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Gabon/Déflatés d’Héliconia Angondjé: Entre impasse et désolation


  9 Septembre      4        Economie (9691),

   

Libreville, 09 Septembre (AGP) – Depuis juillet 2017, le complexe hôtelier Héliconia Angondjé a cessé toute activité, suite à un arrêté pris par le ministre du Budget de l’époque. Cette situation a conduit, inéluctablement, au licenciement du personnel qui, aujourd’hui, n’est toujours pas rentré en possession de leurs droits. Ces derniers, vivant dans la précarité et ne sachant plus à quel saint se vouer, interpellent les autorités compétentes à se saisir de leur situation.

Cédé au ministère de la Communication, par l’arrêté n°00086/MBCP, pris par le ministre du Budget de l’époque, Mathias Otounga Ossibadjouo, le complexe hôtelier Héliconia Angondjé n’est finalement pas devenu cette école de formation sous-régionale aux métier de la Communication, comme cela avait été prévu. Or, cet arrêté a entrainé le licenciement de plus d’une quarantaine d’agents, qui exerçaient dans cet hôtel.

Trois ans après leur licenciement, ces derniers ne sont toujours pas rentrés en possession de leur droit. Selon Terry Ivendagontina, toutes les démarches ont été entreprises pour que le dossier aboutisse au règlement total. Malheureusement, depuis près d’une année, il n’y a plus de suite.

«Depuis notre mise au chômage, le plan social annoncé tarde à être effectif. Au moment où je vous parle, la situation est la suivante: les deux ministres sortants, Jean-Marie Ogandaga et Roger Owono Mba, avaient été saisis. Par une correspondance, du 16 septembre 2019 n°001069, adressée à la Confédération syndicale gabonaise (COSYGA), le ministre Roger Owono Mba nous a fait savoir que la direction générale du Budget et la direction générale de l’Agence judicaire de l’Etat avaient été saisies, par la direction générale de l’Agence gabonaise de développement et de la promotion du tourisme et de l’hôtellerie (AGATOUR), pour compétence. A l’arrivée du ministre Ogandaga, il a instruit le secrétaire exécutif du Comité de privatisation, Felix Onkeya pour traiter le dossier. Au cours d’une séance de travail, ce dernier a réuni des représentants de la Cosyga, l’Inspection du travail, l’Agatour, l’ONDSC et les représentants du ministère du Budget pour traiter de la question. Au sortir de cette rencontre, le directeur du travail a transmis les conclusions à M. Onkeya. Cependant, depuis lors, nous n’avons plus de suite», a-t-il expliqué.

Outre ces démarches, le personnel, unanime, affirme qu’ils ont été mis à la rue sans attestation de licenciement. Aussi, aucun certificat de travail ne leur a été délivré pour, au moins, faire valoir leur droit ailleurs. Une situation que déplore William Lepotogho.

«La création des hôtels de la CAN, en l’occurrence ceux d’Héliconia Angondjé, a donné de l’espoir aux jeunes gabonais diplômés dans le secteur du tourisme, en quête d’un emploi. Aujourd’hui, nos espoirs n’ont été qu’illusoires. Je précise que notre employeur AGATOUR nous doit plusieurs mois d’arriérés de salaire, ainsi que la CNSS, avant notre licenciement. Comme vous le savez, le salaire a un caractère alimentaire. Et depuis lors, je n’arrive pas à me nourrir et à me soigner correctement. J’ai été mis à la porte par le bailleur et il a même confisqué mes effets, à cause des mois impayés. La femme avec qui je vivais m’a quittée. Nous sommes laissés pour compte et nous interpellons les autorités à se pencher sur notre situation», a-t-il indiqué.

Des dires corroborés par le délégué du personnel, Léandre Louma, ex-maître d’hôtel d’Héliconia pour le regretter. Il a vécu pratiquement la même situation et a affirmé ne plus pouvoir assumer ses charges familiales. «Je ne peux plus assurer correctement les frais de scolarité de mes enfants, la ration et les charges d’eau et d’électricité. La vie est très difficile. On ne sait plus à quel saint se vouer», s’est-il désolé.

C’est donc un cri de détresse que lance ces pères et mères de familles qui, désemparés, interpellent le sommet de l’Etat par la voix de l’un de leur collègue Blaise Mba: «Nous interpelons papa Ali et maman Sylvia à se pencher sur notre situation. Car, sur le plan social, nous savons les actions que mène la Première dame. Elle est très sensible et très active au bien-être des populations. Maman Sylvia, aidez-nous! Aidez vos 42 enfants qui sont en détresse! Cela fait 36 mois, nous ne mangeons plus à notre faim. Trois de nos collègues sont morts. Nous implorons votre aide, afin que notre dossier aboutisse et que nous puissions être en possession de nos droits».

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