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KLOTO/ PROTECTION DU PATRIMOINE CULTUREL : LES ACTEURS IMPLIQUES REVISITENT LES LOIS ET TEXTES EN LA MATIERE


  4 Septembre      14        Arts & Cultures (1190),

   

Kpalimé, 4 sept. (ATOP) – Le ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs, en partenariat avec le Centre du Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies, la Science et la Culture, (UNESCO) a organisé, les 3 et 4 septembre à Kpalimé, une table ronde sur la relecture des lois et textes sur la protection du patrimoine culturel à l’intention des différentes parties prenantes.

L’objectif de ces assises est la validation des avant projets de la nouvelle loi portant sur la protection du patrimoine culturel national et les décrets d’application ainsi que les autres textes nécessaires pour la mise en œuvre d’un nouveau système de protection plus adapté du patrimoine culturel national. La finalité est de permettre au ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs de disposer désormais d’un avant-projet de nouveau texte validé, qu’il portera au niveau du gouvernement et devant le parlement afin d’avoir dans les meilleurs délais de nouveaux textes pour une meilleure protection, sauvegarde, conservation et valorisation du patrimoine culturel au bénéfice des communautés à la base.

En effet, au moment où le Togo approuvait la loi de novembre 1990 sur la protection du patrimoine culturel national, créant le cadre juridique de protection du patrimoine, il n’avait ratifié que la convention de 1972 de l’UNESCO relative à la protection du patrimoine culturel et naturel. La notion de patrimoine ayant évolué, plusieurs types de patrimoines sont apparus, notamment, le patrimoine subaquatique encadré par la convention de 2001 de l’UNESCO ; le patrimoine culturel immatériel encadré par la convention de 2003 de l’UNESCO et la convention sur la protection des diversités culturelles de 2005.

Entre temps, le Togo a adopté l’ensemble de ces conventions plus la convention de 1970 sur le trafic illicite des biens culturels et celle de 1954 relative à la protection des biens culturels en cas de conflits armés. Cet arsenal international ayant pris corps dans l’ordonnancement juridique national, il va falloir que la loi de 1990, qui ne prend que l’aspect tangible du patrimoine culturel, soit étendue à tous les autres types de patrimoine, d’où la nécessité que cette loi de 1990 soit revisitée ainsi que l’ensemble des textes qui l’appliquent.

Les participants à cette table ronde ont planché en commissions sur les documents d’avant projets de modification de la loi de novembre 1990 et le décret portant organisation et fonctionnement du Comité national du patrimoine culturel.

Le directeur de cabinet du ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs, N’Daam Gnazou a défini le patrimoine comme l’ensemble des biens, meubles ou immeubles, présentant un intérêt historique, scientifique, technique, religieux, artistique, littéraire ou touristique dont la conservation et la protection revêtent une importance majeure. Il a convié les participants à apporter leurs contributions pour qu’à la fin, les textes validés assurent le respect et la promotion des biens culturels au profit de la communauté nationale et internationale.

Pour le membre du comité de pilotage et administrateur culturel au ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs,  Nugbolo Kodjo, il y a des infractions qui portent sur la destruction des biens, la spoliation des différentes communautés et autres, qui aujourd’hui sont encadrés par le nouveau code pénal togolais. C’est pourquoi, disait-t-il, qu’il est très important que la loi soit revisitée pour être mise en forme, en norme et à niveau avec les différents systèmes de protection.

Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Sogoyou Békéyi a exprimé sa gratitude au ministre chargé de la Culture pour cette initiative qui vise à promouvoir le patrimoine culturel national et à l’UNESCO pour ses appuis techniques et financiers au Togo. Il a exhorté les participants à œuvrer pour que très prochainement, le Togo dispose de textes fiables capables de servir de base au comité national du patrimoine culturel.

Le secrétaire général du ministère de la Communication, des Sports et de l’Education à la Citoyenneté, membre du comité de pilotage, Kossi Wediabalo Tinaka et celui de la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO, Koffi Michel Agboh étaient présents à la rencontre.

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