AIP Bientôt un festival culturel pour le District des Lacs APS Le complexe sportif Mohamed IV, un bijou à la pointe de la modernité AIB Burkina/Education : La CEB Fada N’Gourma n°1 tient son premier conseil de l’année 2023. AIB FESPACO 2023 : Installation du comité national d’organisation fort d’une soixantaine de membres AIB Coopération : Le sous-secrétaire d’Etat américain pour l’Afrique de l’Ouest échange avec le président Traoré ANP Sport : Le Grand Stade d’Agadir au Maroc, une infrastructure sportive prometteuse APS Koungheul : des nouveaux bacheliers demandent leur orientation dans des universités publiques APS L’Algérie appelle à la construction d’infrastructures d’envergure régionale en Afrique APS ‘’Bësup Sétal’’ : Kolda accueille la13e édition ce samedi APS Ziguinchor : le nouveau directeur du CROUS prône le dialogue et la concertation avec les acteurs de la communauté universitaire

Kankan/environnement : Gros risque de disparition du fleuve Milo


  27 Mai      170        Environnement/Eaux/Forêts (5007),

   

Kankan, 27 mai (AGP)- Le couvert végétal de la région de Kankan, savane guinéenne, est fortement impacté par l’action de l’homme qui, par ignorance, joue un rôle très dégradant de l’environnement, qui favorise la déforestation, l’ensablement au niveau de la plupart des fleuves et affluents, la forte température et le dérèglement climatique.

Malgré les multiples efforts consentis par les services de protection des eaux et forêts pour éradiquer ce fléau, le constat révèle qu’à Kankan, le fleuve Milo, affluent du fleuve Niger, se dégrade de plus en plus suite aux actions anthropiques,

Prenant sa source dans la zone de Kérouané en passant par la ville de Kankan avant de se jeter dans le fleuve Niger à Niandankoro, le fleuve Milo, long de 330 Km dont le bassin couvre une superficie de 13.500 Km, tend vers sa disparition totale à cause des activités de certains citoyens sur sa berge dont entre autres, l’extraction du sable, le dépôt d’ordures dans le lit du fleuve, la confection des briques et des pots en terre cuite.

L’installation des fours traditionnels de briques le long du fleuve Milo est également qualifiée de mauvaise pratique qui présente de nombreux risques environnementaux dont l’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) et qui entraîne l’érosion des sols et la pollution des nappes phréatiques. Cet épuisement des nappes phréatiques, selon les spécialistes, pose problèmes dans de nombreuses régions de la Guinée, particulièrement à Kankan.

En dépit de toutes ces réalités, le fleuve Milo qui était navigable autre fois jusqu’au Mali voisin, n’existe plus. La pêche qui s’y pratiquait activement n’est qu’un lointain souvenir faute de produits halieutiques. La navigation et la pêche ont cédé place aux ordures de toutes natures. Le lit du fleuve est devenu un air de détentes pour le bétail, un espace pour la défécation humaine, une carrière de sable, entres autres. La baisse fulgurante du débit fluvial n’est pas due qu’au réchauffement du climat, mais aussi à la mauvaise action de l’homme.

C’est dans cette optique que l’Association des fils et amis de Kankan dénommée Sandiayah 3, a entamé une série de campagnes d’assainissement sur les berges du fleuve Milo avec le peu de moyens disponibles.

Selon le représentant de ladite structure, Elhadj SansKaba, l’initiative a pour objectif de redorer la belle image de ce patrimoine historique. Il dira que cette première phase est pour son organisation une étape cruciale. Il s’agit, selon lui, de sensibiliser la population sur les bonnes pratiques à adopter pour préserver l’environnement. Mais aussi d’attirer l’attention du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, et les membres du gouvernement, afin d’épauler l’association pour qu’ensemble ils puissent redonner vie au bien commun qui est le fleuve Milo.

Pour M. Kaba, « il y a des pratiques qui dégradent le fleuve, comme extraction du sable par des femmes, le dépôt des ordures, la cuisson des briques et pots en terre cuite sur la berge.   C’est pourquoi il est temps de sensibiliser la population pour un changement de comportement, pour que les cours d’eau et les berges des fleuves soient entretenus ou aménagés afin de maintenir leurs différentes fonctionnalités pour différents usages, et de restaurer leur bon état écologique ».

Il faut rappeler que la Guinée a pris l’engagement au niveau international de couvrir 25% de son territoire dans le cadre de l’atténuation des effets du changement climatique. Alors il est temps d’œuvrer en faveur d’une prise de conscience collective et accrue à tous les niveaux, afin de prendre des mesures urgentes pour préserver l’environnement naturel du fleuve Milo.

Dans la même catégorie