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Genre / Les violences conjugales sont bien gérées par le centre social de Savalou


  13 Janvier      15        Société (27311),

   

Porto-Novo, 13 janv. 202 (ABP) – Chaque jour, des violences conjugales se produisent dans nos ménages engendrant sur l’équilibre du ménage et l’avenir des enfants, des conséquences graves auxquelles l’on pouvait parer en adoptant les démarches indiquées, a conseillé mardi Wilfried Olayé, le Chef du Centre de promotion sociale (C/CPS) de Savalou, dans une interview à l’Agence Bénin Presse.

L’agent social a rappelé quelques-unes de ces démarches avant d’inviter les victimes de ces cas à avoir les bons réflexes.

 

Les violences conjugales existent sous plusieurs formes

Selon Wilfried Olayé, la violence conjugale est tout acte de violence exercé sur une femme où un homme au sein d’un foyer et qui engendre des souffrances sur les plans physique, psychologique, économique et même sexuel.

Les injures, la maltraitance d’un enfant mené par l’un des membres du couple au sein du foyer, les privations de liberté, les bagarres, les bastonnades pour refus de rapports sexuel, le viol conjugal sont plusieurs exemples de violences conjugales ayant cours dans nos ménages et qui sont souvent portées vers le centre social de Savalou.

Le mari jaloux peut empêcher son épouse d’aller mener des activités génératrices de revenus, la privant des ressources qu’elle peut gagner. Il peut se porter sur les lieux d’exercice du commerce et perpétrer des casses rendant difficile l’exercice de l’activité commerciale, les scènes de ménages, les injures indirectes par les chansons et les railleries sont autant de formes de violences conjugales, selon le C/CPS de Savalou.

Des approches de solution existent au centre de promotion sociale pour chacun de ces cas

Toute personne se sentant victime de violences conjugales doit se présenter au centre de promotion sociale pour des enquêtes, la recherche d’éléments de preuve, selon M. Olayé.

Une fois ces éléments réunis, il y a lieu de faire un accompagnement psychologique à la victime pour l’apaiser avant d’attirer l’attention de l’auteur des violences sur les risques qu’il court et sur les conséquences de ses actes sur l’équilibre de la famille. C’est la prise en charge psycho sociale.

Lorsqu’on se sent victime de viol on peut se présenter au CPS pour être orienté vers un centre de santé pour l’obtention d’un certificat médical, une pièce de défense. La victime peut être orientée vers un psychologue ou vers la police si elle n’est pas satisfaite du règlement proposé par le centre social.

Une femme qui est bloquée par son mari dans l’exercice de son activité génératrice de revenus peut saisir le centre social qui a l’obligation de retrouver le mari et de l’amener à comprendre l’importance de l’autonomisation de la femme à travers la sensibilisation et les conseils. Les réalités socioculturelles ne facilitent pas toujours la tâche à la femme victime d’actes de violences conjugales de porter plainte contre son époux au tribunal. Le CPS est un passage indiqué, au regard du code de la famille et du code de l’enfant, pour un règlement plus adapté, sauf lorsque la victime décide de s’en passer.

Selon Wilfried Olayé, toutes les victimes qui font confiance au CPS ne sont pas laissées à elles-mêmes après le règlement à l’amiable. Il y a le suivi afin d’éviter que la médiation échoue après quelques mois. C’est à travers des visites à domicile et des causeries thématiques.

Si malgré toutes ces mesures, le couple décide de ne pas accorder les violons et doit se séparer, le centre social qui tient beaucoup aux enfants, veille exceptionnellement sur leur sort. Il s’implique dans la protection et la promotion de l’enfant qui relèvent de l’Etat lorsqu’il y a séparation. Sur la base du code, les responsabilités sont situées. Celui qui assure la garde de l’enfant et celui qui a droit de séjour sur lui sont clairement définis.

Les actes de violences conjugales ont de nombreuses conséquences sur l’équilibre de la famille

Une maman ridiculisée, réduite à moins que rien est fragilisée, et n’est plus à même d’accompagner le chef du ménage dans l’éducation des enfants. Les enfants devant qui se déroulent ces scènes s’identifient à leur père et il y a de fortes chances qu’ils le copient.

 

La fille dont la mère est bagarreuse peut aussi la copier pour violenter son époux dans le futur.

Le chef du centre de promotion sociale de Savalou, tout en précisant que les interventions du CPS ne sont que des médiations pour éviter la dislocation des couples et la déperdition des enfants issus de l’union, a invité les parents, les beaux-parents, les voisins et les enfants victimes de violences conjugales à s’adresser au centre où les attendent des spécialistes pour les écouter et les orienter selon la nature de leurs ennuis.

ABP/EG/IA

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