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Former pour développer l’industrie de la bande dessinée


  7 Décembre      37        Arts & Cultures (2293), Livres (272),

   

BRAZZAVILLE, 07 DEC 2016 – (ACI) – Trois auteurs de BD, animant la 1ère conférence-débat organisée dans le cadre de la 1ère édition du Festival International de la BD du Congo «Bilili BD», ont prôné, le 6 décembre à Brazzaville, la formation pour développer l’industrie de la bande dessinée en Afrique.

Exposant sur les deux thèmes de la conférence-débat, à savoir «Moi, demain» et «Pertinence du métier d’auteur de BD dans la société», les trois animateurs, en l’occurrence MM. Valéry Badika Nzila «Badik’Art» (RDC), Maxime «Max QTZ» (France) et Yannick Eboussikoué «Yannick Deubou» (Cameroun), ont témoigné chacun de leurs expériences respectives pour édifier le public sur la réalité et l’avenir tant des auteurs que de la bande dessinée en Afrique et dans d’autres régions du monde comme l’Europe, l’Amérique et l’Asie.

De leurs témoignages et des débats, il a découlé qu’il est important de travailler en collectif, car cette façon de faire a toujours consacré la répartition des tâches propice au bon rendement, donc à l’évolution du groupe et du genre BD.

De même, les animateurs et les participants à la conférence-débat ont convenu de l’organisation permanente des formations, gage de développement de l’industrie naissante de la BD en Afrique. «Dans mon travail, j’œuvre à faire connaître et évoluer le métier d’auteur de BD. L’objectif de tout créateur de BD devrait être la création d’une véritable industrie autour du genre à l’honneur au cours de ce festival», a confié M. Yannick Deubou.

Le métier d’auteur de BD n’est pas dénué de pertinence dans la société, ont soutenu les animateurs. La bande dessinée est communicationnelle. Comme la presse écrite, elle est un canal qui permet aux auteurs de mettre à la disposition des publics des messages ou informations à travers les scénarios, en vue d’éduquer, de faire prendre conscience sur des problèmes sociaux.

De ce fait, l’auteur, à travers sa BD, participe à la communication sociale. A ce propos, M. Badika Nzila «Badik’Art» a fait un témoignage éloquent. «La constitution de la RDC a été transcrite en bande dessinée. Cela a permis sa meilleure vulgarisation auprès des populations», a-t-il fait savoir, ajoutant que dans sa carrière de bédéiste, il a réalisé des bandes dessinées dans la cadre de la campagne de sensibilisation de l’ONG «Eau et Assainissement».

En collaboration avec L’UNICEF et l’OMS, a-t-on appris, l’atelier «Graphik noir» a souvent contribué à la pratique de la communication sociale au Congo Brazzaville. Ce collectif d’auteurs apporte ses prestations dans le cadre des campagnes de sensibilisation des populations quant à la prévention contre les maux tels que le paludisme, la poliomyélite et la fièvre Ebola.

Outre le divertissement qu’il apporte, le bédéiste participe aussi à l’épanouissement culturel des lecteurs en particulier et de la société en général, a-t-on noté au cours de cette conférence-débat. (ACI)

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