et illicites, qui sont souvent liées quand elles ne se renforcent pas mutuellement, en vue d’identifier les conditions qui permettent aux flux financiers illicites de se développer et leurs impacts sur le développement.

Le rapport va au-delà de l’analyse traditionnelle des flux financiers illicites (qui met généralement l’accent sur l’ampleur des pertes financières) et représente la première étape vers la construction d’une analyse plus qualitative de la manière dont les activités illicites ou criminelles peuvent interagir avec l’économie, la sécurité et le développement d’une région particulièrement vulnérable aux FFI.
ASG/ASB

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