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Groupe d’Impulsion Economique maroco-ivoirien : Une délégation de la Fédération de l’Industrie Minérale en visite de travail à Abidjan


Rabat , 23 déc. 2015 (MAP)- Une délégation marocaine composée de responsables et d’acteurs miniers relevant de la Fédération de l’Industrie Minérale (FDIM) a effectué du 21 au 23 décembre courant, une visite de travail à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Ce déplacement en terre ivoirienne de la délégation marocaine s’inscrit dans le cadre de la mise ne oeuvre du Groupe d’Impulsion Economique Maroc-Côte d’Ivoire (sous secteur des Mines), installé officiellement en juin dernier à l’occasion de la visite de SM le Roi Mohammed VI en Côte d’Ivoire.
Lors de leur séjour dans la métropole économique ivoirienne, les professionnels du secteur des mines au Maroc ont eu une série de réunions de travail avec des opérateurs et responsables ivoiriens de Mines, dont le Groupement des Professionnels Miniers de Côte d’Ivoire (GPMCI).
Ces rencontres ont été l’occasion pour la présentation des secteurs miniers marocain et ivoirien, leurs performances, leurs perspectives de développement ainsi que les différentes réformes juridiques et institutionnelles adoptées en vue de leur promotion.
L’objectif de cette réunion est de pouvoir identifier conjointement les opportunités mais également les spécificités de chacun des deux pays dans le secteur des mines.
A cette occasion, Daniel Yaï, président du GPMCI, les membres du bureau exécutif ainsi plusieurs représentants du secteur minier (producteurs, recherche, sous-traitants et fournisseurs) ont présenté un état des lieux (paysage institutionnel, profil des acteurs, cadre réglementaire, opportunités d’affaires) des mines en Côte d’Ivoire.
De son côté, le Secrétaire général de la FDIM, Mohamed Mortaji, a présenté et partagé avec la partie ivoirienne la très longue et riche expérience du Maroc dans le secteur des mines.
De ces deux présentations, s’en sont suivis des échanges qui ont porté principalement sur l’expérience du Maroc vis-à-vis de la volatilité des cours de minerais, particulièrement dans le cas du manganèse, ainsi que son expertise en matière de promotion des PME nationales soit en tant que sous-traitants miniers, soit en tant que prestataires de services dans la chaine d’approvisionnement, et d’encadrement de l’artisanat minier.
Des réunions similaires ont eu lieu également avec des responsables de la Société de Développement Minier de Côte d’Ivoire (SODEMI) et des responsables du ministère ivoirien des mines.
La réunion avec la SODEMI a été l’occasion de procéder, outre à la présentation du rôle et de la mission de ladite société, à des échanges fructueux entre les deux parties, dans l’objectif de pouvoir identifier les pistes de coopération présentes.
La SODEMI ayant déjà des contacts avec MANAGEM-Maroc, des échanges plus poussés avec l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) sont envisagés dans un futur proche.
Ladite société par le biais de ses responsables a indiqué aussi être à la recherche de partenariats sur le développement de projets portant sur l’argile céramique et le phosphate.
S’agissant de la réunion avec les responsables du ministère ivoirien des mines, M. Daouda Ya Bertin, conseiller technique du ministre, a présenté aux professionnels marocains les innovations du Code Minier de 2014 notamment en termes de types de titres miniers et autorisations minières, d’avantages fiscaux et de gestion des intérêts des populations impactées par les projets miniers.
Il a, en outre, traduit l’intérêt de l’Etat ivoirien, à travers le ministère de tutelle, de voir des projets de partenariats concrets se réaliser.
Au terme de ces réunies de travail suivies de rencontres B2B avec des opérateurs miniers ivoiriens, il a été procédé à la déclinaison et l’adoption d’une feuille de route entre les deux parties portant entre autres, sur l’approfondissement par chacune des deux parties (au sein de la FDIM au Maroc et au sein de la Chambre des Mines en Côte d’Ivoire) de la réflexion au sujet des différents axes de coopération identifiés et des actions proposées.
Les deux parties ont convenu aussi de promouvoir l’échange entre la FDIM et la Chambre Ivoirienne des Mines de données et informations sur les secteurs miniers dans chacun des deux pays (Cadre législatif et règlementaire, Infrastructure géologique, monographies des secteurs miniers dans les deux pays, etc.), et l’organisation, dans les meilleurs délais possibles, d’une visite en côte d’Ivoire d’une délégation d’opérateurs miniers marocains.
