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La douane centrafricaine est encore à la traîne des poussées informatiques et technologiques


  1 Février      46        Innovation (317), Téchnologie (909),

   

Bangui, 1er fév. 2016 (ACAP) – Les participants à la conférence-débat sur le thème de la célébration de la Journée Internationale de la Douane qui est : « la douane numérique, vers une intégration accrue », se sont aperçus que la douane centrafricaine éprouve encore d’énormes difficultés pour se hisser au diapason technologique et informatique des autres pays, mardi, 26 janvier 2016, à Bangui.

L’objectif de cette conférence-débat, qui s’inscrit dans le cadre des manifestations liées à la célébration de la Journée Internationale de la Douane, est de faire l’état des lieux de la douane centrafricaine et envisager des recommandations idoines à redresser la barre.

Pour mettre les participants dans le bain de la conférence-débat, la Directrice générale des Douanes et Droit indirects, Rachel Ngakola, leur a précisé qu’une douane numérique implique « les technologies de l’information et de la communication (TIC) que l’Organisation Mondiale des Douanes a recommandé aux administrations douanières du monde comme de précieux outils de travail ».

Au regard des débats, les vrais problèmes de la douane centrafricaine comprennent un parc informatique vétuste, un réseau inter-administration incomplet, ne favorisant pas un meilleur échange en temps réel, l’absence d’informatisation du sus secteur pétrolier, et surtout les contraintes énergétiques alternatifs.

Au sujet du dernier point, chaque fois qu’il y ait un délestage, l’accès aux données des autres administrations douanières est rendu impossible.

Sur le plan humain, il est ressorti que les douaniers, en nombre insuffisant, peinent à s’approprier a nouvelle vision liées aux Technologies de l’Information et de la Communication.

Malgré ces contraintes auxquelles est exposée la douane centrafricaine, Rachel Ngakola est restée optimiste : « notre douane ne doit pas se laisser complexer, elle est appelée à se ranger dans la voie de la modernisation, en relevant bien entendu des défis qui l’attendent ».

Les recommandations formulées touchent la sensibilisation du personnel et des usagers sur la vision de la nouvelle douane centrafricaine, l’actualisation du site du Ministère des Finances et du Budget, avec toutes les données disponibles, l’accélération de la mise à niveau de Sydonia word, la formation des douaniers dans les domaines de la comptabilité, des statistiques et des hydrocarbures, la fourniture de sources d’énergie alternatifs et surtout la migration vers les nouveaux logiciels de traitement de données douanières.

Il faut noter qu’à l’occasion de cette conférence-débat, des certificats de l’Organisation Mondiale des Douanes ont été remis à huit cadres des douanes et douze responsables des entreprises partenaires des douanes, dont des compagnies aériennes, des banques et des sociétés de transit et qu’il a été procédé à l’inauguration et à la remise du bâtiment du port Beach, dans le 7èe Arrondissement de Bangui.

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