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Guinée-Société : La violence basée sur le genre, bafoue l’épanouissement des victimes


  23 Juillet      8        Société (23062),

   

Conakry, 23 juil. (AGP)- La problématique des violences basées sur le genre est au centre des préoccupations en Guinée. Pour en savoir d’avantage notre rédaction a rencontré mardi, 21 juillet 2020, le chef de division chargé des questions de violences basées sur le genre au ministère des Droits et de l’autonomisation des femmes, M. Bamba Kamissoko.

AGP : Pourriez-vous nous dire, c’est quoi la violence basée sur le genre ?

M. Bamba Kamissoko : La violence tout court consiste en l’utilisation de la force contre une personne et qui lui cause des préjudices. A la différence de la violence basée sur le genre qui consiste à diriger la violence contre une personne à cause de son sexe.

GP : Pourriez-vous nous dire, c’est quoi la violence basée sur le genre ?

M. Bamba Kamissoko : La violence tout court consiste en l’utilisation de la force contre une personne et qui lui cause des préjudices. A la différence de la violence basée sur le genre qui consiste à diriger la violence contre une personne à cause de son sexe.

AGP : Dispose-t-on de nos jours des statistiques disponibles à propos des VBG ?

M. Bamba Kamissoko : La lutte contre les VBG est transversale, il y a bien sûr des statistiques, mais ce sont des données partielles dont nous disposons de nos jours.

Il est difficile de parler d’une statistique globale parce qu’il y a beaucoup de services qui entrent dans le cadre de la lutte contre les VBG, nous avons l’office des protections du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM), un service relevant du ministère de la sécurité, mais aussi les services de la médecine légale et tout récemment un service de la gendarmerie qui s’occupe des personnes vulnérables.

L’objectif pour nous, est de mettre en place une base de données pour conceptualiser toutes les statistiques recueillies par ces différents services.

AGP : Quelles sont les causes principales des violences basées sur le genre en
Guinée ?

M. Bamba Kamissoko : En 2016 le ministère a organisé une enquête sur le phénomène avec nos partenaires ; principalement quelques raisons se sont dégagées, notamment celle de la religion, la tradition, la consommation de la drogue chez la couche juvénile, l’analphabétisme et le mariage forcé. Ce sont entre autres des causes des violences basées sur le genre.

AGP : Quel est le mécanisme que vous disposez à date pour prévenir les VBG ?

M. Bamba Kamissoko : Pour prévenir les VGB en Guinée, on a mis en place un groupe de réflexion sur le phénomène ; dans ce groupe, plusieurs acteurs se rencontrent pour évaluer les stratégies adoptées et en même temps élaborer de nouvelles stratégies pour faire face à cette problématique. C’est dans ce cadre que nous avons mis des points focaux dans les structures de santé et de la justice pour une meilleure coordination de la lutte.

AGP : Des sanctions pénales sont-elles prévues pour dissuader les auteurs des VBG ?

M. Bamba Kamissoko : Nous sommes dans une société organisée bien entendu, il y a des textes qui réglementent les VBG, dans le code pénal, il y a des dispositions qui sanctionnent sévèrement les auteurs des violences basées sur le genre. Le viol est considéré aujourd’hui comme un crime, quelqu’un peut prendre banalement 10 ans de prison ferme.

AGP : Quels sont les acteurs clés qui luttent contre les VBG en Guinée ?

M. Bamba Kamissoko : Nous avons plusieurs acteurs qui luttent contre les VBG ; il y a naturellement la direction nationale du genre- équité, l’OPROGEM, la brigade spéciale de protection des personnes vulnérables, les ministères de la Santé, de la Justice, les ONG locales et le système des Nations-unies (SNU).

AGP : Avez-vous un message particulier à lancer ?

M. Bamba Kamissoko : J’invite la population à s’impliquer dans la lutte contre les VBG, notamment les responsables de familles parce que la plupart des viols se passent dans les familles et commis par les proches soit un cousin ou un neveu.

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