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La crise économique et l’incertitude politique assombrissent la trajectoire de la nation arc-en-ciel


  22 Février      30        Politique (23760),

   

Rabat, 22 fév – La trajectoire d’avenir de l’Afrique du sud n’a jamais été aussi sombre depuis l’émancipation de cette nation arc-en-ciel du joug de l’Apartheid, le pays étant plongé dans une crise économique sans précédent encadrée par une incertitude politique née des interrogations entourant les capacités du président Jacob Zuma de conduire ce pays le plus avancé du continent africain.

Les analyses pessimistes de la situation économique et sociale de ce pays abondent, faisant état de développements graves dont une fuite inquiétante de capitaux qui regardent d’un mauvais œil les perspectives d’un pays jadis considéré comme l’enfant gâté des investisseurs étrangers en quête d’opportunités en Afrique.

La devise nationale, le rand, poursuit sa dégringolade, un dollar US s’échangeant actuellement à près de 16 rands. Le chômage s’aggrave quant à lui pour toucher près de 60 pc des jeunes dans certaines régions défavorisées du pays.

La croissance économique devra être quasi-nulle cette année, une perspective qui se précise de plus en plus, selon les plus grandes institutions financières et économiques mondiales.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, la sécheresse est venue accentuer les maux de cette jeune nation, présentée il y a une vingtaine d’année comme modèle de développement en Afrique. Cette sécheresse la plus grave depuis plusieurs décennies engendre déjà une dangereuse flambée des prix des produits alimentaires dans une conjoncture marquée par un affaiblissement continu du pouvoir d’achat.

Dans ce climat peu confortable, l’Afrique du sud semble se diriger vers une dégradation de la note d’investissement qu’elle avait obtenue en l’an 2000 au terme d’efforts colossaux.

Selon les analystes, cette situation est le résultat de plusieurs facteurs, dont le ralentissement en Chine, premier partenaire économique et commercial du pays, et la chute des prix des matières premières, une des principales exportations du pays.

Cependant, les débâcles récentes du président Jacob Zuma ont ajouté une dimension politique à la crise qui affecte le pays. La décision surprise du président de limoger son ancien ministre des Finances, Nhlanhla Nene, et son remplacement par un député peu connu, est souvent citée comme une grave erreur politique.

Ce limogeage, qui a entrainé des pertes énormes à la bourse de Johannesburg, a été perçu dans les rangs des investisseurs et des partenaires économiques étrangers comme un signe du manque de sérieux dans la gestion des grandes questions économiques et financières du pays.

Le débat qui a suivi ce scandale a été centré sur la compétence de M. Zuma de continuer à diriger l’Afrique du sud.

Des manifestations ont été organisées pour demander le départ de M. Zuma, au moment où les principales formations d’opposition, en l’occurrence l’Alliance Démocratique et l’Economic Freedom Fighters ont accentué leurs attaques contre le président et son African National Congress (ANC) dans une tentative de grignoter des points dans la perspective des élections communales, qui auront lieu prochainement.

Cette situation d’incertitude ponctuée par des mouvements sociaux de plus en plus virulents a plongé l’ANC dans le désarroi.

Certains dirigeants de la formation de Nelson Mandela sont allés jusqu’à accuser certains pays occidentaux dont les Etats-Unis de vouloir déstabiliser l’Afrique du sud.

Un Porte-parole de l’ANC a appelé dimanche le gouvernement américain à clarifier les activités de certains de ses diplomates en poste en Afrique du sud, faisant état d’activités irrégulières en provenance de l’ambassade américaine à Pretoria.

La semaine dernière, le secrétaire général de l’ANC, Gwede Mantashe, a directement accusé Washington de vouloir changer le régime en Afrique du sud.

Ces allégations ont été rejetées par l’ambassadeur américain à Pretoria, Patrick Gaspard, qui y a vu un exercice rappelant la célèbre émission de Talk-Show d’Oprah Winfrey.

Par ailleurs, les analystes attendent le discours que prononcera cette semaine le ministre des Finances, Gordhan Pravin, à l’occasion de la présentation du budget d’Etat pour avoir une idée plus précise sur la trajectoire d’avenir du pays.

M. Pravin, qui a marqué son retour à ce département stratégique suite à la débâcle de décembre dernier, n’a eu de cesse de souligner que son département fera tout pour sortir le pays de sa crise et rebâtir sa crédibilité auprès de ses partenaires étrangers.

Des analystes comme Hakan Aksoy du cabinet londonien Pioneer Investment Management, estiment par contre que la confiance dont jouissait l’Afrique du sud a subi un coup fatal durant les derniers mois.

MM. Pravin et Zuma semblent se rendre compte de la taille des défis posés. Depuis janvier, les deux responsables ont multiplié les rencontres avec les membres de la communauté d’affaires pour recueillir leurs avis au sujet des moyens de stimuler la croissance.

M. Zuma a utilisé son récent discours sur l’Etat de la Nation pour rassurer les partenaires étrangers notamment les agences internationales de notation, en promettant d’importantes réductions des dépenses publiques et l’ouverture du capital de certaines compagnies publiques au secteur privé.

(MAP)
AO—BI.
KN.

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