Il a été décidé aussi de favoriser les échanges directs au sujet des moyens de renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine minier et d’identifier les projets de partenariats potentiels à mettre en place entre les opérateurs des deux pays, outre la participation du Maroc à la journée « mines ouvertes » qui sera organisée à Abidjan le 29 janvier prochain par la chambre ivoirienne des Mines et la tenue à cette occasion, d’une réunion de suivi de la commission mines maroco-ivoirienne.
Les deux parties ont convenu, en outre, de l’organisation, au courant du 2ème trimestre 2016, d’une visite d’opérateurs miniers ivoiriens au Maroc et de la tenue d’une réunion de suivi de la commission mine maroco-ivoirienne.
En d’autres termes, il s’agit de renforcer les capacités des ressources humaines soit à travers la création d’un centre de formation délocalisé en Côte d’Ivoire, ou un partage de savoir à travers des bourses de formation, de définir un programme d’aide à la mise en valeur de projets détenus par des opérateurs miniers ivoiriens, de sorte à les aider à valoriser les différents projets en cours d’élaboration, et d’intensifier la sous -traitance, à travers une plateforme de connexion entre les besoins des opérateurs installés en Côte d’Ivoire et les PME marocaines ayant l’expertise.
Il s’agit aussi de mettre en relation les différents présidents de commission de la FDIM et du GPMCI pour partager les expériences, de mettre en relation l’ONHYM et la SODEMI pour le partage d’expériences et la valorisation de projets d’intérêt communs.
Dans une déclaration à la MAP, le président de la FDIM, Lahou Lmarbouh, a fait savoir que cette mission se propose de décliner les décisions des deux Chefs d’Etat, SM le Roi Mohammed VI et le Président Alassane Ouattara de donner une nouvelle impulsion au partenariat entre les deux pays et ce, conformément à la vision du Souverain pour une coopération sud- sud mutuellement avantageuse qui, tout naturellement doit rompre avec les anciens systèmes d’exploitation des ressources naturelles des pays africains.
Et de faire observer que les discussions avec la partie ivoirienne dans le cadre de ces réunions de travail, ont permis de relever un problème qui est celui de la formation professionnelle dans le secteur des mines, estimant qu’aucun secteur professionnel ne peut avancer s’il ne dispose pas d’hommes et de femmes qui peuvent travailler et qui sont professionnellement formés pour porter le secteur.
Donc, notre objectif est de proposer à la commission de suivi de mettre en place un système de formation professionnelle qui, à notre sens doit avoir une dimension régionale, parce que le Maroc travaille avec toute l’Afrique de l’Ouest, a-t-il dit.
Un intérêt tout particulier est accordé à l’intensification des relations avec la SODEMI pour essayer de détecter des projets miniers suffisamment avancés qui peuvent être développés conjointement afin d’arriver dans un délai raisonnable au stade de la production, a-t-il expliqué, faisant savoir que l’objectif est de s’inscrire dans une dynamique qui normalement doit permettre d’aboutir à des projets qui seront intéressants pour les deux pays.
Les deux parties ont discuté également de l’information géologique, a poursuivi M. Lmarbouh, notant que celle-ci est la base de tout investissement minier, ainsi que de l’encadrement technique d’un certain nombre d’opérateurs minier.
« Contrairement à d’autres secteurs où on peut arriver à des projets très rapidement, celui des mines requiert un peu plus de temps donc ce que nous souhaitons de la part de nos amis ivoiriens, c’est de gagner de temps en nous mettons sur des projets un peu plus avancés’’, a-t-il dit, relevant que les opérateurs miniers marocains sont prêts à mettre leurs moyens et leurs capacités techniques et financières pour faire avancer les projets.
Et de conclure que « le Maroc dispose d’une expertise minière reconnue internationalement », estimant qu’il est « très souhaitable et utile, et nous allons œuvrer dans ce sens pour que cette expertise puisse être mise à la disposition de la partie ivoirienne pour qu’on puisse avancer ensemble dans l’esprit qui a été défini par les deux Chefs d’Etat favorisant un partenariat gagnant-gagnant’’.

LS—BI.
HA.

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