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«La COFEL lutte contre toute forme d’atteinte à l’intégrité physique de la jeune fille», dixit sa présidente


Propos recueillis par Jacob Kpézé Guilavogui

Conakry, 16 oct 2015 (AGP) – La présidente de la Coalition des Femmes Leaders de Guinée (COFEL), Mme Yansané Fatou Baldé a accordé un entretien, lundi, 12 octobre 2015, à la Rédaction de l’AGP, pour parler de son organisation.

Elle a indiqué, que «la COFEL lutte contre toute forme d’atteinte à l’intégrité physique de la jeune fille».

Diplômée en Administration Economique et Sociale de l’Université Paris 1, 15 ans chef d’entreprise et militante dans plusieurs Organisations féminines et humanitaires, Mme Yansané Fatou Baldé est fondatrice et présidente de la COFEL, depuis 2012.

AGP : Quand et où a été créée la COFEL ?

Mme Yansané Fatou Baldé : La Coalition des Femmes Leaders de Guinée (COFEL) est crée en 2006 à Conakry.

AGP : D’où est venue l’idée de sa mise en place ?

Mme Yansané Fatou Baldé : Après mes études en administration économique et sociale à l’Université Paris 1, j’étais choquée de voir certaines de mes camarades de classe de l’école primaire qui avaient abandonné les études pour faute de soutien et d’autres soumises au mariage forcé. J’ai compris que si ces filles avaient eu les mêmes chances que moi de poursuivre leurs études, elles auraient pu bien évoluer.

C’est ainsi que j’ai décidé, avec certaines filles volontaires, de créer un espace pour faire la promotion du leadership féminin, le genre et la citoyenneté, spécifiquement aider les femmes et les jeunes filles. Une manière d’offrir aux femmes un espace de valorisation de leurs talents. Mais aussi, de lutter contre les fléaux dont sont victimes les femmes. Mais également, construire la paix en exerçant la citoyenneté.

AGP : Quels objectifs s’est assignée la COFEL ?

Mme Yansané Fatou Baldé : La COFEL contribue à l’émergence, à la valorisation et au renforcement des capacités des jeunes filles et des femmes leaders guinéennes à travers un réseau professionnel dynamique et innovateur mis en place. Elle lutte contre toute forme d’atteinte à l’intégrité physique de la jeune fille.

Ensuite, la COFEL fait la promotion de la femme et de la jeune fille qui demeurent de nos jours un défi majeur en matière de développement humain durable. Elle contribue à la promotion de la santé publique et celle de la reproduction. Elle a créé un espace d’aide pour l’orientation des jeunes filles à embrasser les carrières techniques.

Mais aussi, la COFEL participe à la construction d’un Etat de droit et d’une paix durable par l’exercice de la citoyenneté et l’implication politique des femmes. Elle contribue au respect de l’équité du genre.

AGP : Quels sont les domaines d’intervention de la COFEL ?

Mme Yansané Fatou Baldé : La COFEL intervient dans le leadership féminin, le genre, la citoyenneté, la paix, la sécurité, la gouvernance démocratique, l’éducation, la promotion de la santé publique, la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) et le VIH/SIDA en République de Guinée.

AGP : De sa date de création à nos jours, quelles sont les activités menées sur le terrain par la COFEL de Guinée ?

Mme Yansané Fatou Baldé : Depuis la création de la COFEL, nous avons mené beaucoup d’actions sur le terrain, notamment dans la formation, la sensibilisation de la population sur la citoyenneté et sur le processus électoral, la participation politique des femmes et des jeunes.

La COFEL a été la première ONG nationale à s’impliquer dans la riposte contre l’épidémie à virus Ebola, dès sa déclaration par l’OMS en République de Guinée. Nous avons initié à cet effet, la riposte citoyenne contre le virus Ebola. Nous avons installé plusieurs kits de prévention dans les zones touchées et aussi une enveloppe de 25 millions de francs guinéens à la Croix Rouge Guinéenne (CRG).

JG/FDF/ST.

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